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Patrick Bruel : Victime d’un grave accident de voiture !

Publié le 25 janvier 2020

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© BESTIMAGE Patrick Bruel

Le drame s’est produit alors que Patrick Bruel sortait de chez Florent Pagny.

On le sait, le célèbre chanteur aime les voitures et la vitesse. À l’instar du Chanteur de Michel Delpech, il apprécie de rouler dans notre beau pays, appuyant parfois beaucoup trop sur l’accélérateur ! Au point qu’en 2003, il avait été flashé sur l’autoroute A10, non loin de la ville de Blois, en direction de Tours, roulant à 201 km/h ! Contrôlé et arrêté par les gendarmes au péage de la Monnaie, situé en Indre-et-Loire, il avait reconnu ses torts et accepté le procès-verbal.

Certes, on était au mois de juin, et le chanteur avait, à cette époque, hâte de démarrer sa tournée d’été. Mais cet excès avait évidemment occasionné un retrait de permis et aurait pu avoir des conséquences redoutables ! Les dépassements de vitesse sont en effet la deuxième cause des accidents mortels en voiture !


Mais si certains continuent malgré tout de penser qu’il n’est pas si grave de dépasser les allures prescrites par le code la route, et si, heureusement, il n’était rien arrivé au conducteur imprudent, hélas, l’interprète de Qui a le droit a cette fois vu la mort passer très près de lui !

Le 5 décembre, alors qu’il avait un rendez-vous très important le lendemain à Fontainebleau, à soixante-quinze kilomètres de Paris, il a été victime d’un terrible accident de voiture, comme il l’a raconté à Claude Askolovitch. « J’ai explosé ma voiture en sortant de chez Pagny, rue de Tocqueville » ! Et quand il dit « explosé », c’est vraiment le cas. « Donc, ma voiture est morte », a-t-il encore confié, sans doute sidéré de se trouver toujours de ce monde.

Le Pagny en question, vous l’avez compris, c’est bien l’autre star de la chanson, Florent Pagny. Entre les deux hommes, une amitié était née au tout début des années 80.

A cette époque, Patrick a décroché un rôle à Paris, au théâtre Saint-Georges, dans Le Charimari, une comédie musicale de Pierrette Bruno. Pris après un casting dans le film Le Coup de sirocco, d’Alexandre Arcady, sorti en 1979, il a compris qu’il n’y a qu’un seul endroit où il pourrait être heureux dans sa vie : la scène.

Aussi partage-t-il avec Florent cette passion, qui lie profondément les deux artistes. Après ses représentations, Patrick file avec lui dans un restaurant de nuit parisien. Mais pas pour y dîner ! « Je jouais au théâtre, avait raconté Bruel en 2014 à TV Mag. Florent venait me chercher tous les soirs et on ne savait pas où aller traîner. On est entré au Vingt aux Halles. Il n’y avait personne. Juste un piano. On s’est mis à jouer et à chanter. Des clients sont entrés, ils ont trouvé ça chouette. On a passé une bonne soirée et le patron nous a dit : “Revenez quand vous voulez !” » C’est ainsi que cet endroit était devenu leur lieu de rendez-vous, dans lequel il n’était pas rare que le duo chante jusqu’à 6 heures du matin !

Mais alors que Patrick commençait à entrevoir la possibilité d’une carrière artistique, soudain se sont profilées les obligations militaires ! « C’était ma grande angoisse, l’armée, et ce que j’allais perdre à cause d’elle. Je suis de la classe 82-12. J’ai vu venir la catastrophe des mois à l’avance ! J’étais en plein Charimari, la deuxième saison allait commencer. Et je risquais de devoir arrêter… Les gens du théâtre voulaient me remplacer », a expliqué Patrick dans Conversation avec Claude Askolovitch (Plon, 2011).

C’est justement la veille de son incorporation, qui devait avoir lieu le 6 décembre 1982, au matin, à Fontainebleau, que Bruel était allé trouver un peu de réconfort auprès de son ami Pagny, dans son appartement du XVIIe arrondissement de Paris. Les deux complices ont sûrement élaboré différents scénarios pour que le futur appelé puisse s’échapper, le soir, de la caserne, et venir ainsi jouer sa pièce au théâtre Saint-Georges… Mais les choses ont mal tourné. Sans doute pris dans ses pensées, très angoissé par toutes les possibilités dont le service militaire allait le priver une fois pour toutes dans son existence, Patrick a eu ce terrible accident… qui aurait pu mettre un arrêt total et définitif à la magnifique carrière dont il rêvait depuis toujours !

Mais comme les choses ne se passent jamais comme on les prévoit, une fois à Fontainebleau, il a réussi à convaincre son commandement militaire qu’il devait absolument lui permettre de retrouver Paris le soir, afin qu’il puisse honorer ses représentations. C’est ce qu’il avait raconté dans Patrick Bruel, la soif de vaincre, en 2017, pour l’émission de France 2 Un jour, un destin. La suite, nous la connaissons. Patrick a réalisé son rêve : il avait donné rendez-vous à ses amis dans dix ans, et cela en fait bientôt quarante qu’il est sur le devant de la scène…

Laurence PARIS

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