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Phil de Koh-Lanta : “Je pleure trop !”

Publié le 6 novembre 2014

Fort de sa première aventure, l’ouvrier normand a su déjouer bien des  pièges. Il ne rêve plus que d’une chose : repartir une troisième fois.

Il y a deux ans déjà, Phil éprouvait une grande difficulté à cacher son émotivité dans Koh-Lanta… Le fait d’être aussi longtemps éloigné des siens n’y est pas pour rien…

Cette année encore, à 43 ans, l’ouvrier de la Seine-Maritime, heureux papa de Timéo, 6 ans, et Aya, 1 an, a ému aussi bien les millions de télé­spectateurs que les autres candidats !

France Dimanche (F.D.) : Avez-vous hésité à retenter l’aventure une deuxième fois ?

Phil : J’ai été très honoré qu’on me propose d’y retourner. J’attendais même ça avec impatience. À peine revenu de mon premier Koh-Lanta, je pensais déjà à repartir. Durant l’année qui a suivi, j’ai acheté, au fur et à mesure, l’essentiel de mon paquetage… au cas où ! En attendant, à la maison, on se repassait régulièrement en boucle les enregistrements de toutes les anciennes saisons de l’émission. D’habitude, je déteste voir un film deux fois. Mais Koh-Lanta, c’est différent. Je ne m’en lasserai jamais !

F.D. : Étiez-vous mieux préparé cette fois-ci ?

Phil : Pour la première émission, je m’étais entraîné pendant huit mois. Pour cette édition, j’ai surtout travaillé mon équilibre. En revanche, j’ai préféré ne pas apprendre à me servir d’une boussole. J’ai peut-être eu tort, mais j’avais peur que ça me porte malheur de m’imaginer aller jusqu’à la fameuse épreuve d’orientation.

Phil orangeF.D. : Était-ce plus dur, de manière générale, qu’il y a deux ans ?

Phil : Les candidats qui récidivent sont globalement plus aguerris. Ça nous a fait gagner beaucoup de temps. On a eu du feu très vite, le camp a aussi très rapidement pris forme. En ce qui concerne la survie, c’était donc plus facile. D’autant plus qu’on n’a jamais souffert de la faim. J’avais pris 6 kg avant de partir, histoire d’avoir des réserves. Mais je le regrette, parce que ça m’a handicapé pour les épreuves. Concernant l’ambiance générale, en 2012, j’ai été un peu banni de mon équipe. Ainsi, il m’avait fallu attendre le deuxième jour avant que quelqu’un m’adresse la parole. J’ai heureusement réussi à m’intégrer plus facilement cette fois-ci.

F.D. : Que pensez-vous de ces candidats qui privilégient la stratégie au mérite ?

Phil : J’adore ça ! Il faut des gens comme ça. Ça pimente le jeu. Moundir est, par exemple, très bon dans ce domaine. Pour ma part, je ne suis sans doute pas assez tacticien. Il faut dire que je ne me suis jamais senti menacé. Si j’avais été la cible d’une stratégie, j’aurais certainement trouvé quelque chose pour me tirer d’affaire.

F.D. : Vous voyez-vous déjà participer à un troisième Koh-Lanta ?

Phil : Je ne pense qu’à ça. Je tiens absolument à montrer un autre visage aux téléspectateurs. Cette année, j’ai la sensation de ne pas avoir assez eu la rage. Ça ne me ressemble pas. J’ai trop pleuré, et j’en ai marre qu’on me voie chouiner sans cesse. Si je signe une troisième fois, il est hors de question que je verse une seule larme !

F.D. : Vos proches sont-ils du même avis ?

Phil : Vanessa [sa compagne, ndlr] est d’accord avec moi. Mes enfants, eux, ne s’en rendent heureusement pas trop compte. Cela dit, Timéo est déjà très lucide sur le jeu. Il sait pertinemment que je ne suis pas le plus fort sur le camp. Ses favoris sont Martin ou Laurent, qu’il appelle Le Frisé. Je suis d’ailleurs resté en contact avec ces deux-là. On se téléphone régulièrement. Ils sont devenus de vrais amis.

F.D. : Timéo a-t-il toujours le souhait de faire comme son papa ?

Phil : Oui, plus que jamais. Quand l’équipe de tournage est venue nous filmer à la maison avant mon départ, il était persuadé que c’était pour lui et qu’il allait partir à l’aventure. Quand on lui a expliqué qu’il se trompait, il était très déçu. Il m’a dit : « Bon d’accord, cette année, c’est encore toi, mais la prochaine fois, ce sera mon tour ! »

F.D. : Votre vie a-t-elle changé depuis 2012 ?

Phil : Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point. On m’arrête très souvent dans la rue pour me demander un autographe. Il paraît que j’ai même ému beaucoup de mes collègues ouvriers. Certains d’entre eux ont avoué avoir pleuré devant leur télévision. Ça surprend toujours. Je réalise encore une fois qu’on touche les gens, qu’on les fait rêver… Et ça fait un bien fou !

Philippe Callewaert

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