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Patrick Bruel : Ses fils au cœur du brasier !

Publié le 29 novembre 2018

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Oscar, Léon et leur mère Amand a se sont retrouvés piégés dans les immenses incendies de Californie.

En cette terrible soirée du 13 novembre 2015 où les terroristes de Daech semaient la mort dans Paris, Patrick Bruel n’était pas en France. Devant son poste de télévision, il suivait le match opposant les Bleus à l’Allemagne, tentant de discerner dans le public les visages de ses fils, Oscar et Léon, accompagnés de leur mère, Amanda Sthers, son ex-épouse. Au fil de la soirée, il a appris que trois terroristes, portant des ceintures explosives dissimulées sous leurs vêtements, avaient vainement tenté de pénétrer dans l’enceinte du Stade de France avant de se faire sauter à l’entrée…

Trois ans plus tard, en cette nuit du 13 novembre 2018, il a de nouveau tremblé pour ses enfants de 15 et 13 ans, et leur mère, dont il est resté très proche. Il y a un peu plus de deux ans, l’auteure, traumatisée par ces attentats dont elle et ses fils avaient failli être victimes, est partie s’installer avec eux à Malibu, la banlieue chic de Los Angeles, où le chanteur possède lui aussi une maison.


Or ce petit coin de paradis si prisé des stars a pris aujourd’hui les couleurs de l’enfer. Depuis le 8 novembre, Malibu est en proie à un incendie qui ne cesse de gagner en intensité. Poussées par El Diablo, le surnom de ces violents vents d’automne qui sévissent chaque année dans la région, les flammes se sont propagées à une allure vertigineuse. Très vite le Woolsey Fire (nom donné à ce foyer géant) est devenu l’une des plus graves menaces de ces dix dernières années. En alerte rouge, soldats du feu et forces de l’ordre ont fait évacuer, en toute urgence quelque 200 000 personnes.

La photo qu’Amanda Sthers a postée sur son compte Instagram est éloquente. On y voit des flammes gigantesques, et au premier plan, deux biches paralysées par la peur. « Malibu, hier soir », écrit la jeune femme. Bouleversée, elle a tenu à rassurer ses proches inquiets pour elle et les enfants.

« Merci à beaucoup d’entre vous pour vos messages, nous avons quitté notre maison car l’air est irrespirable et nous avons la chance d’être à l’abri. »

Du jet qui la ramenait dans sa villa du quartier de Calabasas, Kim Kardashian a filmé le désastre vu du ciel. Impressionnant ! D’ailleurs, la femme de Kanye West a dû immédiatement repartir : « Priez pour Calabasas. Je venais de rentrer chez moi et j’ai eu une heure pour rassembler des affaires et quitter la maison. Je prie pour que tout le monde soit en sécurité », a-t‑elle commenté sur les réseaux sociaux.

Parmi d’autres, Will Smith et Alyssa Milano ont dû abandonner leurs demeures pour échapper aux flammes. Et l’acteur Charlie Sheen est resté plusieurs heures dans l’angoisse et sans nouvelles de ses parents vivant à Malibu. Il apprendra finalement que ces derniers étaient bloqués sur un parking, mais sains et saufs.

L’acteur Gerard Butler, Neil Young ou encore la chanteuse et actrice Miley Cyrus n’ont, quant à eux, plus de toit. « Complètement dévastée par les feux qui touchent ma communauté. Je fais partie des chanceux. Mes animaux et l’amour de ma vie s’en sont sortis, et c’est tout ce qui compte pour le moment. […] J’envoie de l’amour et des remerciements aux pompiers et au shérif de Los Angeles », a écrit l’interprète d’Hannah Montana sur Instagram.

Ils sont nombreux, telle la chanteuse Lady Gaga évacuée elle aussi in extremis, à saluer le dévouement des 8 000 soldats du feu qui risquent leur vie face au Woolsey Fire. Outre les vents, la sécheresse que connaît la région depuis plusieurs années n’arrange rien. Deux morts sont à déplorer à ce jour. De nombreux bâtiments, ainsi que des lieux de tournage, ont brûlé. Par mesure de sécurité, d’autres villes voisines ont été évacuées. « Il y a dix ans, vous restiez dans vos maisons quand il y avait un incendie et vous étiez capables de les protéger. Les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Le taux de propagation est exponentiellement supérieur à ce qu’il était. Je vous en prie, ne restez pas chez vous », a martelé le chef des pompiers du comté de Ventura, Mark Lawrenson. Et de fait, l’incendie, loin d’être maîtrisé, pourrait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines…

Malibu n’est hélas pas la seule ville martyre. Trente kilomètres plus au nord, toujours le 8 novembre, un second foyer s’est déclaré près de Thousand Oaks, la commune où la veille au soir un ancien soldat de 28 ans avait abattu douze personnes. 

Mais c’est à Paradise, ville de 26 000 habitants, située à 600 km au nord de Los Angeles que, ce même 8 novembre, a démarré un incendie encore plus meurtrier, baptisé Camp Fire. Les pompiers le décrivent comme un ouragan de flammes capable de détruire en une seconde l’équivalent d’un terrain de football. Quarante-huit victimes ont péri, prises au piège du brasier. Un bilan provisoire : plus de deux cents personnes sont encore portées disparues. De la ville ne subsiste qu’une vision d’apocalypse. Et Camp Fire, toujours très actif, pourrait, au vu des prévisions météorologiques, ravager les rares vestiges encore debout. « Il y a des endroits qui n’ont pas brûlé et où de nouveaux feux pourraient se déclarer si le vent projette des braises », témoigne un pompier. Signes de la violence et de l’ampleur de la catastrophe, d’âcres fumées blanches se sont répandues dans un rayon de 300 km, incommodant jusqu’aux habitants de San Francisco…

Du nord au sud, depuis deux décennies, toute la Californie est ravagée par ces incendies à répétition. Un danger dont Patrick Bruel, à l’instar des nombreuses célébrités qui ont perdu ou failli perdre leur maison, est plus que jamais conscient…

Lili CHABLIS

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