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Orlando : “Les effets personnels de Dalida sont en lieu sûr !”

Publié le 13 mai 2017

À l’occasion des trente ans de la disparition de la chanteuse Dadida, la Ville de Paris rend  hommage  à la chanteuse la mieux habillée de l’histoire du music-hall, avec une exposition réalisée grâce au legs d’Orlando.

C’est un très bel hommage que le musée de la mode de la Ville de Paris rend à la star avec cette magnifique exposition que vous pourrez visiter jusqu’au 13 août prochain au palais Galliera. Dalida, une garde-robe de la ville à la scène est un vrai show, comme nous l’a confié Orlando, le frère et producteur de la disparue, heureux de faire revivre le souvenir de celle qu’il chérissait tant.

« Il y a un peu plus d’un an, j’ai fait don à la Ville de Paris, à sa maire, Mme Anne Hidalgo, de ses 209 robes et d’une centaine d’accessoires. Je ne les ai pas dispersés en les vendant aux enchères. J’ai trop de respect pour le souvenir de ma sœur. Au musée Galliera, 108 robes ont trouvé leur écrin pour l’éternité. Je suis content d’avoir mis ses effets à l’abri. »

Miroirs

Content, Orlando peut l’être. Grâce au talent et au travail de toute une équipe, c’est un peu comme si la chanteuse revenait parmi nous : « Je tiens à féliciter le commissaire de l’exposition Sandrine Tinturier et Olivier Saillard, directeur du palais Galliera, qui ont fait un travail remarquable. La mise en scène de Robert Carsen est très réussie. Ce n’est ni une exposition ni un défilé de mode, mais un vrai show avec tout ce qui a accompagné la vie de ma sœur. Ses robes sont autant de miroirs de ses états d’âme comme de sa carrière. »

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On y trouve bien sûr les tenues de la chanteuse qui a brûlé les planches, celles de la star sophistiquée qui a plus fait la mode qu’elle ne l’a suivie, mais aussi celles de la Dalida classique habillée en prêt-à-porter chez Saint Laurent rive gauche.

Dalida« Ils ont su transcrire la première période, celle de sa jeunesse, avec ses couleurs chaudes du Sud et ses jupes amples qui correspondaient bien à l’air du temps, celui des robes Carven années 50. Dalida a été habillée par les plus grands couturiers dès ses débuts. En 1958, pour son premier Olympia, c’est Jean Dessès, créateur égyptien, qui l’a moulée dans un fourreau de velours rouge très hollywoodien. En 1967, Pierre Balmain invente pour elle sa robe blanche dans laquelle elle fait ses Olympia en 1971, 1974 et 1977. Puis, Loris Azzaro va la dévêtir en inventant pour elle ses fourreaux à paillettes, imaginés pour ses chansons disco au Palais des sports en 1980. Pour ce spectacle, Dalida changeait douze à quinze fois de robes ! »

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Ultra-féminine et dotée d’un sens de l’élégance inouï, la star savait mieux que personne ce qui lui allait. Et si elle adorait la haute couture, elle aimait aussi se vêtir de façon plus simple : « Quand l’envie lui prenait, elle flânait dans Paris et quand elle voyait une robe qui pouvait lui aller dans une vitrine, elle l’essayait et cela lui allait parfaitement. »

Élégante

Flamboyante et simple, chic et audacieuse, élégante toujours, l’icône fait toujours autant d’émules trente ans après sa disparition. La preuve : dès le premier jour, l’exposition a battu des records d’affluence avec 2 300 visiteurs ! Un succès qui, on s’en doute, réjouit celui qui l’a accompagnée durant sa carrière et qui continue, de la plus belle des façons, d’entretenir sa mémoire.

« Ensemble, nous avons formé un bon duo, c’est rare de s’entendre de la sorte entre frère et sœur. Dalida est à part, elle est inclassable. C’est un personnage hors norme, un mythe, une réussite fabuleuse, comme il n’y a eu qu’une Marilyn, une Édith Piaf, une Callas. Depuis, j’ai découvert quelques talents, je suis particulièrement fier d’Hélène Ségara, mais ce n’est pas pareil. »

[box type="info" style="rounded"]Orlando avait pris ses précautions !

Dans notre édition du 31 mars (France Dimanche n° 3683), nous nous étions émus du cambriolage dont le producteur avait été victime à son domicile de Montmartre, le 22 mars dernier. Heureusement, comme nous l’a confié Orlando, aucun des souvenirs de Dalida n’a été dérobé : « Les effets personnels de ma sœur sont en banlieue pour la plupart, et au musée Galliera. Je n’avais rien conservé chez moi qui lui ait appartenu. Les objets qui ont été volés m’appartenaient. Je souhaitais faire cette mise au point parce que j’ai reçu une multitude de lettres très gentilles après la publication de votre article. Que tous ceux qui m’ont écrit se rassurent. Tout est en lieu sûr, pour l’éternité. »[/box]

Dominique Préhu

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