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Philippe Bouvard : Il devient aveugle !

Publié le 19 décembre 2014

  D’ordinaire très pudique, le journaliste Philippe Bouvard vient d’en faire la révélation lui-même : il n’arrive plus à lire des lettres de taille normale. Ne pouvant plus écrire, il est désormais obligé de dicter ses livres.D’ordinaire très pudique, le journaliste Philippe Bouvard vient d’en faire la révélation lui-même : il n’arrive plus à lire des lettres de taille normale. Ne pouvant plus écrire, il est désormais obligé de dicter ses livres.

Il ne décrochera donc jamais, ce diable d’homme ! Alors qu’il vient de fêter ses 85 ans, le 6 décembre, Philippe Bouvard semble toujours être ce bourreau de travail que l’on connaît depuis plus d’un demi-siècle. Mais comment pourrait-on parler de retraite à un homme qui, de son propre aveu, est tellement accro au boulot qu’il n’a même jamais pris de vraies vacances ?

Hélas, même lui ne peut échapper complètement à la loi commune de l’homme, qui fait que, l’âge venant, certaines de nos facultés s’amoindrissent, jusqu’à parfois nous abandonner totalement, insidieusement et sans retour. Dans un premier temps, Philippe Bouvard a mis fin à ses activités télévisuelles, avant de se résigner – d’assez mauvaise grâce… – à céder ses fameuses Grosses têtes à Laurent Ruquier. Allait-il pour autant découvrir les joies du farniente ? Évidemment non !

Lui, l’amoureux de l’écriture, sa première passion ; lui, l’homme aux soixante livres, comptait bien ajouter encore quelques titres à son œuvre. Et c’est là que la nature, parfois si cruelle, on le sait, a décidé de lui jouer un bien vilain tour… en faisant de lui un aveugle !

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Dès le mois d’avril dernier, nous vous avions révélé les menaces qui planaient sur les yeux de l’animateur. « Le natif de Coulommiers, écrivions-nous, serait en effet victime d’une dégénérescence maculaire (c’est-à-dire de la partie centrale de la rétine) liée à son âge, et pourrait même progressivement perdre la vue ! » L’adverbe progressivement était malheureusement un peu trop optimiste.

Oh, certes, Philippe Bouvard y voit encore, et la canne blanche n’est pas pour demain ! Néanmoins, ces derniers mois, la dégénérescence s’est accélérée.

Bouvard fond rougeLors d'un entretien
avec Laurent Delahousse
le voile a été levé
sur cette tragédie

Il y a deux semaines, sur France 2, c’est justement à Philippe Bouvard que Laurent Delahousse consacrait son excellente émission, Un jour, un destin. À un moment de ce portrait, la caméra nous montrait l’ex-patron des Grosses têtes, lisant à l’antenne de RTL ses fameuses fiches, celles qui lui permettent de relancer ses invités et de mener à bien son émission. Or, qu’avons-nous vu ? Que, sur les feuilles de papier en question, seuls quelques mots étaient inscrits, et qu’ils l’étaient en caractères gras et énormes ! Ce qui semblait bien indiquer que, désormais, l’homme de médias n’était plus capable de lire des lettres de taille normale.

De ce handicap, terrible pour un homme de plume tel que lui, nous venons hélas d’avoir la confirmation la plus officielle, puisqu’elle émane de Philippe Bouvard lui-même. Il y a deux semaines, l’hebdomadaire Valeurs actuelles lui consacrait sa « Une » et une interview s’étendant sur plusieurs pages.

C’est au cours de cet échange, lors d’un passage où lui et son interlocuteur évoquaient le plaisir d’écrire, que Philippe a révélé sa triste vérité : « En ce moment, je reviens à l’écriture, bien que, ma vue ayant baissé et ne contrôlant plus suffisamment mon graphisme, je ne sois plus capable d’écrire. Je suis contraint de dicter, mais je me suis habitué à cette discipline, et j’ai même remarqué que l’oreille était plus sensible aux répétitions que la vue. »

Bien sûr, la deuxième phrase de cet extrait se veut optimiste, positive. Cet homme-là ne nous a en effet guère habitués à chercher à faire pleurer sur son sort : question de pudeur et de dignité. Mais tout le monde peut comprendre quel calvaire ce doit être, pour quelqu’un qui a toujours vécu par et pour sa langue maternelle, de ne plus pouvoir lire ses grands écrivains, ni surtout s’adonner soi-même à cet irremplaçable bonheur qu’est l’écriture !

Que les lecteurs des livres de Philippe Bouvard se rassurent, ils pourront néanmoins se consoler de la façon suivante : que ce soit à la radio ou à la télé, il nous a tant habitués à être brillant à l’oral, que ses prochains livres « dictés » devraient se révéler largement aussi savoureux que ses ouvrages « écrits » !

Pierre-Marie Elstir

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