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Patrick Sébastien : Il pleure Andrée, sa maman adorée

Publié le 28 novembre 2008

Samedi 22 novembre, Patrick Sébastien a dû affronter ce moment tant redouté : Dédée, sa mère adorée, a rendu son dernier souffle après avoir lutté durant plusieurs mois contre une longue maladie.

Son rire ne sera plus jamais aussi franc, son cœur plus jamais aussi joyeux. Effondré, Patrick Sébastien a passé plusieurs jours dans sa maison de Corrèze à veiller le corps de celle qui l'a mis au monde avant d'accompagner, mardi, sa dépouille dans le cimetière de Juillac. C'est là, dans le caveau familial, que cette femme âgée de 73 ans repose désormais pour l'éternité, au côté de Sébastien, le fils de l'animateur, tragiquement disparu en 1990.

Aujourd'hui orphelin, à 55 ans, Patrick n'est plus que l'ombre de lui-même. Si Nana est bien évidemment là pour essuyer ses larmes, elle ne peut que mesurer l'insondable chagrin creusé par le départ de celle que Patrick considérait comme la femme de sa vie.

->Voir aussi - Patrick Sébastien : Drame devant le cercueil de son fils

Mètre étalon

« C'est un cadeau d'avoir une vraie mère comme elle, confiait-il à Ariane Massenet il y a quelques mois dans le très beau livre Mère et fils. J'ai eu beaucoup de chance de tomber sur cette femme. On a des rapports essentiels pour moi... » Un amour que les épreuves du passé ont soudé pour toujours.

Il faut dire que Dédée et Patrick ont goûté à ce que l'existence a de meilleur mais aussi de plus douloureux ! Et ce, dès la naissance de Patrick puisque l'homme de télévision est né d'un « amour buissonnier », comme il l'a joliment déclaré dans Isatis, son autobiographie publiée en 1997. Ainsi, à 18 ans, Andrée Boutot doit porter le poids infamant d'être fille-mère et Patrick celui de n'être qu'un « bâtard »!

Pourtant, entre Dédée et son fils se tissent de solides liens qu'aucune médisance ne parvient à desserrer. Je me suis battu, au lycée, quand on disait du mal d'elle, se souvient le trublion du PAF dans l'ouvrage Mère et fils. Tout petit déjà, je me disais : " Je vais être quelqu'un de bien parce qu'elle le mérite. " Je veux qu'elle soit fière. »

Conditionné par cette envie de revanche et par le désir de rendre toute sa dignité à cette femme, dont il se rappelle chaque robe, Patrick voue une admiration sans borne à sa mère.

Dédée devient une référence pour Patrick, le « mètre étalon » avec lequel il jauge même ses amoureuses. « Mon regard sur les femmes passe aussi à travers elle », a-t-il avoué à de nombreuses reprises. D'ailleurs, lorsque, à 16 ans, l'amoureuse de Patrick est enceinte, c'est Andrée qui décide que l'enfant naîtra et prend en charge la grossesse de la jeune femme. Sébastien, qui voit le jour le 5 décembre 1970, perdra hélas la vie dix-neuf ans plus tard dans un accident de moto.

Une fois encore, c'est vers Dédée que Patrick se tourne. Tous deux partagent la violence de cette douleur. Ravagés par la tristesse, ils affrontent côte à côte ce coup du destin...

Clan

« On a la force du clan, expliquait-il dans le livre. Par exemple, à la maison, ce n'est pas moi qui suis en bout de table, c'est ma mère. Un jour, je prendrai sa place, mais, pour l'instant, c'est elle qui se met en bout de table. Ce sera ainsi tant qu'elle sera là. » Samedi dernier, le moment est malheureusement venu pour Patrick Sébastien de devenir chef de clan.

En ce triste jour d'automne, la mort a tranché d'un coup le cordon ombilical. Dorénavant, Patrick, qui redoutait plus que tout de partir avant sa mère pour ne pas lui infliger cette peine, peut s'autoriser à concevoir une bien lugubre éventualité...

« Tant que ma mère est là, je ne ferai rien, mais dès que ma mère ne sera plus là, si je commence à dégénérer un peu... Je n'ai pas choisi de venir, mais je choisirai quand je pars. C'est certain, je l'ai toujours dit », avait prévenu Patrick Sébastien. Va-t-il désormais mettre à exécution sa terrible menace ?

Anne Hadrien

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