France Dimanche > Actualités > Patrick Sébastien : Chirac lui a sauvé la vie !

Actualités

Patrick Sébastien : Chirac lui a sauvé la vie !

Publié le 28 janvier 2015

Alors que l’imitateur Patrick Sébastien se trouvait en� danger de mort�, l’ancien président de la République Jacques Chirac a su trouver, pour le tirer du gouffre, des mots en forme d’électrochoc.

La période de Noël est celle, entre toutes, où les familles se resserrent, renforcent les liens naturels qui ont pu se relâcher durant le reste de l’année… Dieu qu’ils sont précieux, ces jours où l’on se retrouve sous un toit unique !

Mais Noël, ce peut être aussi un moment de désarroi et de grande tristesse pour ceux qui pensent aux êtres chers qu’ils ont perdus, que la vie leur a arrachés, avec cette indifférence cruelle que le destin met à accomplir ses méfaits. Est-ce pour cette raison que, la semaine dernière, dans le long entretien qu’il a accordé à VSD, entre deux spectacles, Patrick Sébastien a soudain laissé resurgir la figure de ce fils qu’il a tragiquement perdu en 1990 ? Probablement…

S’il revient sur cet atroce 14 juillet, jour où Sébastien, jeune homme à peine âgé de 19 ans, s’est tué à Montpellier, dans un accident de moto, ce n’est pas pour ressasser ni se lamenter… C’est pas trop le genre de la maison, ça ! Non, c’est au contraire pour rendre un bel hommage aux deux hommes qui, à cette époque noire, ont sauvé Patrick, l’ont agrippé par la manche au moment où il allait se laisser sombrer dans le gouffre sans fond du désespoir.

Ces deux hommes, qui sont-ils ? Son ami Carlos, d’abord, et, beaucoup plus inattendu… Jacques Chirac ! Dans les pages de notre confrère, Patrick Sébastien se souvient. Nous sommes le 14 juillet 1990 et le soir même : « Je dois jouer sur une place de Montpellier en face de la route où a eu lieu l’accident. […] Alors j’appelle mon pote Carlos pour qu’il vienne me remplacer.

Il me dit : “Oui, oui, je peux venir. Mais je ne viendrai pas. Parce que si tu n’y vas pas, toi, tu ne t’en sortiras jamais. Alors, tu vas monter sur scène et c’est ça qui va te maintenir debout. Sinon, t’es mort.” Eh bien, je l’ai fait. »

En le poussant littéralement dans les reins pour qu’il assure son spectacle envers et contre tout, Carlos a accompli le premier geste, décisif, qui allait permettre à Patrick Sébastien de ne pas se laisser submerger et détruire par son chagrin.

Mais c’est bien Jacques Chirac qui, deux jours plus tard, au téléphone, va le secouer, de la façon la plus salutaire, mais certainement la plus inattendue. Un véritable électrochoc ! Le maire de Paris lui assène ceci : « Tu ne vas pas te plaindre, Patrick. Si ton gamin était dans un fauteuil, est-ce que tu imagines ses douleurs ? Alors, tes douleurs à toi, je les comprends, mais les siennes, elles sont finies. »

Sébastien canapéAmitiés

Dans ce langage fleuri qui n’appartient qu’à l’ex-président, Patrick Sébastien commente ce « coup de massue » salvateur : « Il faut avoir des couilles comme ça, pour dire ça à un père qui vient de perdre son fils ! Chirac m’a fait un bien fou. Il m’a sauvé. Et je tiens grâce à ça. »

Le plus étonnant est que cette main que lui a tendue l’ancien président de la République, peut-être même peut-on dire cette « bouée de sauvetage », Patrick Sébastien la tend à son tour aujourd’hui… mais à l’actuel chef de l’État, François Hollande !

Car même s’il reconnaît ne pas tout aimer dans la politique actuellement menée, Patrick ne renie en rien son amitié – là encore, ce n’est pas son genre – pour l’ancien député de la Corrèze, qui se trouve plutôt malmené dans les sondages d’opinion : « Je passe mon temps à lui remonter le moral et à lui envoyer des signes d’amitié, dit-il dans la même interview, parce que je pense que le rôle d’un ami, il est là. »

Il est comme ça, Patrick Sébastien : un président de la République lui a tendu la main alors qu’il était au plus bas, il y a près de vingt-cinq ans ? Eh bien, il fait la même chose avec un autre président… lui aussi au plus bas !

Pierre-Marie Elstir

À découvrir