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Philippe Bouvard : Mesrine allait l'assassiner !

Publié le 29 octobre 2015

Trente-six ans presque jour pour jour après la mort de Jacques Mesrine, Philippe Bouvard révèle que l'ennemi public numéro un était sur le point de l'abattre.

Même des années après, la révélation fait froid dans le dos. S'il n'avait pas été abattu par la police, Jacques Mesrine allait s'en prendre à Philippe Bouvard. "J'aurais dû être son dernier client", vient de révéler le journaliste sur RTL au micro de Jacques Pradel dans l'émission "L'heure du crime".

Ce 2 novembre 1979, Philippe Bouvard n'est pas prêt de l'oublier. Alors éditorialiste à France Soir, notre confrère, dans quelques unes de ses chroniques, ne s'était pas privé de dire tout le mal qu'il pensait du légendaire criminel. "J'avais consacré deux ou trois chroniques assez vengeresses pour protester contre lui, qui avait sorti un best-seller et qui savait manier la langue française, et qui était devenu un maître à penser de la société française. Je trouvais que c'était lui faire beaucoup d'honneur et que ce n'était pas un exemple pour les jeunes", explique Bouvard sur RTLPour le tueur, cette mauvaise publicité ne devait pas rester impunie : il allait faire taire ce scribouillard importun.

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L'information, c'est la police qui l'a révélée à la victime supposée. Une demi-heure après la mort de Jacques Mesrine, abattu par les forces de l'ordre, Philippe Bouvard, alors en villégiature sur la Côte d'Azur reçoit un coup de fil d'un dénommé Devos. Il croit s'adresser à Raymond, le comique, or son interlocuteur se prénomme Serge. Il est chef de la Brigade de répression du banditisme et n'a rien de drôle à raconter à Bouvard, au contraire. "Je voulais vous avertir que nous venons d'abattre Jacques Mesrine il y a une demi-heure, et que, dans son veston, nous avons découvert un plan de votre villa du Vésinet ainsi que les numéros d'immatriculations de vos voitures, ainsi que les itinéraires que vous empruntez chez vous, pour rentrer le soir'', lui apprend le fonctionnaire à sa grande stupeur.

Avec de tels préparatifs, il est peu probable que Mesrine ait souhaité faire livrer des fleurs à son détracteur, ce n'était pas vraiment son genre. Grâce à son intervention le célèbre commissaire Broussard a donc sans doute évité la mort de Philippe Bouvard.

Christian Morales

Quatre jours avant la mort de Mesrine, Philippe Bouvard, insouciant, interviewe l'équipe du Splendid !

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