France Dimanche > Actualités > Paul McCartney : Ses révélations chocs sur les Beatles !

Actualités

Paul McCartney : Ses révélations chocs sur les Beatles !

Publié le 1 septembre 2020

.photos:bestimage
© BESTIMAGE -

50 ans après l’implosion des Beatles, Paul McCartney revient sur les tensions avec John Lennon au sujet de ce douloureux héritage…

Certes, ils étaient 4 Garçons dans le vent, mais sans faire offense à Ringo Starr et à la mémoire de George Harrison, tout le monde sait bien que c’est surtout Paul McCartney et John Lennon qui décidaient du sens du vent, justement. Chanteurs vedettes, bassiste pour le premier et guitariste pour le second, ces deux gamins, vivant jadis dans la même rue d’un quartier modeste de Liverpool, étaient aussi les auteurs de ces tubes universels et indémodables, écoulés depuis plus d’un milliard d’exemplaires !


Il faudrait un magazine entier pour citer tous ces succès et plusieurs tomes pour raconter la vie de ce groupe hors norme qui fait encore danser la planète. C’est d’ailleurs ahurissant de se dire que ce groupe légendaire n’a existé « que » dix ans. Entre 1960 et 1970, les quatre garçons ont été pris dans un tel tourbillon que l’on a toujours l’impression que leur association magique a duré une éternité ! Dans une récente interview accordée à la version britannique du magazine GQ, l’interprète de Hey Jude s’est plus particulièrement attaché à raconter la fin des Beatles. Un « big » traumatisme ressenti bien audelà des frontières du Royaume-Uni par plusieurs générations de fans, d’autant qu’énormément de légendes et de versions perdurent sur ce sujet… Parmi ces rumeurs, l’une concerne les « branches rapportées », Linda McCartney et Yoko Ono, les femmes des deux leaders. On raconte que les deux couples ne s’entendaient pas et que Yoko œuvrait en coulisses pour que John se lance dans une carrière solo.

Un qu’en-dira-t-on que ne dément pas forcément Sir McCartney… Il se remémore ainsi son incompréhension d’alors à la lecture d’une interview de Yoko Ono. « Je me souviens avoir lu un article, une interview avec Yoko, qui était une grande supportrice de John, je le comprends, mais dans cet article, elle disait : “Paul n’a rien fait. Tout ce qu’il n’a jamais fait, c’est réserver des studios d’enregistrement.” Et je me suis dit : “Euh, non…” Et puis John a sorti cette célèbre chanson How Do You Sleep ? où il chantait : “Tout ce que tu as fait, c’était Yesterday…” Et je me dis : “Non, mec !” » On sent alors à quel point le chanteur de 78 ans a été particulièrement meurtri par ce (faux) témoignage…

Et on le serait à moins face à de tels mots venant d’un copain d’enfance ! Mais Paul, en bon humaniste, veut aujourd’hui trouver à ces propos blessants des circonstances atténuantes et tente de resituer le contexte : « Mais ensuite, vous entendez les histoires sous différents angles et, apparemment, parmi les gens qui étaient dans la pièce lorsque John écrivait ça, il y avait Allen Klein qui lui donnait des suggestions pour les paroles. Donc vous voyez l’atmosphère de “Allons chercher Paul. Clouons-le dans une chanson…” Et c’était plutôt blessant. »

Or, il faut savoir que c’est contre l’avis de Paul que le fameux Allen Klein était devenu le manager du groupe. Et c’est d’ailleurs à cause de ce personnage néfaste que « Macca » a poursuivi en justice le groupe lorsqu’ils se sont séparés en 1970 ! Il s’en justifie encore : « Le seul moyen pour moi de sauver les Beatles et Apple [la maison de disques qu’ils avaient fondée, ndlr] – et de sortir Get Back de Peter Jackson [un documentaire prévu pour 2021, ndlr], qui nous a permis de sortir Anthology et tous ces excellents remasters de tous les grands disques des Beatles – était de poursuivre en justice les Beatles. Si je n’avais pas fait cela, tout aurait appartenu à Allen Klein ! »

Et comme si on ne le croyait pas, il insiste, martelant ses propos… « La seule façon qui m’a été donnée de nous en sortir était de faire ce que j’ai fait. J’ai dit : “Eh bien, je vais poursuivre en justice Allen Klein” et on m’a dit que je ne pouvais pas le faire parce qu’il n’en faisait pas partie. “Tu dois poursuivre en justice les Beatles” ! »

Alors que John et Paul commençaient, chacun de leur côté, à écrire une autre légende, le premier en solo, le second avec son nouveau groupe, The Wings, on imagine donc qu’en coulisses se jouait une grosse bataille juridique… Comme pour un héritage à gros enjeux financiers. Sauf qu’ici, on ne parle pas du décès d’un milliardaire et de ses enfants qui se déchirent, mais de la fin du groupe le plus prolifique au monde ! Une analogie que McCartney n’hésite pas à faire, comme pour calmer un peu le jeu… et les enjeux : « Je suppose que lorsque les Beatles se sont séparés, peut-être qu’il y a eu une fausse idée comme quoi, en quelque sorte, nous nous détestions. Ce que je réalise maintenant, c’est que c’était comme une famille, que c’était un gang. Les familles se disputent. Les familles ont des différends. Et certaines personnes veulent faire ceci et certaines personnes veulent faire cela. » Rien de pire que les déchirures familiales dont il faut bien reconnaître que l’argent est souvent à l’origine. Et ce ne sont pas les fans d’un grand rocker français disparu il y a trois ans qui diront le contraire… Let It Be !*

* Ainsi soit-il !

Alexandre LE BOURZECH

À découvrir