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Philippe et Mathilde de Belgique : Scandale à l'île d'Yeu !

Publié le 17 mars 2021

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Bien malgré lui, le couple royal Philippe et Mathilde de Belgique a provoqué la colère des Islais qui ne s'en sont pas remis…

Certains prétendent que la taille n'a pas d'importance, mais en matière de construction, cette affirmation ne se vérifie pas ! C'est ce que doivent aujourd'hui réaliser, avec une certaine aigreur, Philippe et Mathilde de Belgique, roi et reine de leur plat pays. Car depuis que nos confrères d'Ouest-France ont publié un article détaillant ce que l'on pourrait appeler « l'affaire de l'île d'Yeu », le 31 janvier dernier, le souverain et son épouse se débattent au cœur d'une véritable tempête…

Pour comprendre comment le scandale éclabousse aujourd'hui le couple royal, il faut se déplacer en Vendée, sur la merveilleuse île d'Yeu, un peu plus de 23 km2 de nature et d'oxygène, située dans le golfe de Gascogne. C'est sur cette terre que certains chanceux possèdent une maison, souvent une résidence secondaire.

C'est donc le plus naturellement du monde que le roi des Belges, qui venait en villégiature sur l'île depuis des années, a décidé d'y acquérir un bien en 2019. Une bâtisse de 200 m2, construite sur un terrain de 8 000 m2 . Le souverain y apprécie particulièrement la gentillesse et la discrétion des habitants, qui ont longtemps fait mine de ne pas le reconnaître, afin de le laisser en paix, lui et ses quatre enfants. En quelques années, sa fidélité au lieu a transformé cette aimable indifférence en une relation plus chaleureuse, encore renforcée lorsque le couple a acheté sa maison.

Mais, contre toute attente, ces bons rapports avec les Islais ont changé du tout au tout il y a quelques mois, lorsque le roi a décidé d'agrandir sa résidence !

Comme l'a relaté la RTBF, un ménage se présentant sous le nom de « Monsieur et Madame Legrand », pseudonymes du couple royal, s'est vu accorder, en août dernier, la possibilité d'étendre leur propriété avec une annexe. Un logement de 40 m2 destiné à loger le personnel dédié à leur protection… Si le monde est petit, une île l'est encore plus, et rapidement, les habitants ont remarqué des travaux sur la route du Ponant, près de la pointe du But, comme l'a rapporté un élu municipal, Patrice Bernard : « J'ai été interpellé plusieurs fois par des îliens qui me disent que c'est bizarre. Comment cela se fait qu'il y a une maison qui est en construction là-bas ? Ils sont en train de faire une deuxième extension, alors que, dans les zones naturelles, on n'a le droit qu'à une extension mesurée de 30 m2, et pas 1 m2 de plus. Vous avez la loi Littoral qui s'impose sur notre territoire, et la loi Littoral est très stricte », a-t-il expliqué à la RTBF.

L'affaire a véritablement éclaté le 26 janvier dernier, lors du conseil municipal. « On conteste, car ce local a été construit sur un espace naturel, a encore confié Patrice Bernard à 20 Minutes. Pourquoi avoir accordé ce permis de construire ? C'est clairement un privilège pour un homme d'État. C'est une honte. Les habitants de l'île sont en colère ! » Et alors qu'on demandait des comptes au maire, Bruno Noury, ce dernier a expliqué que cette autorisation n'était pas de son ressort : « Ce permis de construire s'est imposé à nous, c'est une demande du préfet », a-t-il répondu.

Une telle intervention est en effet rendue possible par la loi française au titre de « l'intérêt général ». Intérêt motivé par la sécurité dont doivent bénéficier le souverain et sa famille quand ils sont en déplacement. Mais ce passe-droit est vécu comme un privilège d'un autre temps. « Ce qu'on accorde à l'un, on doit l'accorder à d'autres et là, aujourd'hui, vous avez des Islais qui viennent frapper à la porte et disent : “Mais attendez, mais moi je veux la même chose.” Je ne sais pas quoi leur répondre », a encore confié Patrice Bernard.

Le 3 février, le maire s'est donc fendu d'un nouveau communiqué dans les colonnes de 20 Minutes : « Ce permis concerne une annexe permettant d'accueillir exclusivement les services de sécurité nécessaires à la protection d'un chef d'État. Au vu de cette situation particulière, cette possibilité offerte par le plan local d'urbanisme a été discutée et validée en concertation avec les services préfectoraux. » Si la loi semble être du côté du roi, il n'est pas certain que les Islais se montreront aussi accueillants avec la famille de Belgique… 

Laurence PARIS

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