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Olivier (Koh-Lanta) : "Je suis resté jeune dans ma tête !”

Publié le 30 mars 2018

INTERVIEW KOH-LANTA. Le Nordiste n’a que faire des critiques. Olivier reste concentré sur le seul objectif qu’il s’est fixé : la victoire.

En 2011, il avait été éliminé au bout du vingt-troisième jour, à Raja Ampat, en Indonésie. Sept ans plus tard, revoici Olivier aux Fidji avec la ferme intention de saisir cette seconde chance qu’on lui accorde d’aller au bout de l’aventure. Plus fort mentalement et physiquement, le Nordiste, technico-commercial de 50 ans, père de deux enfants (Coline, 18 ans, et Arthur, 16 ans), entend imposer sa sagesse acquise avec l’expérience.

France Dimanche : Franchir le cap de la cinquantaine vous a-t-il donné envie de vous lancer un nouveau défi ?

Olivier : Pas vraiment, parce que je n’ai pas du tout l’impression d’avoir 50 ans. J’ai juste marqué le coup de manière symbolique en organisant une petite fête avec mes proches. En fait, je trouve que je suis resté assez jeune dans ma tête. Et si j’ai signé pour un second Koh-Lanta, c’était surtout dans l’espoir de le terminer, ce que je n’ai pas pu faire la première fois.

FD : Pensez-vous avoir changé depuis votre première participation ?

O : Sans doute. J’ai l’impression d’être bien plus mûr. Même au boulot je pense avoir plus d’expertise et de reconnaissance. J’arrive à relativiser davantage les choses. Je vais aussi à l’essentiel : les gens qui sont cons, je continue de le leur dire, mais en prenant des pincettes. Bref, quand j’ai quelque chose sur le cœur, je n’hésite pas à le dire.

FD : Quelle a été la réaction de vos proches en apprenant que vous ressentiez l’aventure ?

O : Je me souviens que, en revenant de mon premier Koh-Lanta, mon épouse m’avait dit : « Plus jamais ! La prochaine fois, je t’interdis de partir ! » Elle avait eu du mal à supporter que je m’éloigne aussi longtemps. Et puis finalement, elle a gentiment accepté, sachant que les éditions avec les anciens candidats sont un peu moins longues. Mon fils, qui était à l’époque âgé de 9 ans, avait lui aussi trouvé que c’était trop long. Il est un peu introverti, donc ça l’ennuie vis-à-vis de ses copains. Il préfère rester discret là-dessus. Quant à ma fille, elle me soutient à fond. C’est mignon de voir comment elle prend ma défense sur les réseaux sociaux. Je lui ai dit d’arrêter parce que ça ne sert à rien.

FD : Vous avez essuyé de violentes critiques. On vous reproche d’avoir menti à Chantal.

O : Lors du deuxième vote, j’ai en effet nié avoir dit à Chantal d’aller chercher un collier d’immunité. J’assume complètement mes propos, mais il faut remettre ça dans son contexte. À ce moment-là, je parlais d’une autre séquence bien précise où l’on était tous en train de faire du feu. J’avais demandé à plusieurs reprises à Chantal de venir nous aider, et elle ne l’a pas fait. Ce n’est que bien plus tard que je lui ai conseillé d’aller chercher un collier au lieu de rester les bras croisés, sachant qu’elle était déjà susceptible de se faire éliminer. Mais tout cela n’est pas bien grave, c’est le jeu. Et j’assume tout ! J’ai ma vérité pour moi. Je me considère comme un type assez droit dans ses pompes. Cela dit, c’est dingue que Yann Barthes et Cyril Hanouna en aient parlé dans leurs émissions. J’aurais très bien pu me défendre en leur disant qu’ils racontaient n’importe quoi à mon sujet. Mais il y a des choses plus graves dans la vie. Par exemple, il y a quinze jours, j’ai perdu une de mes meilleures amies, des suites d’un lymphome cérébral. Vous pensez bien que, après ça, cette affaire m’indiffère. D’autant que les gens dans la rue semblent ne pas y prêter attention. On m’adresse toujours la parole avec beaucoup de gentillesse.

FD : Avez-vous hésité avant de vous lancer dans cette édition des anciens ?

O : Absolument pas ! J’ai même tout fait pour être sélectionné. Il a fallu que je repasse un casting auprès de la production, et je pense d’ailleurs m’être assez bien vendu. J’ai montré ma motivation et prouvé que je tenais encore le coup physiquement. Je pense même être encore plus fort qu’en 2011. Pour un mec de 50 ans, je pense ne pas être un bastringue ! Je m’entraîne régulièrement dans une salle de sport. Et je cours aussi beaucoup pour travailler l’endurance, à raison de trois ou quatre séances par semaine.

FD : En 2011, vous aviez perdu énormément de poids. Cela a-t-il été encore le cas cette fois-ci ?

O : Il y a sept ans, j’avais commencé l’aventure en pesant 95 kg (pour 1,88 m) pour finir avec 19 kg en moins. Cette fois-ci, j’ai démarré en bien meilleure forme physique. Je n’avais pas envie de faire la même erreur.

FD : Quelles sont les autres erreurs que vous n’avez pas eu envie de reproduire dans ce deuxième Koh-Lanta ?

O : En 2011, j’étais trop grande gueule. ça m’a coûté ma place. Voilà pourquoi, cette fois-ci, j’ai préféré ne pas trop me mettre en avant, pourquoi j’ai refusé de devenir le chef du camp. Je me permets juste de dire aux gens ce que je pense. J’essaie tant bien que mal de rester en retrait, mais, comme on dit : « Chassez le naturel, il revient au galop ! » Je pense néanmoins m’être énervé moins vite que la dernière fois.

FD : Y a-t-il des candidats que vous craignez plus que d’autres ?

O : J’aime beaucoup Clémentine mais elle est une « adversaire » redoutable. C’est une vraie compétitrice. Candice aussi mérite de gagner. Pour moi, ces deux filles-là sortent du lot. Mais je ne me sens absolument pas inférieur à elles. J’ai peut-être un problème de modestie, mais je ne m’estime pas moins méritant qu’un autre. Sinon je pense que la production ne m’aurait même pas sélectionné. C’est quand même grâce à ma méthode qu’on a eu le feu. C’est moi qui avais proposé à Dylan de frotter les bambous. Ça lui permettait de se rattraper après sa piètre performance en apnée. Je n’ai pas non plus chômé quand il a fallu construire une cabane ou aller chercher à manger. Tout le monde était très actif sur le camp.

FD : Comment expliquez-vous alors que votre équipe des Jaunes ne gagne jusqu’à présent aucune épreuve ?

O : C’est un mystère. Il y a toujours un petit grain de sable qui enraye la machine. Il suffit aussi d’une faute d’inattention de quelqu’un pour que toute l’équipe en pâtisse. Mais ça ne tient vraiment pas à grand-chose pour que l’on gagne enfin notre première épreuve.

Philippe CALLEWAERT

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