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Olivier Marchal : Dans l’enfer de la cocaïne

Publié le 11 mai 2021

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Olivier Marchal a connu des années de débauche et d’excès en tout genre. Initié par un producteur, il a traversé une cruelle dépendance à la cocaïne. Une addiction dont il a réussi à se sortir, seul.

C’est sur Paris Premier qu’Olivier Marchal a confessé son histoire. Invité de l’émission “Extravagantes”, ce lundi 10 mai, il s’est confié sur son passé trouble, teinté de dérives et d’excès. S'il s’en est sorti grâce à une pugnacité à toute épreuve, il garde pourtant de ces années un goût amer : « Je suis une espèce de force de la nature, c'est de famille. Et après, évidemment, je suis aussi passé par des périodes troubles... avec tous les expédients que l'on connaît.»


Olivier Marchal reste dans l’imaginaire collectif le flic aux méthodes musclées qui officie sur le petit écran. Il faut dire qu’il a été policier lui-même avant d’être acteur. Pourtant, cela n’a pas empêché le réalisateur de Braquo de tomber dans toutes sortes d’addictions : « Je buvais beaucoup et j'ai pris de la coke. Bizarrement, quand j'étais flic et qu'on ne la payait pas, qu'on en avait dans les bureaux, je n'y ai jamais touché. »

Ce n’est que plusieurs années après qu'il est tombé dans l’addiction à la cocaïne. À la fois scénariste, acteur et réalisateur, Olivier Marchal a été invité à consommer cette substance pour “tenir le rythme”. « Education judéo-chrétienne, père prolo, famille de paysans et d'ouvriers... Tout ça, c'était des choses interdites, et pour moi ça l'était, a expliqué Olivier Marchal. En fait, j'ai commencé quand j'avais une quarantaine d'années à en prendre. »

À cette période, la carrière du célèbre flic bat son plein : « Je tournais une série, je me levais à 5 h 30 du matin, je finissais à 19 h, à 20 h, j'étais au théâtre, je jouais jusqu'à minuit, je rentrais à une heure et il fallait que je termine d'écrire mon premier scénario. » Surmené, épuisé, l’homme se décide à prendre de la cocaïne sur les conseils d’un producteur, pour passer le cap. Il signe alors sa descente aux enfers.

Ainsi, Olivier Marchal raconte qu’un de ces producteurs lui a donné “un pochon de cocaïne pour que le travail soit fait”. Il a d’abord refusé puis, exténué, il a cédé. « J'ai attendu une semaine et une fois que j'ai eu foutu le pif dedans, comme beaucoup... », explique Olivier. S’en suite des années d’une terrible addiction.

Finalement, la force de caractère d’Olivier Marchal a fini par reprendre le dessus. C’est seul qu’il réussit à s’en sortir, avec une détermination sans limite. « Je m'en suis sorti tout seul », martèle-t-il. Une belle preuve de persévérance et de résilience.  

Andréa Meyer

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