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Nolwenn Leroy : Sa vie familiale a « basculé »

Publié le 2 février 2017

La chanteuse Nolwenn Leroy s'est livrée sur son enfance et a confié avoir rencontré de gros problèmes de logement.

Avant de devenir la célèbre chanteuse que tout le monde connait, la vie de Nolwenn Leroy n'a pas été un long fleuve tranquille.

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Lors d'un entretien accordé au magazine de TF1, "Sept à Huit", l'artiste s'est confiée sur son quotidien après le divorce de ses parents. Une situation inconfortable qui aurait pu l'amener à vivre dans la rue.

« Ma vie familiale a basculé lorsque j’étais bien plus jeune et qu’on a quitté la Bretagne. Si ma grand-mère n’avait pas été là à ce moment-là, on aurait pu se retrouver dans une situation de mal logement, confie la chanteuse. On s’est retrouvé clairement dans la galère avec des parents divorcés. Je crois qu’à ce moment-là, j’étais en veille d’une angoisse en me disant « mais finalement, du jour au lendemain, ta vie peut basculer. »

Sa rencontre avec l'Abbé Pierre en 2005 lui a donné envie de s'investir contre le mal-logement et de devenir marraine de la fondation Abbé Pierre, association qui aide les gens défavorisés à trouver une habitation. Un combat qui lui tient très à coeur, même si le message n'est pas facile à faire passer au grand public, de par son côté anxiogène.

« C’est pas facile dans le métier que je fais d’aborder ces sujets-là parce que ça rend les gens tristes. Ce n’est pas que ça n’intéresse personne mais quand j’en parle on me dit "tu sais les gens ils sont chez eux, ils sont biens, ils regardent la télé pour se détendre. Ils n’ont pas envie qu’on leur parle de gens dans la rue". »

Le mal-logement ne semble pas être une préoccupation majeure pour les Français. Et cela se ressent jusque dans les rangs des politiques. En effet, l'artiste regrette que les hommes et femmes politiques n'évoquent à aucun moment cette question qui touche un quart des Français, soit près de 13 millions de personnes.

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« Ma colère, c’est d’avoir suivi de très près les primaires, de ne pas avoir entendu à un seul moment parler du mal-logement. C’est quand même dingue de se dire qu’il y a encore des gens qui, en plein hiver, sont dans la rue, qui n’ont pas de toit, qui n’ont pas de quoi manger, qui n’ont pas les besoins élémentaires que chaque être humain devrait avoir, déplore Nolwenn Leroy. Ce n’est pas normalCette année, c’est un enjeu majeur de la campagne présidentielle. Il faut qu’à un moment donné, le mal-logement devienne grande cause nationale en France. »

Grégory Giraud

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