France Dimanche > Actualités > Nicolas Sarkozy : La vérité sur sa rupture avec Cécilia !

Actualités

Nicolas Sarkozy : La vérité sur sa rupture avec Cécilia !

Publié le 30 août 2019

Dans “Passions”, l’autobiographie qu’il vient de publier, Nicolas Sarkozy revient sur cette période très douloureuse.

Quelle force, quel feu ardent peuvent bien pousser un homme à s’engager de façon si entière dans tout ce qu’il entreprend, y compris dans ses relations amoureuses ? Vous donnez votre langue au chat ? Eh bien, Nicolas Sarkozy vient d’apporter la réponse à cette légitime question, en publiant ces jours-ci, aux éditions de l’Observatoire, Passions, son autobiographie !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, depuis qu’il a poussé son premier cri, il ne s’est pas passé un seul instant sans que ses brûlantes passions ne guident ses pas, que ce soit en politique ou dans sa vie privée…

Dans ce livre aussi instructif qu’émouvant, l’ancien président, âgé aujourd’hui de 64 ans, revient sur son parcours, se dévoilant comme jamais aux regards des Français, dans tous ses combats, mais aussi dans son intime fragilité, sa secrète humanité, allant jusqu’à évoquer, pour la première fois, la profonde souffrance de son divorce d’avec son ex-épouse, Cécilia.


« Dieu sait que mon ambition a toujours été grande, parfois dévorante, mais jamais elle ne m’a fait renoncer à mes sentiments, au contraire de ce que j’ai pu constater chez quelques-uns de mes prédécesseurs », écrit dans cet ouvrage confession l’époux de Carla Bruni.

Son amour pour cette brune envoûtante au regard vert, qui l’a quitté pour vivre sa relation avec Richard Attias, a été d’une puissance apparemment inédite pour lui. Mais lorsque cette dernière a compris qu’il était temps d’écrire le mot fin sur son histoire avec l’ex-maire de Neuilly, le moment était hélas plus que mal choisi… 

« Rétrospectivement, je comprends combien mon divorce, à peine élu, a pu déstabiliser les Français, regrette Sarkozy. Sans parler des dix jours de l’été 2007 passés aux États-Unis, à essayer, contre l’évidence, de sauver mon couple. » Et l’homme de droite de s’interroger : « Pourtant, qu’aurais-je pu ou dû faire différemment ? Ma femme souhaitait une autre vie. Je venais d’être élu. Le divorce était la seule issue raisonnable. »

Cette rupture, l’ex-ministre de l’Intérieur du gouvernement Villepin, sous la présidence de Jacques Chirac, avoue ne pas l’avoir vu venir. Son ange gardien depuis leur mariage en 1996, celle qui a veillé tant sur sa carrière politique et sur son image publique, s’est envolé vers d’autres cieux. 

à l’aube de la consécration de son homme, la belle brune qui lui a donné un garçon, Louis, alors âgé de 11 ans, a déjà le regard et le cœur ailleurs… « C’est peu dire qu’à l’époque, l’attitude de Cécilia me stupéfia, regrette-t-il. Je n’avais rien anticipé. Je n’y avais rien compris. Je subissais sans pouvoir contrôler une situation qui, chaque jour, devenait plus incompréhensible. Je fus ainsi le premier président dont le divorce fut prononcé dans son bureau à l’Élysée. C’est une première dont je me serais assurément bien passé. »

Sous les projecteurs de tous les médias du monde, le regard du peuple français qui l’a élu, braqué sur lui, Nicolas Sarkozy, devenu l’être le plus important du pays, n’est plus qu’un homme blessé qui tente de panser ses plaies. Comment se réjouir en effet de cette victoire qu’il espère depuis si longtemps lorsque sa femme lui a tourné le dos et claqué la porte au nez ? Comment faire bonne figure et rester debout devant la tâche à accomplir, quand autour de vous, vos ennemis politiques et vos faux amis se moquent de votre chagrin, et que la rumeur de votre abandon file comme l’éclair ? « Je reconnais avoir souffert de ce déballage au cours duquel certains de mes adversaires d’alors n’hésitèrent pas à appuyer là où ça faisait mal. “Comment peut-il diriger la France alors qu’il ne peut pas maîtriser sa femme ?” disaient à qui voulait les entendre les amis de Dominique Villepin, pensant ainsi servir les intérêts de leur champion. 

Et ce brave député socialiste qui hurla à mon arrivée dans l’hémicycle, alors que j’étais sur le banc du gouvernement : “Elle est où Cécilia ?”, provoquant l’indignation des uns et les rires des autres. Sans parler de cette cruelle couverture de Paris Match où l’on voyait Cécilia avec son nouveau compagnon alors que nous étions ­toujours mariés. »

Pourtant, à lire les quelques déclarations de l’illustre descendante du compositeur catalan Isaac Albéniz, dans la presse de l’époque, cette dernière avait bel et bien donné quelques indices, sinon de son éloignement, du moins de son absence totale d’envie de devenir la première dame de France : « Je ne me vois pas en First Lady, confiait-elle en effet en 2005 au magazine Télé Star. Cela me rase. Je ne suis pas politiquement correcte. Je me balade en jean, en treillis ou en santiags. Je ne rentre pas dans le moule. »

Son état d’esprit était plus évident encore, le 27 avril 2007, en pleine campagne présidentielle, à quelques jours à peine de la victoire de Nicolas Sarkozy. L’auteur d’Une envie de vérité, sorti chez Flammarion le 9 octobre 2013, enfonçait alors carrément le clou dans les pages du New York Times qui l’interrogeait sur son possible rôle d’épouse du chef de l’État : « Dans dix ans, je me vois plutôt à New York, en train de faire du jogging dans Central Park ! », répondait-elle avec beaucoup de décontraction. La somptueuse quinqua savait sans doute déjà que, quelle que soit l’issue de l’élection, ses pas ne l’emmèneraient probablement pas, ou alors pas bien longtemps, derrière les grilles bien gardées de l’Élysée. Et c’est bien de l’autre côté de l’Atlantique où l’attendait le nouvel élu de son cœur, Richard Attias, rencontré en 2004, lors de la préparation du congrès de l’UMP, que Miss Ciganer finit par aller poursuivre sa route.

Mais revenons à cette fatale année 2007… La veille de la victoire tant attendue de son mari, Cécilia est de son côté en plein marasme émotionnel. Une détresse qui l’empêchera de se déplacer jusqu’au bureau de vote pour faire son devoir de citoyen : « Vous ne vous rendez pas compte de ce que c’était que de voter, se défend-elle dans son autobiographie. Quand vous êtes la femme d’un futur chef d’État, les photographes vous guettent comme un animal et, moi, comme c’est arrivé à tant de gens, j’étais en train de me demander si je voulais encore de ce couple. J’allais trop mal pour supporter ces regards. J’aurais dû, mais je n’ai pas pu. »

Au moment de quitter celui qui touche enfin du doigt la consécration, peut-être s’est-elle souvenu de leur coup de foudre mutuel lors d’un dîner, alors qu’elle était encore mariée avec Jacques Martin, et maman de leurs deux filles, Judith, née en 1984, et Jeanne-Marie, en 1987… « L’homme était intelligent, vif, drôle, et je me rendis rapidement compte que je ne le laissais pas indifférent, a encore raconté Cécilia Attias au sujet de Nicolas Sarkozy. […] Vivant avec un mari de plus en plus lointain et désabusé, je suis peu à peu tombée amoureuse de cet homme qui sollicitait mon avis. C’était le monde à l’envers : celui à qui tout réussissait s’ouvrait de ses interrogations à celle que le doute habitait depuis toujours ! » Une femme envahie par l’incertitude, peut-être, mais qui, avec une volonté et une liberté féroces, n’a toutefois jamais hésité devant ses choix amoureux…

Comme en 1983, lorsqu’elle rencontre le présentateur de L’école des fans ! Si l’homme de télé est définitivement conquis par son élégance, sa prestance incroyable, par la beauté sauvage de ses origines tziganes et moldaves, avec une indéniable classe en plus, cette femme fatale, quant à elle, est séduite par l’immense culture et le fort charisme de cette star du petit écran. Elle l’épouse en 1984… Hélas, l’homme de médias donne tout à sa carrière télévisuelle et, en privé, sa forte personnalité a une face sombre : il se montre souvent tyrannique et blessant. Cécilia n’est pas du genre à se laisser faire : elle se cabre, se sent négligée et s’éloigne. Ce couple en crise intéresse le jeune maire de Neuilly de l’époque, qui a célébré leur mariage. Nicolas Sarkozy a plongé à son tour dans les beaux yeux ensorcelants de cette femme magnifique, et n’a pas mis longtemps à devenir un ami du couple. Informé du naufrage conjugal des Martin, il fait discrètement envoyer des fleurs, de magnifiques bouquets de roses rouges, à Cécilia. Quelques mois plus tard arrive ce qui devait arriver : la belle quitte son mari pour l’édile à l’avenir prometteur. Jacques Martin, vit cette trahison comme un coup de poignard et sombre dans les eaux glacées de la solitude et de la désillusion : « J’étais ivre de rage, ravagé de douleur, anéanti. Je suis mort ce jour-là ! » avouera-t-il à notre reporter. Et de surenchérir dans le magazine Perso avec un lyrisme que seule la douleur peut donner : « Je serais allé la chercher en enfer ».

L’enfer, Nicolas Sarkozy l’a vécu à son tour et n’a pu s’en remettre que grâce à sa rencontre avec Carla Bruni qui, quelque temps après sa rupture d’avec Cécilia, lui a redonné le goût de vivre. Aujourd’hui, ces anciens amoureux se sont réconciliés, et Cécilia, devenue madame Attias pour le meilleur et pour le pire en 2008, vit à Manhattan, comme elle l’avait prévu, auprès de l’homme d’affaires marocain. 

à 61 ans, toujours aussi sublime et racée, elle travaille au côté de son époux, et s’occupe avec générosité de la Fondation Cécilia Attias pour les femmes, qu’elle a créée en 2008… C’est une mère, doublée d’une grand-mère accomplie qui n’en a certainement pas fini avec la séduction…

Clara MARGAUX et Vanessa ROUDET

À découvrir