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Patrick Sébastien : Il a tenté d’étouffer sa mère !

Publié le 27 novembre 2019

Il y a onze ans, le présentateur Patrick Sébastien a voulu aider à mourir celle qui lui a donné la vie…

Patrick Sébastien la surnommait « la femme de sa vie ». En 2008, André Boutot poussait son dernier soupir à l’âge de 73 ans. Après une vie bien remplie, la mère de Patrick Sébastien succombait des suites d’une longue et épuisante maladie.

Au cours de cette bataille mortelle, son fils – déjà éprouvé par la mort de son fils aîné 18 ans avant - a tout tenté pour la sortir de ce mauvais pas… Le jour de son trépas, il s’est même laissé amadouer par le pire. « J’ai mis un oreiller sur sa tête », a-t-il confié sur France Bleu, le cœur encore à vif onze ans après ce drame.

Quelque temps auparavant, sa mère, au plus mal, et lui avaient conclu un pacte funeste. « Elle m’avait fait faire la promesse que si elle souffrait et qu’il n’y avait plus rien à faire, je l’aiderais », confie cet enfant devenu grand.

Au micro de Déborah Grunwald, Patrick Sébastien s’est épanché sur les derniers instants de sa mère – un moment intime qui restera à jamais gravé dans sa mémoire : « Je me suis retrouvé dans une situation bizarre, on me l'a ramenée en me disant que le cerveau ne marchait plus, il n'y avait plus aucune chance qu'elle revienne, que c'était terminé. Je la voyais faire des convulsions, elle sautait partout ».


Aux heures les plus sombres de la nuit, Patrick Sébastien a alors pris une terrible décision : respecter la dernière volonté de sa mère. « À 4h du matin, j’ai dit, je vais l’aider [à mourir]. C’est terrible de mettre l'oreiller sur la figure de quelqu’un qui est la personne que vous aimez le plus au monde ! »

Pendant un court laps de temps, l’amuseur de 66 ans a pressé cet oreiller meurtrier sur la figure de celle qui lui a donné la vie. « J’ai tenu 20 secondes, se remémore-t-il. Il m’a semblé voir dans ses yeux : "Ne fais pas ça. Pas pour moi, mais pour toi ». Quelques heures après, Andrée Boutot s’éteignait.  

Onze ans après, une question continue de torturer l’ancien animateur du « Plus grand cabaret du monde » : « Je me demande, quel est mon plus grand regret ? […] Si c’est d’avoir fait le geste ou de ne pas l’avoir fait jusqu’au bout, c’est à dire de ne pas avoir tenu ma promesse ».

De cette expérience pourtant, l’interprète de « Tourner les serviettes » en a retiré une conviction qu’il a plusieurs fois défendue dans les médias : celle que le droit à mourir dans la dignité devrait être inscrit dans la loi.

Estelle LAURE

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