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Nikos : Il a failli tout plaquer !

Publié le 30 mai 2019

Nikos Aliagas, l’animateur de 49 ans a traversé une phase d’intense découragement.

C’est un véritable touche-à-tout. Cette expression, certes un tantinet triviale, s’adapte pourtant totalement à Nikos Aliagas dont le parcours a, depuis ses débuts, cheminé par la télévision et la radio, en passant par la photographie, la presse écrite, la chanson et même l’écriture de romans ! Difficile de trouver carrière plus complète que celle de cet homme habité par une immense passion pour son métier.

Séduit depuis longtemps par l’univers des médias, il faut bien avouer que le beau Grec, qui aura 50 ans le 13 mai prochain, ne s’est pas contenté d’y « faire son trou ». Quoique ouvert à toutes les aventures et autres projets inédits, le journaliste est parvenu à préserver son envie, sa foi, et plus encore son âme, quel que soit le programme à présenter et à défendre. De quoi en énerver plus d’un dans cet univers impitoyable du petit écran, où l’on pardonne rarement à ceux ayant l’outrecuidance de réussir tout en étant dotés d’un physique de tombeur !

Adversité

Pourtant, si ce fils de tailleur immigré en France au début des années 60 a pour lui une force de caractère à toute épreuve, doublée d’une grande capacité de résilience, tout n’a pas toujours été rose pour le présentateur de The Voice, La plus belle voix. Car même les êtres les plus solides et les plus valeureux finissent parfois par perdre pied face à l’adversité, au point d’envisager de tout arrêter.

Un profond découragement s’est effectivement emparé de Nikos à une époque primordiale de sa vie, celle où, à la télévision, il était en train de devenir l’un des présentateurs les plus en vue. C’était en 2001, l’année où la Une lançait l’un des tout premiers télé-crochets, formule qui, depuis, a connu le succès que l’on sait : « Quand je suis arrivé à TF1, je ne devais pas faire la Star Ac’, a expliqué l’intéressé en 2017 dans Le grand journal sur Canal +. Je me retrouve là au bon moment et j’y vais. »

Hélas, ce « bon moment » s’est avéré bien moins favorable qu’espéré. Et même s’il n’était déjà pas du genre à se laisser désarçonner, Nikos a avoué, toujours dans la même émission : « J’ai pris cher. Boum, boum, boum. “Qu’est-ce que c’est que ce baltringue ?” etc. » Des critiques venues de toutes parts, conséquence directe du manque d’intérêt des téléspectateurs pour cette toute première saison : « À cette époque, les audiences ne décollaient pas, on ne cessait de me fusiller dans la presse, mais également dans les couloirs de l’émission », raconte-t-il dans le livre Des amis et des hommes, d’Emmanuel Maubert et Gaëlle Placek, publié aux éditions Prisma. Totalement abattu, il prend alors une grande décision : « Un jour, je suis allé voir ma mère et lui ai dit que j’abandonnais la Star Ac’. »

Lui qui est désormais papa de deux enfants, Agathe, 6 ans et demi, et Andréas, 2 ans et demi, qu’il a eus avec sa compagne, Tina Grigoriou, a eu le nez creux. En effet, se tourner vers la seule personne au monde capable, dans cette période si sombre, de le pousser à ne pas abandonner, était un réflexe de survie. « Elle m’a laissé dormir sur le canapé, et le lendemain matin, s’est postée devant moi et m’a dit avec son accent : “Dans la famille, on finit toujours ce que l’on commence. Alors tu te lèves et tu retournes sur ton plateau.” »

Et cette femme au tempérament de feu de finir son recadrage par un argument imparable : « “Ton grand-père a combattu les nazis et les fascistes, et il est rentré à la maison à pied.” Je n’oublierai jamais ce serrage de vis, on se serait crus dans Le parrain. Illico, je suis retourné travailler. »

Bien lui en a pris, comme vous le savez, et l’on imagine sans peine combien l’animateur de 50 Minutes Inside doit aujourd’hui être reconnaissant à celle qui lui a donné la vie ! De même, le journaliste polyglotte – il ne parle pas moins de cinq langues ! – voue un amour éternel, un indéfectible respect à son papa, son héros, hélas disparu le 9 mai 2017. « Mon père a connu la dictature, la famine… Il est venu [en France, ndlr] avec rien, avec une valise. Il a été victime de plusieurs AVC, il a eu des histoires. Mais il fait partie d’une génération de pudiques. Ils ne se plaignent pas », a relaté l’animateur à succès sur le plateau de Salut les Terriens.


Sa pudeur, ce papa, qui a, par ailleurs, confectionné des tenues pour certaines de nos marques de luxe les plus renommées, mais aussi pour le cinéma, l’a bel et bien transmise à son fils. Jamais, au grand jamais, ce photographe accompli des stars ne s’est laissé aller à se lamenter d’un quelconque insuccès ou d’une baisse de l’intérêt du public pour son travail. Il continue à tracer sa route, n’écoutant ni les oiseaux de mauvais augure qui lui prédisent le pire, ni les méchantes langues qui se gaussent des piètres scores d’audiences enregistrés par sa matinale sur Europe 1. Et même si ce piètre niveau d’écoute – 897 000 personnes rassemblées sur cette tranche horaire, soit, en un an, une baisse de 84 000 auditeurs ! – place son émission derrière celle des autres grandes radios, même France Bleu, le beau Nikos a plus d’une corde à son arc, et pourra, le moment venu, décocher ses flèches là où bon lui semblera.

Clara MARGAUX

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