France Dimanche > Actualités > Patrick Sébastien : Chapardage à l'Élysée !

Actualités

Patrick Sébastien : Chapardage à l'Élysée !

Publié le 6 avril 2012

Sous les yeux de Nicolas Sarkozy, l'animateur Patrick Sébastien empoche une pièce de la collection présidentielle.Sous les yeux de Nicolas Sarkozy, l'animateur Patrick Sébastien empoche une pièce de la collection présidentielle.

Patrick Sébastien n'a jamais caché son peu d'enthousiasme pour la personne de Nicolas Sarkozy ni son désaccord avec sa politique. Mais enfin, de là à vouloir lui voler une petite cuillère en argent, il y a tout de même une marge. Marge qu'il a pourtant allègrement franchie... et avec la complicité du président lui-même !

Patrick raconte cette scène étonnante dans son dernier livre, Les joyeux guérissent toujours, paru chez Oh ! Éditions. Ce samedi de janvier 2012, il se présente à la porte de l'Élysée pour le tête-à-tête qu'a voulu lui accorder le président de la République, rencontre organisée par un ami commun.

->Voir aussi - Patrick Sébastien : Une disparition qui lui fend le cœur

Fantaisie

Mais, avant cela, l'imitateur n'a pu résister au plaisir d'annoncer son rendez-vous à son grand complice François Hollande, lui demandant malicieusement, à propos de Nicolas Sarkozy : « T'as une commission à lui faire ? » Et le candidat socialiste de lui répondre du tac au tac : « Dis-lui qu'il a de la chance d'être avec toi ! » Bref, voilà notre amuseur face au président, « en bras de chemise, affable, souriant », comme il l'écrit dans son livre. D'emblée, il lui annonce qu'il préférerait le tutoyer, ce que le chef de l'État accepte avec plaisir.

Les deux hommes parlent un peu de politique, mais également d'un tas d'autres choses. Notamment du bébé que Carla Bruni vient de donner à son mari, lequel s'exclame alors : « Tu te rends compte, je suis président de la République, et une de mes occupations les plus envahissantes est de me lever quand elle pleure. Et je ne te compte pas le temps que je passe à la regarder dormir ! »

Un entretien sans histoire, comme le président doit en avoir des dizaines par semaine ? Eh non, bien sûr ! Patrick Sébastien ne serait plus lui-même si, avant de prendre congé, il ne se livrait à l'une de ces petites folies dont il a le secret. Et c'est là que, désignant le plateau sur lequel repose le nécessaire à café dont ils viennent d'user, il annonce à Nicolas Sarkozy : « Je voudrais te gauler la petite cuillère du café ! »

Devant la mine interloquée de son interlocuteur, Patrick s'explique : « Oui, la petite cuillère en argent, je te la fauche. Et la prochaine fois que je viens, après l'élection, je te la rapporte. Comme ça, si tu veux la récupérer, il faut que tu sois élu. Sinon, je la rapporte à Hollande. Avoue que, devant l'Histoire, c'est une motivation originale. Dans les bouquins, ils écriront plus tard : "La petite cuillère qui a changé le destin de la France.

Nicolas Sarkozy ne s'est représenté que pour récupérer un ustensile d'argenterie qu'un clown avait pris en otage." » Malgré son culot, Patrick Sébastien n'en mène alors pas large. Il se voit déjà expulsé du palais, pas manu militari mais presque ! Aussi est-il estomaqué quand Nicolas Sarkozy, éclatant de rire, lui dit : « Ah non, pas une petite cuillère ! On va faire mieux. »

« Il y avait sur le verre épais de la table basse une vingtaine de pièces de collection à rendre jaloux les numismates du monde entier, écrit Patrick. Il a saisi la première qui lui tombait sous la main et me l'a tendue en disant : "Prends plutôt ça !" » C'est ainsi que, dépassé en fantaisie par le président lui-même, l'animateur est ressorti de l'Élysée avec, dans sa poche, une pièce de grande valeur. Un bien de l'État qu'il va évidemment restituer après l'élection du 6 mai prochain...

Une seule question, et de taille, reste en suspens : à qui Patrick Sébastien rendra-t-il la fameuse pièce ? À Nicolas Sarkozy ou à François Hollande ? La réponse ne dépend que de nous. De nous tous.

Pierre-Marie Elstir

À découvrir