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Patrick Sébastien : Il a failli mourir

Publié le 29 septembre 2017

L’accident domestique dont a été victime l’animateur Patrick Sébastien était bien plus grave que prévu.

En tant qu’humoriste, il passe sa vie à chercher des chutes pour ses meilleures blagues. Mais celle qu’il a faite en juillet dernier ne l’a pas fait rire du tout. Vous n’avez sûrement pas oublié que, victime d’un accident domestique (une chute dans les escaliers le 18 juillet dernier), Patrick Sébastien s’était retrouvé avec une épaule en bouillie.

Une blessure qui avait contraint la star de France Télévisions à annuler plusieurs rendez-
vous avec son public de fidèles, même si, dans un tweet, l’animateur avait tout de suite tenu à rassurer ses fans quant à la gravité de ses blessures : « Accident domestique. Fracture de la clavicule. Rendez-vous fin août pour les galas. Ne vous inquiétez pas, le moral est bon. »

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Le moral peut-être, mais tous ceux qui apprécient le grand prêtre du Plus grand cabaret du monde, diffusé sur France 2, ne pouvaient s’empêcher de craindre que la rééducation et la convalescence de leur idole ne soient pas aussi simples et rapides qu’il semblait lui-même le croire. Car ce type de fracture n’a rien d’anodin, surtout pour un homme de 63 ans, un âge auquel les os ont besoin de davantage de temps pour se ressouder.

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Et Patrick vient d’avouer que les choses ne se sont pas passées aussi bien que cet incurable optimiste l’imaginait. Celui qui a fait tourner les serviettes lors de l’ouverture des Fêtes de Wallonie, à Namur, l’a confessé dans les colonnes du quotidien belge La Dernière Heure : « Je me suis vraiment viandé et j’ai même encore mal, a-t-il admis. Pour que cela se remette en place, j’en ai pour deux mois, normalement. Je n’aurais pas dû remonter sur scène, mais j’y suis quand même ! »

Brancard

Que l’envie de remonter sur scène au plus vite alors que la voix de la raison, celle de son médecin, lui prescrivait le meilleur remède contre le mal qui l’assaille – le repos – n’est pas une surprise quand on connaît son tempérament. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il va devenir sage… Mais la suite de cet entretien a de quoi flanquer une sacrée frousse rétrospective à ses aficionados.

Sa chute a vraiment été mauvaise (d’ailleurs, en existe-t-il de bonnes ?). Car au-delà de sa fracture et des multiples hématomes marquant son corps, c’est bien sa peau qu’il aurait pu laisser à la suite de ce mémorable gadin : « Ma chance a été que ni ma tête ni ma colonne vertébrale n’ont été touchés, a-t-il confié. Sinon, je serais mort ou sur un fauteuil. »

Croyez-vous que cet événement qui l’a marqué dans sa chair ait le moins du monde entamé sa bonne humeur ? Pas du tout ! C’est même tout le contraire. Avoir ainsi frôlé le pire est à ses yeux un signe du destin. Sans doute parce que cet accident est survenu dans un contexte très particulier, comme il s’en est expliqué, toujours dans La Dernière Heure :

« Je vais sortir un livre le 5 octobre, Le bonheur n’est pas interdit, dans lequel je m’appuie sur mes expériences personnelles, où j’ai, comme tout le monde, connu des deuils, des accidents, des maladies. J’explique comment j’ai préservé des parcelles de bonheur. À mon âge, je ne prends ni tranquillisants ni alcool ou drogues. Car c’est un travail, le bonheur. Ma chute est arrivée une heure après avoir fini d’écrire le livre, comme si c’était un signe. “Tu leur dis de relativiser, ben fais-le, applique-le !” Cela m’a vachement aidé. J’étais sur un brancard, mais je suis vivant ! »

Bref, sans peut-être le savoir, Patrick est devenu un adepte de la résilience, cette capacité surprenante de notre corps et de notre âme à renaître de leurs cendres après un grave traumatisme. L’homme de télévision, qui affirme avoir toujours suivi le précepte de son prof de philo qui affirmait : « Il vaut mieux penser à vivre que vivre pour penser », ne veut surtout pas perdre une seule seconde à s’apitoyer sur son sort et rêve que son exemple fasse des émules.

Cela ne l’empêche pas de savoir qu’il a plus de souvenirs que d’avenir. Patrick ne se voit d’ailleurs pas vieillir bien longtemps : « Je fume deux paquets par jour, je bois dix cafés et je tiens debout, explique-t‑il. Donc, à un moment, je vais forcément payer la note. […] Il me reste une dizaine de piges à vivre, pas plus. »

Souhaitons qu’il se trompe et que cette sombre prémonition ne se réalise pas. En attendant, écoutez plutôt son dernier titre, Je n’aime pas les chansons de Sébastien, qui ne sera pas le dernier. Quant au point final de son existence, son épitaphe, empruntée à Jacques Brel, Patrick Sébastien l’a déjà choisie : « Si vous m’aimez, fermez vos gueules ! » C’est promis…

Claude Leblanc

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