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Philippe Etchebest : “Au rugby comme en cuisine, ce qui compte, c’est l’équipe !”

Publié le 22 janvier 2015

Entre fourneaux, ring et ballon ovale, notre chef étoilé Philippe Etchebest a dû un jour choisir. Et c’est devant les pianos de cuisson qu’il se tient désormais…

Après Cauchemar en cuisine et Objectif Top Chef, l’un de nos « toqués » les plus attachants intègre le jury de la 6e saison de Top Chef, aux côtés de Michel Sarran, Hélène Darroze et Jean-François Piège. Ce passionné de cuisine passe à table pour France Dimanche et nous met l’eau à la bouche.

France Dimanche (F.D.) : Que pensez-vous apporter de nouveau au programme ?

Philippe Etchebest (P.E.) : Tout seul, rien. C’est notre quatuor qui crée la nouveauté. Entre sérieux et « déconnade », il y a une vraie dynamique entre nous. Au-delà du jugement, on est plus dans la proximité et l’accompagnement, avec une vraie compréhension des candidats et de leurs plats.

F.D. : Ne craignez-vous pas que votre fort tempérament écrase vos trois complices ?

P.E. : Non ! Je pense que c’est justement nos différences qui construisent le groupe. Il faut s’en nourrir pour que chaque épreuve donne lieu à une vraie analyse. Chacun a sa propre approche, et c’est ce qui fait notre richesse.

F.D. : Vous resterez donc égal à vous-même ?

P.E. : Bien sûr ! Pourquoi changerais-je ? Vous savez, je fais toujours les choses très naturellement.

F.D. : Vous avez pratiqué la boxe en compétition et le rugby à un bon niveau, pourquoi avez-vous arrêté ?

P.E. : J’ai effectivement boxé pendant dix ans et joué au rugby durant quinze, mais il vient un moment où il faut faire des choix. Et ce n’est pas évident d’allier le sport de haut niveau et le métier de cuisinier.

F.D. : Que vous ont apporté ces sports dans votre métier ?

P.E. : Plein de choses ! J’ai d’ailleurs toujours fait le parallèle entre ma vie sportive et ma carrière. Au rugby comme en cuisine, ce qui compte, c’est l’équipe, l’engagement. Gagner des étoiles, pour un restaurant, c’est comme gagner un match. Il faut certes un capitaine pour montrer l’exemple, mais derrière, il faut de très bons joueurs ou cuisiniers. Seul, on arrive difficilement aux mêmes résultats. Quant à la boxe, elle m’a apporté un gros mental, car monter seul sur un ring, ce n’est pas facile. Quand il faut y aller, il faut y aller ! Je pense que c’est d’ailleurs ce qui m’a aidé à gagner le concours du meilleur ouvrier de France, parce que, là, tu es seul devant tes fourneaux et tu dois te battre contre toi-même.

F.D. : Êtes-vous le même à la ville qu’à l’écran ?

P.E. : Totalement ! Vous savez, ma condition à l’époque pour faire Cauchemar en cuisine était très claire : qu’on ne me demande pas de jouer un rôle ! Il est vrai que, dans ce programme, certaines situations improbables faisaient que les gens avaient besoin d’un électrochoc, d’être bousculés pour y arriver, donc j’étais souvent obligé de crier. Alors que, dans la vie, je râle, bien sûr, mais je ne pousse jamais de gueulante. Sinon, je suis à l’écran comme dans la vie. Dans Objectif Top Chef, j’ai d’ailleurs montré une autre facette de ma personnalité. J’étais avec des jeunes dans l’accompagnement et la transmission, des choses que je fais au quotidien puisque j’ai toujours formé des apprentis. Il y a un fossé entre mon comportement dans Cauchemar et dans Objectif, mais je reste moi-même. Et dans Top Chef, avec des candidats et des situations différents, ce sera encore autre chose.

Etchebest bras

F.D. : Quels sont vos tout premiers souvenirs de cuisine ?

P.E. : Mon père était chef cuisinier dans un restaurant et, gamin, j’aimais bien aller lui filer un coup de main. J’avais 8 ou 9 ans à l’époque, et je faisais les moules ou j’épluchais les pommes de terre.

F.D. : Quel papa êtes-vous avec Oscar-Louis, votre fils de 11 ans ?

P.E. : J’essaie d’être assez ferme, mais surtout le plus juste possible. Je ne suis évidemment pas aussi présent que je le souhaiterais, mais quand je suis là, j’y suis à 100 %. J’assiste à tous ses entraînements de rugby, on fait ses devoirs ensemble, même s’il n’aime pas trop, car je manque parfois un peu de patience ! (Rires.) C’est mon défaut. Comme tout le monde, je fais certainement des erreurs, mais j’essaie d’être le meilleur père possible.

F.D. : C’est vous qui cuisinez à la maison ?

P.E. : Eh bien, non ! Quand on reçoit, oui, c’est moi qui m’y colle, mais au quotidien, c’est Dominique, mon épouse.

F.D. : Comment l’avez-vous séduite ?

P.E. : En lui offrant des roses en chocolat ! J’avais appris par une de ses amies qu’elle adorait ça. Du coup, j’ai débarqué avec mon petit bouquet et elle a craqué !

F.D. : Quel est votre plat favori ?

P.E. : Oh, je n’en ai pas, j’aime tout ! Et puis, ce n’est pas tant les plats qui sont importants, mais les gens avec qui on les partage. Sinon, je peux aussi bien me régaler d’un bon sandwich que d’un plat aux truffes. Je suis gourmand de tout.

Caroline Berger

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