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Paul-Loup Sulitzer : "Sans Eva, je n'aurais pas survécu...."

Publié le 19 mars 2004

Chez lui le week-end, à l'hôpital en semaine, l'écrivain Paul-Loup Sulitzer se remet doucement de la tragique nuit du 29 novembre dernier...Chez lui le week-end, à l'hôpital en semaine, l'écrivain Paul-Loup Sulitzer se remet doucement de la tragique nuit du 29 novembre dernier...

Amaigri et affaibli, Paul-Loup Sulitzer poursuit sa convalescence. Nous l'avons rencontré chez lui, à Paris, où l'écrivain à succès nous a dit la vérité, toute la vérité sur la nuit du 29 novembre dernier, qui a bouleversé sa vie...

France Dimanche (F.D.) : Vous avez l'air d'aller mieux, mais vous revenez de loin...

Paul-Loup Sulitzer (P.-L.S.) : Je reviens de très loin. Mais je suis un battant. Je récupère chaque jour un peu plus. Cela dit, même si je fais des progrès colossaux, je suis reparti de zéro, du néant. Au début, les médecins ne savaient pas du tout si j'allais m'en sortir. J'ai perdu 30 kg. Ils étaient plutôt pessimistes. Et, petit à petit, ils ont bien été forcés de constater que mon état s'améliorait. Aujourd'hui, je suis encore plus déterminé que jamais. C'est grâce à l'amour d'Éva et de mes quatre enfants que j'ai réussi à trouver la force de me battre et de m'en sortir. Éva m'a énormément aidé. Sans elle, je n'aurais pas survécu.

F.D. : Depuis cette nuit tragique, les bruits les plus fous courent sur votre compagne...

P.-L.S. : Éva est innocente ! Elle m'a sauvé la vie ! Toutes ces horribles rumeurs sont l'oeuvre d'un corbeau. C'est inacceptable. Je suis dégoûté. Mais, je vous le répète, la petite est innocente. Après avoir souffert dans ma chair comme j'ai souffert, je suis quand même le mieux placé pour en parler.

F.D. : Pouvez-vous nous donner votre version des faits ?

P.-L.S. : J'ai eu un accident cérébral, point à la ligne. Éva n'y est pour rien. Ce n'est la faute de personne. Je me suis effondré et blessé au visage en heurtant les toilettes. Éva était paniquée. Elle a appelé les secours et, en attendant qu'ils arrivent, elle a courageusement tenu ma tête, malgré ma plaie béante. Elle a été formidable. Elle m'a sauvé!

F.D. : Est-ce que vous vous êtes demandé ce qui serait arrivé à Éva si vous étiez mort cette nuit-là ?

P.-L.S. : Je ne cesse d'y penser et ça m'écœure. Raconter toutes ces horreurs alors qu'Éva est la seule à être restée près de moi... Chaque jour, elle vient me voir à l'hôpital. C'est une fille solide, équilibrée, Mais que tous ceux qui l'attaquent fassent bien attention, car je suis prêt à aller en justice. Quand on la touche, on me touche.

F.D. : Comment ressort-on d'une telle épreuve ?

P.-L.S. : Mon couple en est sorti grandi. J'ai eu très peur de mourir. Je reviens de loin, très loin. Aujourd'hui, je parle de mieux en mieux et je marche un peu. Grâce à une rééducation quotidienne, ça revient tout doucement. Mais ce n'était pas gagné d'avance. J'aurais pu rester paraplégique.

F.D. : Pour ne rien arranger, vous êtes en train de divorcer de Delphine, la mère de vos deux jeunes fils...

P.-L.S. : Oui, et c'est un divorce très douloureux. Je n'aurais jamais pensé que mon ex-femme puisse en arriver là. C'est affreux ! Le procès aura lieu en mai prochain, au Canada, et je compte bien me battre. Je n'ai pas à lui payer quoi que ce soit. Ma femme est riche à millions ! Et, vous vous rendez compte qu'elle ne m'a même pas amené James et Édouard, mes deux petits garçons que j'adore et qui me manquent terriblement. À la place, elle m'a envoyé un expert médical pour voir si j'étais bien malade. Alors que j'étais presque mourant ! Il est entré dans ma chambre et m'a touché partout, la tête, les jambes, le ventre... C'est une horreur ! En plus, elle m'a dénoncé au fisc, au juge, accusé d'abandon de famille... Comme si je ne souffrais déjà pas assez!

F.D. : Olivia, votre fille, a déclaré dans la presse : «On aurait dit qu'il venait de se faire tabasser (...). Je pense qu'il me cache des choses...» Que pensez-vous de cette déclaration ?

P.-L.S. : Elle se trompe ! Encore une fois, Éva est une fille extraordinaire. Ce qu'on lui fait subir est ignoble car elle est innocente. Accusée à tort, elle a été blessée à mort. Elle est malheureuse comme les pierres.

F.D. : Olivia espère qu'un jour vous lui direz la vérité...

P.-L.S. : Quelle vérité ? Elle est là, la vérité ! Je l'ai dit 200.000 fois : Éva est innocente, elle m'a sauvé la vie. Olivia a tort de penser le contraire. Et puis, je vais maintenant faire le tri dans mes connaissances. Et si ça continue, je me réserve le droit d'aller en justice. Nous sommes victimes d'un procès en sorcellerie !

F.D. : Pensez-vous qu'un jour vous réussirez à pardonner à ceux qui vous ont fait du mal ?

P.-L.S. : Je ne pardonnerai jamais, vous m'entendez, jamais ! J'ai trop souffert, on nous a trop fait de mal et j'en veux terriblement à ceux qui ont fait ça, quels qu'ils soient. Avec tout ce qu'on m'a fait, comment voulez-vous que je pardonne ?

F.D. : Que pensez-vous faire quand vous irez mieux ?

P.-L.S. : J'espère partir en Pologne pour me reposer. J'y suis allé une fois et je veux y retourner. C'est le pays d'Éva, qui est très importante pour moi. Elle est belle, intelligente, et cela doit en énerver certains. Mais je l'aime et nous avons plein de projets. Éva écrit un roman sur l'histoire d'une femme polonaise et un livre pour enfant qu'elle illustre elle-même. Moi, j'ai mon nouveau magazine, Savoir s'enrichir, les «Sulitzer Cafés», ma maison d'édition et mon dernier bouquin, L'ange de Bagdad, qui vient de sortir. Quand j'irai mieux, nous allons également lancer notre parfum «Hope», «Espoir» en anglais.

F.D. : Lorsque votre divorce sera enfin réglé, comptez vous épouser Éva ?

P.-L.S. : J'aime Éva, alors pourquoi pas ?

Caroline Berger

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