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Patrick Poivre d'Arvor : Il porte plainte !

Publié le 27 avril 2022

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L’ancien présentateur phare du JT de TF1 a décidé de porter plainte, avec constitution de partie civile, pour « dénonciation calomnieuse » contre 16 femmes qui l'accusent de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles.

« Depuis de nombreux mois, beaucoup d'accusations qui n'ont aucun fondement sont portées contre Patrick Poivre d'Arvor. Il est temps que ces accusations soient jugées. On ne peut pas accuser faussement et impunément ». C’est ainsi que Philippe Naepels, l’avocat de PPDA, a justifié, à nos confrères de Franceinfo, le dépôt de plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre 16 femmes qui accusent son client de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles.


Philippe Naepels a déposé plainte hier auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de Nanterre, avant la diffusion demain, jeudi 28 avril, sur France 2, d’un épisode de Complément d’enquête qui sera consacré à l’ex-présentateur du JT de TF1. « Depuis l'emballement généré par la déferlante #MeToo, la libération de la parole des femmes connaît malheureusement son lot d'excès et de dérives, et les moyens mis en œuvre pour servir cet objectif légitime peuvent s'avérer pervers et dévastateurs », dénonce PPDA dans sa plainte consultée par Complément d'enquête et Franceinfo. Ces médias parlent de « Quarante-trois pages au vitriol qui fustigent ‘un retour du puritanisme et de la censure, habilement parés de la prétendue protection des femmes’ ».

Après une première plainte classée sans suite en février dernier, le journaliste a donc décidé de passer à l’offensive. Dans sa plainte, il met en cause 16 des 22 femmes qui ont témoigné contre lui à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. Franceinfo rapporte que le document rappelle que « Huit d'entre elles ont déposé plainte » et qu’ « Il ne saurait être donné le moindre crédit à ces seize femmes, journalistes ou écrivains en mal de renommée et/ou féministes de la dernière heure, venues soutenir une ancienne collègue, une amie, voire une simple militante de la cause féminine ».

La plainte mentionne également que ces femmes auraient regretté « de ne pas avoir bénéficié de davantage d'égards, voire d'un simple regard, de la part d'un homme qu'elles ont un temps admiré ». Et de poursuivre que cela « rend aujourd'hui les mises en cause éconduites ou ignorées très amères, amertume qui les conduit à commettre, par vengeance tardive, le délit de dénonciation calomnieuse ».

D’après Laure Heinich, l’avocate des plaignantes, ces dernières « attendent impatiemment de répondre et de le confronter devant des juges, ce que la prescription leur interdisait ». L’avocate, dans une lettre adressée à Complément d’enquête, évoque « une plainte en dénonciation calomnieuse dans des termes outrageants qui ne font que l’accabler ». Pour rappel, et selon Muriel Reus, la vice-présidente de l'association #MeTooMédias et ancienne directrice adjointe de TPS (une filiale de TF1), 15 femmes ont porté plainte contre PPDA, dont 6 pour viol.

Kahina Boudjidj

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