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Nordahl Lelandais : Ses étranges aveux…

Publié le 1 mars 2018

Pour l’heure, on ne connaît toujours 
pas les réelles circonstances de la mort de la petite Maëlys…

Pendant six mois, il s’est tu. Un magistrat, cité par Le Parisien, l’avait qualifié de « bloc de béton pris dans la glace », « un homme cadenassé de l’intérieur »…

Certains avaient fini par croire que Nordahl Lelandais n’avait peut-être finalement rien à voir avec la disparition de Maëlys De Araujo, 9 ans, survenue dans la nuit du 26 au 27 août dernier, lors d’un mariage qui se déroulait à Pont-de-Beauvoisin, dans l’Isère.

Et puis, soudain, mercredi 14 février, après que les enquêteurs ont retrouvé des traces de sang de l’enfant dans le coffre de sa voiture, l’ancien militaire de 34 ans a craqué. Il est enfin passé aux aveux.

Sordide

Après avoir précédemment expliqué que les traces d’ADN de Maëlys trouvées dans son véhicule pouvaient s’expliquer par le fait qu’elle était montée dans son auto pour voir ses chiens (Lelandais a été maître chien), il a changé sa version des faits et a reconnu avoir tué l’enfant, mais « involontairement »…

Preuve de sa bonne foi, le 14 février, à sa demande, il a conduit les policiers auprès des restes de sa petite victime. Un crâne et un os long… La sordide affaire Maëlys avait-elle pris fin ? Hélas non. Car malgré son revirement, les aveux de Nordahl Lelandais sont des plus étranges.

Les circonstances du meurtre ne sont en effet toujours pas établies à l’heure où nous écrivons. De nombreux mystères persistent, à commencer par les causes réelles de la mort de la victime.

Lelandais a aussi été mis en examen le 20 décembre dans une autre affaire, celle de la mort du caporal Arthur Noyer, le 12 avril 2017 à Chambéry. Des débris du crâne du jeune homme de 23 ans, qui appartenait au 13e bataillon de chasseurs alpins, ont été retrouvés le 7 septembre, et son identité a été formellement établie.

Les enquêteurs ont pu démontrer que les deux téléphones du principal suspect avaient « déclenché, entre 23 h 48 et 3 h 41», les mêmes relais que l’appareil d’Arthur Noyer. La famille de la victime a lancé un appel au meurtrier présumé de leur fils pour qu’il soulage enfin sa conscience : « Auriez-vous perdu de votre toute-puissance face aux preuves qui vous acculent ?… Si vous êtes l’auteur de l’assassinat de notre fils Arthur, que son visage hante vos jours et vos nuits jusque dans l’éternité. »

Ces parents désespérés ont aussi dit à quel point ils redoutaient que Lelandais puisse se suicider, et que la vérité soit à jamais perdue. Une angoisse que partagent les parents de Maëlys ! Pour éviter qu’il ne mette fin à ses jours, le vendredi 16 février, le suspect a été placé dans un établissement psychiatrique, près de Lyon. Fragilisé par ses récents aveux, le meurtrier présumé y aurait été transféré « par précaution ».

Puis replacé en détention ordinaire. Il n’est peut-être pas au bout de ses peines, car il est suspect dans d’autres cas de disparitions.

Laurence PARIS

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