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Paul Lederman : Il regrette d'avoir rencontré les Inconnus !

Publié le 12 mars 2015

Paul Lederman a confié qu'il aurait bien aimé ne jamais rencontrer les Inconnus. Le producteur reproche au trio d'humoristes de ne pas avoir respecté leur contrat.

Paul Lederman est toujours en rogne contre les Inconnus. Au point de confier qu'il "regrettait de les avoir rencontrés." En conflit ouvert avec les humoristes depuis 1995, le producteur français, qui a notamment lancé les carrières de Claude François et Coluche, a toujours la dent dure contre les trois hommes. Interrogé mercredi 11 mars par Philippe Vandel dans "Tout et son contraire", sur France Info, Paul Lederman est revenu sur le développement de cette mésentente.

Ce n'est pas moi qui fait des procès

Sûr de lui, le producteur de Mike Brant estime que "tous [ses] artistes étaient inconnus, et [qu'il] était même souvent un peu plus connu qu'eux au départ." Il se souvient que les Inconnus sont venus le démarcher à Deauville, afin d'entamer une collaboration : "Je leur ai dit "Vous savez avec moi, il faut beaucoup travailler". C'est moi qui ai trouvé leur nom. À l'époque, ils s'appelaient les quatre-quarts. J'ai écouté ce qu'ils faisaient, je leur ai dit "C'est formidable, il faut tout recommencer"; et donc j'ai trouvé Les Inconnus, qui est toujours déposé à mon nom.

Les Inconnus
Les Inconnus et Paul Lederman, brouillés pour de bon

Relancé par Philippe Vandel, Paul Lederman se replonge dans des souvenirs désagréables. Et conteste la version des faits des trois humoristes. "Ce n'est pas moi qui fait des procès. Ce sont eux qui font des procès, ils m'en ont faits dix-huit", affirme le manager.  L'animateur de France Info semble surpris par cette assertion : "Ils avaient signé un contrat pour trois films, et ils n'en ont fait qu'un seul à trois, puis ils en ont faits à deux, juste avec Didier Bourdon et Bernard Campan, et pour ça vous leur avez intenté un procès". "Ça ne s'est pas passé comme ça, vous me faites parlez de choses dont je n'ai plus envie de parler. Je regrette de les avoir rencontrés", rétorque Paul Lederman. "À partir du moment où on signe un contrat, on doit le respecter", estime le septuagénaire.

Je n'avais jamais rencontré ça de ma vie

Pressé par Philipe Vandel, le producteur détaille, à contre-cœur, les étapes de l'embrouille. "Pourquoi ce contrat de trois films ? À l'époque, Claude Berri et René Cleitman, je sais qu'ils veulent faire des films. Je vais les voir, on discute, et au vu du scénario ils me disent que ça ne peut pas marcher. Je me bats avec eux, je suis sûr de moi, je sais que ça va être énorme, je le vois tous les soirs sur scène, le rapport avec le public", raconte Paul Lederman. Conscient de la frilosité de ses deux confrères, il leur propose de "signer pour trois films", minimisant ainsi les risques d'échec. Les trois frères sort en 1995, avec le succès que l'on connaît : quasiment sept millions d'entrées, et des répliques qui deviennent cultes. "Du coup, les Inconnus décident de voler de leurs propres ailes. Je n'avais jamais rencontré ça dans ma vie. Après, il y a eu toutes ces interprétations... Je ne parle pas, c'est rare que j'explique les choses, et je n'ai pas envie de les expliquer", écourte le producteur de Michel Polnareff, visiblement agacé. Philippe Vandel poursuit : "En 2012, sur Europe 1, vous aviez déclaré "Ils sont humainement à chier". Faut oser..." "Je n'ose pas ! Je le ressens, je l'ai vécu. Ça ne m'empêche pas de reconnaitre qu'ils ont du talent". C'est tout à son honneur.
Raphaël Marchal

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