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Omar Raddad : Innocenté 30 ans après les faits ?

Publié le 1 décembre 2021

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Accusé et condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991, Omar Raddad a déposé ce 25 novembre une demande de révision de son procès. De nouvelles expertises ADN pourraient l’innocenter...

Cela fait trente ans qu’Omar Raddad crie son innocence. Trente années qu’il nie avoir tué Ghislaine Marchal en 1991. La riche héritière avait été retrouvée morte dans sa propriété de Moulins dans l’Allier.


Après une courte enquête, tous les soupçons s’étaient fixé sur Omar, le jardinier, et pour cause. Près du corps, dans la cave de la villa, avait été retrouvée deux inscriptions ensanglantées : "Omar m’a tuer" et "Omar m’a t".

Seulement voilà, après trente années de culpabilité, Omar Raddad, qui a été gracié par Jacques Chirac en 1996, a déposé une ultime demande de révision de son procès ce 25 novembre. Cette requête fait suite à de nouveaux éléments dans l’affaire.

En effet, Maitre Sylvie Noachovitch, son avocate, a confirmé la découverte de nouvelles traces ADN masculines sur les lieux du crime, notamment sur l’encadrement de la porte où a été retrouvées les inscriptions.

Aucune d'entre elles n'appartient à celle de l'accusé. Ces ADN, provenant de nouvelles analyses effectuées en 2014, correspondent à quatre hommes, dont l'un d'eux se trouve déjà enregistré dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques.

Ce nouveau rebondissement pourrait alors définitivement innocenter Omar Raddad comme l’explique le criminaliste Georges-Marc Moreau, qui travaille sur ce dossier depuis 1994 : "La justice ne peut plus se cacher derrière son petit doigt, il y a une certitude scientifique de l’innocence d’Omar Raddad. Il avait même un alibi et on n’en a jamais tenu compte. Aujourd’hui, il demande à ce que la vérité soit faite".

Selon l’avocate du jardinier, ces éléments sont "cruciaux" voire "fondamentaux" et "font naître un doute sur sa culpabilité". Après le rejet de sa première demande de révision en 2002, elle espère que cette nouvelle demande pourra définitivement laver le nom d’Omar Raddad. La Cour de cassation devrait rendre son verdict le 16 décembre.

Andréa Meyer

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