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Patrick Juvet : "Je suis un dépressif chronique"

Publié le 14 juin 2013

Le chanteur Patrick Juvet avait le moral en berne quand nous l'avons rencontré lors de la croisière "Âge tendre". Il était en plein chagrin d'amour.Le chanteur Patrick Juvet avait le moral en berne quand nous l'avons rencontré lors de la croisière "Âge tendre". Il était en plein chagrin d'amour.

C'est un cap important que Patrick Juvet, 62 ans, est en train de passer en cette année 2013. Celui des 40 ans de carrière ! Mais même s'il se désole du temps qui file, les années ne semblent pas avoir prise sur l'interprète d'Où sont les femmes ? (1977).

Lors de la dernière croisière Âge tendre et têtes de bois, le Suisse, qui vit désormais en Espagne, s'est confié à nous en toute franchise...

->Voir aussi - Patrick Juvet : "Je crois en la réincarnation !"

France Dimanche (F.D.) : Quarante ans de chansons, ce n'est pas rien tout de même !

Patrick Juvet (P.J.) : Je préférerais fêter mes 40 ans... tout court !

F.D. : Vieillir vous fait peur ?

P.J. : Même si je pense ne pas faire mon âge, ce n'est jamais très agréable de se voir vieillir. Comme beaucoup, j'ai senti un premier grand changement à 30 ans. Avant, j'étais maigre comme un clou. J'avais beau manger, je ne prenais pas un gramme. Ensuite, je suis tombé dans l'alcool et j'ai encore perdu du poids. Par chance, j'ai réussi à arrêter à 32 ans. Je me suis mis alors à faire de la gym, mais ce n'est pas facile de tenir dans la durée. Ça fait d'ailleurs un moment que j'ai arrêté, et je le sens sur la balance.

F.D. : Pourquoi vous laissez-vous aller ?

P.J. : Curieusement, il m'arrive assez souvent de traverser des périodes où je n'ai plus goût à rien. C'est une sorte de dépression chronique assez violente, qui peut durer une semaine. Dans ces cas-là, je reste cloîtré chez moi, et il vaut mieux me laisser tranquille. Je suis déjà allé voir un psy pour en parler. On a pensé un temps que c'était dû à l'alcool, mais non. Déjà vers 20 ans, en plein succès, il m'arrivait d'avoir ce genre de « descente » incontrôlée. Ça se termine généralement aussi vite que ça a commencé, heureusement. Cette fois-ci, c'est peut-être dû à une récente déception sentimentale...

F.D. : Pouvez-vous nous en dire plus ?

P.J. : C'est une histoire de deux ans qui a pris fin subitement, même si je m'y attendais. Nous vivions séparés, trop loin l'un de l'autre. Avec cette personne, j'avais l'impression de retrouver mes 18 ans. Nous avions plus de trente ans d'écart. Je ne garde en mémoire que les bons moments, même si ça ne s'est pas très bien terminé. Mais ça va, je commence à reprendre le dessus. Et puis, je suis en bonne santé, c'est l'essentiel.

F.D. : Oui, vous semblez en forme...

P.J. : Je croise les doigts, tout va pour le mieux. J'ai récemment fait un bilan qui s'est avéré excellent. J'étais allé en urgence voir le médecin parce que mes pieds s'étaient bizarrement mis à gonfler. En fait, j'avais passé trop de temps en position assise devant mon ordinateur. Ce qui n'est pas bon pour la circulation du sang. Donc plus de peur que de mal ! Je ne veux surtout pas me plaindre. Quand je vois certains de mes copains se battre contre la maladie et d'autres partir, je me dis que j'ai de la chance !

Philippe Callewaert

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