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Pauline Ducruet : Princesse Rebelle, comme maman !

Publié le 29 octobre 2018

Dès qu’elle l’a pu, Pauline Ducruet la fille de Stéphanie de Monaco s’est évadée de la prison dorée du Rocher.

Elle avait le destin tout tracé d’un membre éminent de la famille princière de Monaco, avec sa place bien au chaud dans la lumière, mais aussi son lot infini de contraintes et le sacro-saint protocole en guise de fardeau… Mais – les chiens ne font pas des chats ! – la fille aînée de Stéphanie semble avoir hérité de sa maman son esprit rebelle et son goût pour l’indépendance.

Quinzième dans l’ordre de succession au trône, la ravissante Pauline Ducruet n’a que très peu de chances de régner un jour sur la petite principauté. Et quoique ce poids ne pèse pas sur les épaules, la jeune femme de 24 ans a décidé très tôt de voler de ses propres ailes et de fuir le Rocher !


L’ex-championne de plongeon, qui a participé aux Jeux olympiques juniors de Singapour, a néanmoins fait un saut à Monaco, le 7 octobre dernier, pour lancer la première édition des Influencer Awards. Cet événement, qu’elle a contribué à créer, récompense les meilleurs influenceurs et influenceuses internationaux, ces stars du Net qui font la pluie et le beau temps dans le domaine de la mode, sa passion de toujours. « Gamine, je passais mon temps à habiller mes poupées, leur faire des vêtements, vient-elle de confier sur le site du Figaro Madame. Quand on me demandait le métier que je voulais faire, je répondais toujours styliste ou designer. »

Pour réaliser ce rêve, la belle adolescente aurait pu user de sa notoriété et de ses relations. Mais, éprise d’indépendance et d’autonomie, elle a préféré, très jeune, s’éloigner de sa famille. Et surtout de son carcan, pour faire ses preuves, tout simplement. Comme elle l’a confié à nos confrères, Pauline était si impatiente de partir, qu’à tout juste 17 ans, elle se renseignait déjà sur les possibilités d’hébergement à Paris, où elle souhaitait poursuivre ses études, trois mois avant de passer son bac ! « J’avais un vrai besoin de m’émanciper, de voir si je pouvais me débrouiller toute seule, en dehors de Monaco. […] Ce qui m’oppressait le plus, c’était la “petitesse”. Très vite, je me suis sentie à l’étroit. À Monaco, quand on a fait trois restaurants et deux cafés, on a fait le tour. »

Prête à conquérir le monde, la rebelle brise donc le cocon familial et s’échappe pendant trois ans au cœur de la Ville lumière pour y apprendre la mode et le design à l’Istituto Marangoni, une école réputée. Mais il faut croire que pour l’apprentie styliste, rester en France ou rentrer au bercail pour retrouver son clan, y installer sa vie et son métier, lui paraissait impossible. L’appel du large, le besoin de s’éloigner encore, était le plus fort.

En 2015, elle traverse l’Atlantique pour effectuer un stage de six mois pour les pages mode du magazine Vogue, et ne veut plus en repartir. « Je suis complètement tombée sous le charme de New York au point de chercher tous les moyens d’y rester, a-t-elle encore confié. C’est là que j’ai intégré la Parsons School. » Et d’ajouter : « À New York, tout est beaucoup plus anonyme. La plupart des gens ne savent pas d’où je viens et ne connaissent pas ma famille. On me regarde pour ce que j’accomplis, on voit la vraie valeur de mon projet et de mes idées. »

Aujourd’hui, Pauline peut être fière de ce qu’elle a réalisé en si peu de temps. Cette battante au caractère bien trempé s’est construite à sa manière, a tracé seule sa route, sans tirer profit de sa notoriété ou de celle de sa mère, avec laquelle elle entretient par ailleurs de merveilleuses relations.

Pour communiquer et se faire connaître, cette femme qui a compris très jeune qu’elle devait garder le contrôle de son image, use activement des réseaux sociaux, et notamment d’Instagram, où son  compte est suivi par plus de 48 000 abonnés : « Parce qu’on est libre d’y montrer la face de nous que l’on veut exposer au monde. »

Ainsi, après avoir fondé les Influencer Awards, la Monégasque jouera bientôt dans la cour des grands dans ce domaine qui lui tient le plus à cœur, la mode : « La marque de vêtement est en cours, je suis en train de travailler dessus, a-t-elle aussi confié […] Ma première collection sortira sans doute courant 2019. On est plutôt sur du casual, du street wear. » Autrement dit, des vêtements que pourront porter tous les jeunes gens d’aujourd’hui venus d’horizons variés et de milieux sociaux différents. Et peut-être même aussi ceux de Monaco !
 

Clara MARGAUX

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