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Nicolas Sarkozy : Quel farceur !

Publié le 16 septembre 2018

Dès qu’il croise François Hollande, Nicolas Sarkozy ne peut s’empêcher de le taquiner.

D’ordinaire, ses proches comme ses ennemis, qui sont souvent les mêmes, évoquent plus volontiers le côté sanguin du personnage que son sens de l’humour.

Et il est vrai que Nicolas Sarkozy semblerait avoir plutôt tendance à mordre qu’à mâcher ses mots.


Certains de ses propos, comme son désir de nettoyer certaines cités sensibles « au Kärcher », de pendre l’un de ses ennemis politiques « à un croc de boucher » ou encore le « casse-toi pauv’ con ! » lancé à celui qui refusait de lui serrer la main lors du Salon de l’agriculture en 2008, semblent accréditer cette mauvaise réputation. 

Mais l’on vient récemment de découvrir une autre facette du personnage.

Celui qui n’exerce plus les fonctions de chef de l’État depuis six ans, sans doute libéré du stress qu’engendre une telle mission, dévoile son côté taquin.

Et l’une des cibles privilégiées de ses plaisanteries n’est autre que son successeur à l’Élysée : François Hollande.

Quoique ce dernier soit réputé pour ses blagues (guère appréciées, a priori, par nombre d’électeurs durant son quinquennat), il s’est fait récemment rouler dans la farine par celui qui est devenu son meilleur ennemi.

En effet, Hollande n’avait pas daigné raccompagner Sarkozy au-delà du perron de l’Élysée lors de la passation de pouvoir, en mai 2012.

Si les deux hommes ont en commun d’avoir mis, au moins provisoirement, entre parenthèses leurs carrières d’élus de la République pour redevenir des citoyens presque « normaux », le chéri de Carla ne rate pas une occasion de dézinguer son ancien rival.

Vanne

Preuve, s’il en était besoin, que la vengeance est vraiment un plat qui se mange froid, même pour ceux dotés d’un tempérament très chaud…

C’est ainsi que, selon notre confrère Le Canard enchaîné, alors que tous deux étaient installés dans la nef de l’église de la Madeleine, lors des obsèques de Johnny Hallyday, le 9 décembre dernier, Nicolas s’est penché vers François pour lui murmurer à l’oreille : « Tiens, voilà ton ministre qui arrive… »

Surpris, l’ex-maire de Tulle, en Corrèze, ouvre de grands yeux étonnés et interroge son voisin de travée : « De qui parles-tu ? » Et l’autre de répondre : « Eh bien, de ton ministre, Emmanuel ! » à l’instant où le nouveau président faisait son entrée.

Pas sûr que le compagnon de Julie Gayet ait apprécié cette vanne. 

Pas plus que celle balancée par le même Nicolas, lors des cérémonies du 14 juillet 2017.

Comme tous deux ont désormais le même rang protocolaire, c’est en tant qu’anciens chefs de l’État qu’ils se trouvaient en tribune d’honneur.

Et Sarkozy n’avait pu résister au plaisir de l’accueillir par un sonore : « Bienvenue au club ! »

Impossible de se refuser une farce dont François est le dindon…

Claude LEBLANC

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