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Patrick Sébastien : Enfermé derrière des grilles !

Publié le 23 septembre 2016

Pour la première fois, Patrick Sébastien parle de la  passion  qui l’a saisi enfant et qui n’a fait que grandir en prenant de l’âge…Pour la première fois, Patrick Sébastien parle de la  passion  qui l’a saisi enfant et qui n’a fait que grandir en prenant de l’âge…

Patrick Sébastien, enfermé derrière des grilles ? La nouvelle a de quoi secouer tous les fans de l’imitateur humoriste : on l’imagine déjà, empoigné par deux gendarmes à la mine rébarbative et jeté dans un cul de basse-fosse, avec une cruche d’eau et un quignon de pain rassis…

Mais non, voyons ! Les grilles dont nous parlons, c’est volontairement que l’animateur du Plus grand cabaret du monde les fréquente. Et il y en prend même un plaisir à nul autre pareil, dont il n’est jamais parvenu à se lasser. Car il s’agit… des mots croisés !

C’est dans l’hebdomadaire Le point que Patrick Sébastien révèle sa passion pour les petites cases blanches et les noires ; une passion qui n’a d’ailleurs rien d’exceptionnel, puisqu’on estime que plus d’un Français sur trois s’adonne aux mots croisés, soit régulièrement, soit de temps en temps. Et il a commencé il y a très longtemps, puisque…

->Voir aussi - Patrick Sébastien : La fin de sa belle histoire d'amour !

Mais avant d’aller plus loin, rappelons deux définitions : le verbicruciste est celui qui imagine et crée une grille ; tandis que le cruciverbiste est celui qui, crayon en main, tente de la remplir. Nous sommes donc plus ou moins tous cruciverbistes à nos heures, alors que les bons verbicrucistes sont évidemment beaucoup plus rares.

Patrick Sébastien, lui, est les deux ! Et quand il s’amuse à composer une grille, les définitions qu’il trouve sont à la fois fines et drôles. Comme cette définition, en dix lettres : « Les six reines du port d’Alexandrie » ; le mot à trouver : « Claudettes » !

Mais nous disions que Patrick avait découvert très tôt l’attrait de ce sport cérébral qui représentait pour lui une sorte de défi à remporter : « J’ai commencé les mots croisés gamin. Bâtard dans un village, un milieu pas terrible, je me suis mis à me balader dans les dictionnaires. Je savais que seule la culture pouvait me sortir de là. »

Sa revanche sur le sort, il l’a prise, ô combien ! Mais il n’a plus jamais lâché les petites grilles : le virus était pris ! Aujourd’hui, l’exercice lui est devenu indispensable, y compris dans son métier. Ainsi, avant de composer ses irrésistibles tubes, Les sardines et autres Petit bonhomme en mousse, il commence par noircir quelques grilles : « Ça réveille le cerveau, c’est comme un footing qui échauffe les muscles », affirme-t-il. Du footing à la compétition, il n’y a qu’un pas… que Patrick s’est empressé de franchir : « Avec des potes, on s’appelle pour voir qui fait ça le plus vite », s’amuse-t-il.

En tout cas, Patrick Sébastien devrait réjouir ses fans encore très longtemps. Car les « mordus » prétendent que les mots croisés sont, pour ceux qui pratiquent régulièrement, une véritable cure de jouvence, un passeport pour la vieillesse.

Ils citent le cas du grand acteur anglais sir John Gielgud, mort à 96 ans en laissant sur sa table de chevet une ultime grille… parfaitement remplie ! Tout comme Olivia de Havilland qui, à 100 ans [nous avons fêté son centenaire dans notre n° 3644, ndlr], reste une cruciverbiste inconditionnelle. C’est même à cela qu’elle attribue sa longévité !

Pour finir, nous aimerions suggérer à Patrick Sébastien, lors de l’enregistrement de son prochain disque, la reprise d’une chanson de Jean Ferrat datant du début des années 60, un peu polissonne et un tantinet misogyne : « Verticalement / Tu n’es pas une affaire / Je sais bien / Mais horizontalement / C’est toi que je préfère / Et de loin. »
Didier Balbec

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