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Patrizia Grillo de The Voice : “Lelouch 
a créé un rôle pour moi”

Publié le 23 février 2017

La doyenne de l’émission The Voice, Patrizia Grillo, a été la chanteuse 
des rues dans “Itinéraire d’un enfant gâté”.

Patrizia Grillo, c’est une tornade qui vit à 100 à l’heure avec une seule devise : le meilleur reste à venir. Une philosophie qui a conduit cette fille du Nord aux origines siciliennes des pianos-bars de la Côte d’Azur et de Corse, où elle passe le plus clair de l’année, jusqu’au plateau de The Voice.

Un sacré parcours ! Sa voix à la Piaf séduira-t-elle les coachs ?

->Voir aussi - Manuela de The Voice Kids : Elle a déjà tout gagné !

France Dimanche (F.D.) : Comment avez-vous débuté dans la chanson ?

Patrizia Grillo (P.G.) : Mon père, mineur de fond, avait une passion pour les chansons d’Édith Piaf, qui ont bercé mon enfance. Il a tenu à ce que je sois inscrite au conservatoire de la ville. J’y travaillais le chant lyrique et le piano.

F.D. : Quand avez-vous décidé de devenir chanteuse professionnelle ?

P.G. : C’est mon prof de chant qui a dit à mes parents : « Votre fille a du talent. Ici, dans le Nord, elle ne pourra pas percer. Il faut la laisser partir. » La mort dans l’âme, ils ont accepté que j’aille tenter ma chance dans les pianos-bars sur la Côte d’Azur, à Saint-Raphaël puis Saint-Tropez. Et à 20 ans à peine, j’ai été repérée par Ginou Richer, l’amie d’Édith Piaf qui avait travaillé sur le film Édith et Marcel de Claude Lelouch.

F.D. : Heureuse coïncidence…

P.G. : Oui. C’était incroyable ! Ginou est devenue mon agent. Un jour, elle me dit : « Il faut absolument que je te présente Claude Lelouch ». C’est comme ça que je me suis retrouvée en 1987 dans son bureau. « Il paraît que vous chantez, Mademoiselle, montrez-moi ça », m’a-t-il lancé. J’ai entonné La foule de Piaf, à moitié paniquée. Dix minutes plus tard, il m’annonçait qu’il venait de créer pour moi le rôle de la chanteuse des rues dans son prochain film, Itinéraire d’un enfant gâté. Et il a ajouté que j’allais enregistrer la chanson de la bande originale, Qui me dira ?

F.D. : Vous deviez être aux anges…

P.G. : Et comment ! Dire que ma vie ressemble à un conte de fées n’est pas exagéré !

F.D. : Vous vouliez continuer dans le cinéma ?

P.G. : Claude avait envie que je tourne de nouveau avec lui mais je venais de rencontrer mon futur mari en Corse et je n’avais qu’une envie : le retrouver au plus vite. Lelouch l’a compris et m’a donné sa bénédiction. Par la suite, j’ai continué à écumer les pianos-bars de la Côte d’Azur. Et une nuit de 1997, à l’Octave de Saint-Tropez, c’est la grande Liza Minnelli qui m’a donné une seconde chance en me proposant de faire une série de concerts avec elle, en Corse.

F.D. : Pourquoi, aujourd’hui, participer à The Voice ?

P.G. : Je voulais fêter mes trente ans de carrière et rendre hommage à mes parents disparus. Ma vie n’aura été qu’une succession d’heureux hasards. Et à 52 ans, je ne cesse de me répéter que le meilleur reste à venir.

F.D. : Le meilleur, ce serait quoi ?

P.G. : De pouvoir me produire à l’Olympia avec mon spectacle Les années Piaf, écrit par mon crooner de mari, Dominique Dellepiani. En attendant, nous serons à Courchevel le 24 février 2017.

Véronique Dubois

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