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Paul Bocuse : Un polygame assumé !

Publié le 23 janvier 2018

Peu après avoir frôlé la mort, il dévoilait son mode de vie aux antipodes des convenances.

Après avoir subi une lourde opération de chirurgie cardiaque en 2005, le « pape » de la cuisine révélait au monde entier son grand secret, longtemps dissimulé… 

Pour celui qui nous a quitté le 20 janvier de cette année à l’âge de 91 ans des suites de la maladie de Parkinson, l’amour se conjuguait au pluriel… 

Un an après avoir levé le voile sur sa polygamie, il s’amusait à résumer sa vie dans les colonnes de Libération en disant : « J’ai trois étoiles. J’ai eu trois pontages. Et j’ai toujours trois femmes. » 


La première s’appelait Raymonde. C’est à l’adolescence que le futur chef étoilé et la jolie blonde se sont rencontrés. En 1946, quand Paul est revenu de la seconde guerre mondiale où il s’était engagé volontairement, ils se sont mariés. De cette union est née une fille : Françoise.

La seconde s’appelait Raymone. Elle avait peut-être une lettre en moins, mais c’était tout de même une femme en plus. Cette ancienne directrice de clinique lui a donné un fils en 1969, Jérôme. Ce dernier dirige aujourd’hui les activités américaines du groupe de son père.

La troisième s’appelait Patricia. Et si cette dernière ne lui a pas donné d’enfant, elle a été à l'origine d'un tout autre héritage, créant avec lui la société Produits Paul Bocuse en le laissant élever sa fille dès l’âge de 5 ans, Ève-Marie Zizza-Lalu. 

Interrogées sur cet amour rectangulaire, elles ne s’exprimeront jamais, préférant rester discrète.

Non, il vaut mieux tendre l’oreille aux propos tenus par le polygame lui-même. Interrogé par sa belle-fille à l'origine de sa biographie « Le Feu Sacré », celui qui obtenait le titre de « Cuisinier du siècle » en 2011 revenait sans timidité sur cette polygamie comme mode de vie : "Je ne regrette rien, sauf peut-être la peine que j'ai pu faire aux femmes de ma vie. J'espère qu'elles me pardonneront », avant d’ajouter quelques années après que ses excuses venaient plus d’une volonté de sa belle-fille que de la sienne.

Vous l’aurez donc compris. Celui qu’on surnommait le « pape » de la cuisine était autant gourmand de gastronomie qu’il l’était de femmes et d’amour. D’ailleurs, il s’amusait souvent à comparer ses deux passions entre elles, leur trouvant de nombreuses similitudes : « On consomme une union, on dévore des yeux, on a faim de l'autre... L'homme a toujours besoin de manger et de se reproduire, et dans les deux cas, il faut passer à la casserole », disait-il.

Julia NEUVILLE

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