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Nicolas Sarkozy : Il lutte contre le cancer !

Publié le 4 mars 2018

En 2012, quand tout a commencé, Nicolas Sarkozy a pris ses dispositions pour que les choses soient faites “sans que cela se sache”…

Personne ne le savait. Il n’en avait rien dit. Pourtant, c’est bien à la fin de l’année 2012 que tout a commencé, alors que les moindres faits et gestes du chef de l’État étaient passés au crible. Cette année-là, Nicolas Sarkozy s’était présenté une seconde fois à la présidentielle.

Une période délicate, ponctuée de tensions, de battements de cœur, mais surtout achevée par une grande désillusion, puisque, après avoir vraiment cru pouvoir remporter la bataille face à François Hollande, il devait s’incliner devant son concurrent, et lui laisser sa place à l’Élysée. Une défaite sans aucun doute douloureuse pour Nicolas Sarkozy, surtout au vu du score très serré qui séparait les deux candidats.

On se souvient des images de cet homme vaincu, comme à bout de souffle. Peu de temps après avoir annoncé, à la Mutualité, à Paris, qu’après cinq ans à la tête de l’État, son engagement dans la vie de son pays serait « différent », il assure vouloir quitter la politique, comme il l’avait promis. Le Figaro rapporte, le 7 mai 2012, que lorsqu’il divulgue la nouvelle de son retrait à ses proches collaborateurs, il conclut cette entrevue par ces mots : « J’espère vivre un peu normalement »…

Mais c’est un combat autrement plus violent que celui qu’il avait mené dans l’univers, pourtant très rude, du pouvoir. Car fin 2012, Nicolas Sarkozy est soudain confronté à ce mal du siècle, qui fait des ravages dans le monde entier : le cancer. Comme l’a précisé l’Institut national du cancer, 400 000 nouveaux cas ont été déclarés en France en 2017. Parmi ces personnes touchées, 150 000 sont mortes dans l’année.


Et si, à l’époque, l’ancien président ne connaissait peut-être pas en détail tout ce qu’il faut savoir sur ce fléau, depuis, sa conscience est devenue aiguë pour tout ce qui touche de près ou de loin à ce problème de santé publique. C’est une lettre qui a tout déclenché, comme il vient de l’expliquer à notre confrère Le Parisien.

Une lettre signée d’un père et de son fils, qui lui posaient clairement une question : « Seriez-vous prêt à nous aider pour faire avancer la recherche sur le cancer des enfants ? »

Ce père était celui de Noé, un petit garçon atteint d’un « gliome infiltrant du tronc cérébral », un cancer du cerveau. À l’époque, fin 2012, Frédéric Lemos, qui se bat comme un fou pour tenter de sauver son fils, a fait appel à l’ancien président. Et sa lettre a fait mouche. L’ex-chef de l’État a en effet confié au Parisien avoir été bouleversé en lisant son appel. « Le papa de ce petit garçon de 7 ans atteint d’une maladie incurable y criait sa colère, sa détresse, tout en faisant preuve d’une détermination admirable », dit-il.

Alors, « sans que cela se sache », précise-t-il, il utilise ses relations et son énergie pour que Noé soit traité avec un médicament « innovant ». L’ancien président rencontrera plusieurs fois l’enfant, comme le 7 février 2014, où une photo immortalise l’entrevue. Le petit garçon y est tout souriant, tenu par l’épaule par un Nicolas Sarkozy que l’on sent très impliqué.

Mais ils se reverront à nouveau, à son bureau : « Il y avait une épée, plus grande que lui, qu’il regardait de ses grands yeux brillants. Je la lui avais offerte pour qu’il se batte contre son cancer… Noé n’est jamais sorti de mes pensées », dit-il encore.

Hélas, malgré tout l’amour et la force déployée par son entourage, Noé n’a pas survécu. Le 24 septembre 2014, il est emporté par le cancer, à l’âge de 10 ans…

Malgré cette perte terrible, ni son père ni Nicolas Sarkozy n’ont abandonné la lutte, comme l’a encore exposé ce dernier au Parisien : « [Noé] reste pour moi, grâce aux nouveaux protocoles qu’il a reçus, l’enfant qui avec cette maladie a eu l’espérance de vie la plus longue au monde. Trois ans de plus, à cet âge, qui est presque celui de ma fille, ce n’est pas rien. Quand la vie vous fait rencontrer des destins comme celui-là, cela vous marque à jamais. Et vous pousse à agir. »

Agir, pour Nicolas Sarkozy aujourd’hui, c’est avant tout récolter des fonds. Dix millions d’euros d’ici 2020. Pour lui, c’est « le nerf de la guerre pour faire avancer la recherche ». Il l’a annoncé le plus solennellement du monde : « Mon engagement sera total et sans limite. » C’est ainsi qu’il a pris la décision de parrainer la campagne Guérir le cancer de l’enfant au xxii siècle, du comité dont le président n’est autre que le père de Noé, Frédéric Lemos.

L’argent récolté sera reversé à l’Institut Gustave-Roussy, de Villejuif. Et pour lui, pas question de s’économiser. Nicolas Sarkozy paie de sa personne ! Comme ce mardi soir 13 février, en assistant à une vente aux enchères dédiée à cette noble cause. Y était proposée, entre autres, une caricature de l’ex-président dédicacée par ses soins, signée du dessinateur Charb…

Dans cette campagne si importante qu’il a décidé de mener, Nicolas Sarkozy peut aussi compter sur son épouse : « Je ne serai pas un parrain passif. Ma femme, Carla, sera à mes côtés », a-t-il encore confié, toujours au Parisien.

Ce nouveau combat, pour lequel ils se mobilisent tous les deux, va sans doute encore souder plus solidement ce couple, déjà si uni, et si fort…

Laurence PARIS

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