France Dimanche > Actualités > Olivier de Masterchef : "Mes parents sont mon oxygène"

Actualités

Olivier de Masterchef : "Mes parents sont mon oxygène"

Publié le 31 octobre 2011

On l'avait vu les yeux pleins de larmes évoquer la maladie de son père, mais lors de son élimination de "Masterchef", il est resté stoïque.

Il vient tout juste d'être éliminé, mais il peut toutefois se vanter de faire partie des dix meilleurs cuisiniers amateurs de France. Et, malgré la déception de ne pas être finaliste, Olivier, 47 ans, chef d'entreprise en hygiène alimentaire à Paris, ne perd pas espoir de réaliser au plus vite son rêve : monter son restaurant... Un endroit convivial qui plairait à ses parents adorés...

France Dimanche (F.D.) : N'est-ce pas trop dur de quitter l'aventure aussi près du but ?

Olivier (O.) : C'est le jeu, mais je reste déçu ! Je garde un goût amer de cette ultime épreuve, car ma concurrente avait fait une viande bien trop cuite et un jus qui n'en était pas un. J'estime donc que j'aurais dû aller encore plus loin. Bref, j'ai eu du mal à avaler la pilule. Cela étant dit, je suis assez fier de terminer dans les dix derniers. Et je dois reconnaître que les autres candidats encore en lice sont d'un très bon niveau.

F.D. : On vous a vu quittant le jeu tout sourire. Avez-vous gardé les larmes pour chez vous ?

O. : Je suis effectivement quelqu'un qui extériorise très peu ses émotions. Seule ma famille peut éventuellement me faire verser une larme. C'est d'ailleurs pourquoi vous avez pu me voir à l'écran avec les yeux humides lorsque j'ai évoqué mon père. Je me fais du souci pour lui. À 83 ans, il montre des signes de fatigue, d'autant plus qu'il est en pleine récidive d'un terrible cancer. J'aimerais tant que mon projet voit le jour avant qu'il ne disparaisse...

F.D. : Vous semblez très proche des vôtres...

O. : Oui, mes parents sont mon oxygène. Quand ils ne vont pas bien, je peux tout laisser tomber pour être auprès d'eux. Je les aide du mieux possible. Je m'occupe par exemple de leurs courses, mais curieusement, mon père refuse que je sois aux fourneaux, car, pour lui, personne ne peut rivaliser avec les plats mijotés par ma maman. Les rares fois où j'ai tenté de lui faire goûter quelque chose, son jugement était encore plus sévère que ceux de Frédéric Anton et Yves Camdeborde réunis !

F.D. : Quel est donc le secret de votre maman ?

O. : En fait, c'est parce qu'elle cuisine essentiellement des plats ashkénazes. Et, même si j'adore ce que fait ma mère, ce n'est pas très raffiné. C'est d'ailleurs comme ça que m'est venu l'idée d'ouvrir un restaurant kasher gastronomique à Paris. J'ai déjà commencé par des prestations à domicile et j'ai l'espoir d'ouvrir mon établissement dans l'année à venir.

F.D. : Quelle a été la réaction de vos proches après votre élimination ?

O. : Tout le monde m'a félicité pour cette septième place. À chaque étape franchie, j'appelais ma fille qui était folle de joie (Olivier est père d'une fille et deux garçons de 15 à 23 ans, ndlr). Mes parents sont très fiers de moi : alors qu'ils se couchent d'habitude vers 21 heures, ils ont veillé tous les jeudis jusqu'à minuit pour me voir à la télévision. Je pense qu'en participant à Masterchef, je leur ai apporté un peu de bonheur. Donc, même si je n'empoche pas les 100 000 euros promis au vainqueur, j'aurais déjà gagné énormément en participant à cette émission.

F.D. : Certains vous trouvent une ressemblance avec Kad Merad. Qu'en pensez-vous ?

O. : Vu que je suis plus âgé que lui, je dirais plutôt que c'est Kad Merad qui me ressemble ! Cela dit, effectivement, il m'arrive souvent qu'on me prenne pour lui et qu'on me demande des autographes...

Interview : Philippe Callewaert

À découvrir

Sur le même thème