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Patrick Guérineau (Camping Paradis) : “Quel bonheur de travailler au soleil en tongs !”

Publié le 28 août 2017

Les journées de travail de Patrick Guérineau semblent aussi agréables que des vacances. Mais rien ne vaut ces précieux moments passés en famille…

Sa tête vous dit quelque chose ? Depuis 2006, Patrick Guérineau, 45 ans, joue le rôle du barman au côté de Laurent Ournac dans la série Camping Paradis, diffusée chaque semaine sur TF1 durant l’été.

Nous l’avons rencontré sur une plage du Lavandou (Var), en compagnie de Lou, 31 ans, son épouse, et d’Arthur, son fils âgé de 17 ans, né d’une première union. Sans oublier, bien sûr, Jake, leur berger allemand ! Interview ensoleillée, les pieds dans l’eau.

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France Dimanche (F.D.) : Nous sommes ici sur la plage de Saint-Clair, au Lavandou. Vous êtes un habitué ?

Patrick Guérineau (P.G.) : Nous y venons depuis cinq ans. Ma mère loue une maison dans les hauteurs avec une vue fantastique ! On adore s’y retrouver plusieurs semaines en été avec toute la famille. C’est un coin assez calme de la Côte d’Azur, l’endroit idéal pour se reposer. Même si, en réalité, je ne suis pas totalement en vacances. Je fais en effet régulièrement des allers-retours à Marseille, à une centaine de kilomètres d’ici, pour le tournage de la prochaine saison de Camping Paradis. Mais les jours où je n’ai aucune scène à jouer, j’en profite pour retrouver mes proches.

F.D. : La série vous prend-elle beaucoup de temps ?

P.G. : Il y a six épisodes par saison, ce qui nous occupe environ six mois par an. Mais c’est une chance inouïe de jouer dans un camping. Imaginez un peu : travailler quotidiennement en tee-shirt, en tongs, au soleil, face à la mer, quel bonheur ! C’est quand même plus agréable que si on filmait en studio à la Plaine-Saint-Denis ! Ça fait sept ans que nous tournons dans un vrai camping, sur la côte bleue (à l’ouest de Marseille), au milieu de vrais campeurs que l’on ne voit pas à l’image. Certains habitués réservent plusieurs mois à l’avance les bungalows les plus proches du plateau pour mieux nous voir. À force, nous sommes devenus une attraction touristique… Cela dit, nous faisons notre travail sérieusement, avec, comme partout, des moments de stress et de tension.

F.D. : N’avez-vous pas peur qu’on vous colle éternellement l’image du « barman de Camping Paradis » ?

P.G. : Peur, non ! C’est une réalité. Au début, nous avions tourné un épisode en pensant que ça allait rester un « pilote ». Jamais nous n’aurions pensé que cette série allait plaire à ce point et que, dix ans après, nous prendrions toujours autant de plaisir à y jouer. La majorité du public me connaît essentiellement dans ce rôle de Xavier. C’est le revers de la médaille, qui n’est pas désagréable pour autant. Ça reste une comédie qui véhicule du plaisir. Maintenant, je dois avouer que j’adorerais trouver ma place dans le monde du cinéma. C’est un vrai rêve de gosse. En attendant, je savoure la chance que j’ai de faire partie de cette aventure.

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F.D. : Gardez-vous le contact avec les autres comédiens de Camping Paradis quand il n’y a pas de tournage ?

P.G. : On se voit déjà beaucoup (d’avril à novembre). Ça nous arrive de manger ensemble à Paris, juste pour le plaisir. Avec Géraldine Lapalus, par exemple, nous sommes déjà partis en vacances. En fait, nous sommes devenus une vraie famille. On se connaît par cœur. En dix ans, on a partagé beaucoup de choses : naissances, mariages, décès… Et nos conjoints respectifs apprécient eux aussi de se retrouver. Une vraie famille, je vous dis ! En tant que sportif de la bande, on me sollicite beaucoup pour savoir quelle chaussure acheter par exemple. Depuis que Laurent Ournac, a perdu du poids, il s’est mis lui aussi à courir. On adore parler sport ensemble. C’est quelqu’un de généreux, de travailleur, qui n’a pas peur de prendre des risques. Son opération n’était pas sans danger [le comédien a subi une intervention à l’estomac qui lui a fait perdre plus de 60 kg, ndlr].

F.D. : Vous arrête-t-on souvent dans la rue ?

P.G. : Oui, assez souvent. D’ailleurs certains ne connaissent pas mon vrai nom et m’appellent Xavier. Mais ça reste toujours très bienveillant. Quelques personnes, comme ici, au Lavandou, semblent étonnées de me voir sur la plage.

F.D. : Êtes-vous un adepte des vacances au camping ?

P.G. : J’y suis allé quand j’étais ado avec des copains. Et j’adorais ça. Aujourd’hui, je préfère louer quelques jours un appartement ou une maison à l’étranger et découvrir les environs. Fin août, je vais emmener ma femme et mon fils aux Baléares, à Minorque. Ce seront de véritables vacances, loin du boulot et de Paris où nous habitons. Nous ne sommes pas à plaindre, mais ça va faire du bien de se poser un peu. Parce qu’on a tendance à bouger sans cesse le reste de l’année. Je multiplie les trajets entre Paris et Marseille. Quant à Lou, mon épouse, avec son métier de mannequin, elle se déplace souvent en province ou à l’étranger.

Patrick et Lou avec son fils Arthur et Jake, son chien © Thierry Lopez
Patrick et Lou avec son fils Arthur et Jake, son chien © Thierry Lopez

F.D. : À quoi ressemble une journée type pendant vos vacances ?

P.G. : Je fais beaucoup de sport ! Avec Lou, on aime courir avec notre tout jeune berger allemand. Il s’appelle Jake, en hommage à l’acteur américain Jake Gyllenhaal, qui est le comédien préféré de Lou. Après moi, bien sûr ! Je nage aussi beaucoup et je roule à vélo. Depuis quatre ans, je me suis mis au triathlon. Sans doute à cause de la crise de la quarantaine… J’ai eu besoin de me fixer des défis comme de participer à l’Ironman [triathlon long format, ndlr] de Nice, il y a deux ans. Je m’en souviens comme si c’était hier, d’autant plus qu’il avait lieu sept jours après notre mariage ! Mais Lou ne m’en a pas voulu. Elle m’a même incité à le faire malgré des heures d’entraînement quotidien passées loin d’elle. C’est une coach extraordinaire ! Elle est un véritable moteur pour moi.

F.D. : Après le mariage, avez-vous d’autres projets en commun ?

P.G. : « À quand le bébé ? » C’est une question qu’on nous pose souvent. Avec Arthur, Lou est déjà une belle-mère formidable. Il y a plein de sujets qu’il aborde avec elle plutôt qu’avec moi. Ce n’était pas forcément évident pour elle d’arriver dans une maison avec un ado. Il y a des liens de confiance qui se sont tissés entre eux, ça me rassure. J’ai à cœur d’être un bon père, de bien m’occuper de lui. Avec Arthur, nous sommes très liés, voire fusionnels. Cela dit, on parle en effet d’élargir la famille. Ça se fera forcément. On laisse juste faire la vie…

Philippe Callewaert
Photos : Thierry Lopez

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