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Patrick Préjean et Florian Hessique : Il va y avoir du sport !

Publié le 28 juillet 2017

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Quand Patrick Préjean et Florian Hessique, deux générations d’acteurs, travaillent sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux, l’ambiance du tournage ne manque pas de sel !

Invités à Angers, sur le tournage de La légende, deuxième long métrage réalisé par Florian Hessique, nous avons rencontré deux acteurs de ce film choral. Patrick Préjean et Florian Hessique ont accepté de répondre à nos questions au stade Raymond Kopa, entre deux séances de répétitions, et de maquillages…

France Dimanche : Quels sont vos rôles respectifs ?

Patrick Préjean : Je suis Monsieur Morel, le président du club de basket d’Angers, et je viens de recruter Jean-Christophe Markovic.

Florian Hessique : J’ai pensé à Patrick parce qu’il a ce côté hyper gentil et prévenant, mais il peut aussi interpréter le mec machiavélique et sanguin. Si La légende est une fiction, elle est proche de ma réalité. J’ai été basketteur de haut niveau de 14 à 21 ans. Originaire d’Angers, je connais bien ce stade et la salle Jean Bouin. J’interprète Markovic, mais il y a 7 ou 8 personnages importants autour de lui.

Florian Hessique/Jean-Christophe Markovic
Florian Hessique/Jean-Christophe Markovic - salle Jean Bouin

F. D. : La scène que vous venez de répéter est cruciale ?

P. P. : Oui, j’apprends que J.-C. est gravement blessé, alors que j’ai payé une fortune pour son transfert. On va découvrir des choses auxquelles certains personnages ne s’attendaient pas du tout. Le public aussi sera très surpris…

F. H. : Markovic s’est blessé à l’entrainement. Les médecins le savent et vont être obligé d’informer le président. Tout le monde est inquiet, Morel n’a pas envie de passer pour un guignol ! Finalement, ce joueur est en quelque sorte une marchandise. Au delà de la blessure, on va découvrir tout un système, qui s’est mis en place derrière, pour camoufler tout ça.

Patrick Prejean sur le tournage de La Legende du realisateur Florian Hessique au stade  Jean Bouin a Angers
Séance de répétition avec Patrick Préjean, Frédéric Radepont, Florian Hessique et Olivier Raynal

F. D. : Morel sera complice de Markovic en dissimulant la blessure ?

P. P. : Oui, il va se taire, et va essayer de s’en sortir.

F. H. : Ce n’est pas dans son intérêt d’en parler. Le président s’est quand même fait avoir en beauté, en payant une fortune un joueur blessé qui a le plus gros salaire du club. Morel est pris dans une tempête d’évènements qui le dépasse, mais il n’est pas méchant. Markovic est censé ne plus mettre un pied sur le terrain ! Il n’a pas envie d’arrêter de jouer, et Morel non plus. Ils ont les mêmes intérêts, mais pas les mêmes raisons. Le film démarre en conférence de presse, où on annonce mon transfert. Alors que je suis demandé dans les plus grands clubs européens, je reviens dans mon petit club formateur à Angers. Personne ne comprend, ce que je viens faire là.

Patrick Prejean sur le tournage de La Legende du realisateur Florian Hessique au stade  Jean Bouin a Angers
Patrick Prejean est le président du club, Florian Hessique est J.C. Markovic et Olivier Raynal, le kiné

F. D. : De quoi souffre Markovic ?

F. H. : Il a une fracture de la crête tibiale antérieure au niveau du genou droit, une rupture des ligaments croisés, et une dégénérescence du cartilage rotulien.

F. D. : Florian, cette cicatrice que Gwenaëlle maquille, est l’origine de la fin de votre carrière de basketteur ?

F. H. : J’ai eu la même triple blessure que Markovic ! Rejouer me fait naturellement mal au genou ! (Rires)

Patrick Prejean sur le tournage de La Legende du realisateur Florian Hessique au stade  Jean Bouin a Angers
Séance de maquillage avec Patrick Préjean et Florian Hessique

F. D. : Hier, vous avez terminé de travailler à 4 heures du matin...

F. H. : Oui, ces jours-ci, on tourne de 16 heures à 3 heures. Le tournage doit durer 25 jours, et une douzaine de nuits. La légende devrait sortir après l’été 2018.

P. P. : C’est un film de cinéma tourné sur le temps d’un téléfilm. Il faut une grosse dose de passion, de talent, d’amitié et de concentration pour réussir son coup. Les conditions sont assez difficiles, mais sympathiques à tenter. C’est parfois la seule façon d’émerger pour les jeunes réalisateurs. Florian a une qualité rare, il donne envie aux gens de le suivre. Il a la fougue, et l’intelligence de croire à son projet. Ce n’est pas donné à tout le monde.

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F. H. : Ça me vient du basket. Quand t’es leader, c’est une question d’état d’esprit.

P. P. : Mon rôle et le scénario de Florian m’intéressent, mais c’est surtout le fait de travailler d’un seul coup, on se passionne pour un jeune qui se bagarre, et a des idées. C’est pour moi, une façon de rendre à ce métier, ce qu’il m’a beaucoup donné. Je peux, de temps en temps, faire des films pour mon plaisir. Transmettre de l’émotion, du plaisir, est ma bonne adrénaline. Au bout de 56 ans de carrière, je continue de remercier le bon Dieu que l’on fasse toujours appel à moi.

Patrick Prejean sur le tournage de La Legende du realisateur Florian Hessique au stade  Jean Bouin a Angers
Patrick Préjean

F. D. : Vous vous connaissiez tous les deux ?

F. H. : Je l’avais rencontré à la Gaîté Montparnasse pour une audition de cours de l’école d’Olivier Belmondo. Je suis allé le voir…

P. P. : Je l’ai trouvé un peu culotté, mais dans le bon sens du terme. Il a osé gentiment me proposer de jouer dans sa série humoristique A votre service. J’y suis depuis la première saison, et j’ai noté les dates du tournage de la 4ème en octobre !

F. D. : Patrick, vous reprenez bientôt votre rôle dans la 14ème saison d’Une famille formidable ?

P. P. : J’attends le scénario, nous devons tourner à Paris, à partir du 21 août. Depuis 12 ans, je suis René le vigneron sympathique. Anny Duperey est ma grande copine, on était ensemble au conservatoire. On est ravis de se retrouver ! Je viens de finir le tournage de La consolation, d’après le livre de Flavie Flament. J’ai incarné son grand-père, et elle m’a dit qu’il avait été le seul avec qui elle s’était entendue, qu’il était d’une grande générosité. Entre temps, j’ai tourné un épisode de la série de France 2, Cherif qui se passe à Lyon et qui marche très bien. Je suis aussi dans le film de Valérie Lemercier, Marie-Francine. Elle s’est comportée d’une façon admirable. Elle a ajouté au générique ; « Avec la participation exceptionnelle de Patrick Préjean ». Comme je n’avais rien demandé, j’ai été très touché, c’est une vraie marque d’affection.

Anita Buttez

Photos : Jérôme Mars

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