France Dimanche > Actualités > Pierre Palmade : Esclave de la drogue !

Actualités

Pierre Palmade : Esclave de la drogue !

Publié le 21 mai 2019

Accro à la cocaïne, Pierre Palmade a décidé de combattre son addiction en la mettant sur la place publique.

Il a eu envie, à 51 ans, de tout révéler, d’aller au-delà de son image d’humoriste bien élevé, de raconter sa descente dans l’enfer de la cocaïne. Pierre Palmade a écrit un livre, Dites à mon père que je suis célèbre (éd. HarperCollins), où il ne cache rien de sa dépendance à cette drogue, qui lui permettait d’assumer son homosexualité.

Dans la presse, il évoque son adolescence à Bordeaux, où il draguait des filles sans y croire vraiment, et ce départ à 19 ans pour Paris, où il voulait vivre sa vie, d’artiste comme d’homosexuel. Très vite, il plonge dans les nuits folles de la capitale. Il devient ce qu’il définit lui-même « une caricature du show-biz ». Il boit, court les boîtes gays et prend de la coke pour s’accepter, puisque sobre, il ne se supporte pas. « Je me dis que je suis malade, que j’ai un truc qui n’est pas normal », confie-t-il au Monde. La drogue l’aide à combattre son « autohomophobie ».


Il comprend à 30 ans que ce « médicament » est en réalité un poison. C’est aussi l’époque où il multiplie les fautes professionnelles en annulant régulièrement des rendez-vous, des émissions de télé… D’ailleurs, la coke l’empêche d’écrire : « Ma carrière, je l’ai faite à 80 % à jeun, mais elle est à 30 % de ce qu’elle aurait pu être ».

Il va essayer de s’en sortir, comme il s’était déjà réconcilié avec lui-même en affichant son homosexualité en 2001.

Après une cure de désintoxication entamée l’an dernier, il tient pendant des mois, jusqu’à cette soirée fatale du 10 avril où il reprend de l’alcool et de la cocaïne. Et fait une mauvaise rencontre…

Un garçon qu’il ramène chez lui, et qui l’accusera ensuite de l’avoir drogué et violé. Les deux hommes finissent au commissariat. Deux heures après, l’accusateur retire sa plainte. Mais le mal est fait, la presse titre sur l’arrestation de l’humoriste.

Le bien, c’est que ce fut sans doute l’histoire de trop. Celle qui lui a permis de vraiment prendre conscience de son addiction. « Je ne veux plus en reprendre, je veux me rétablir, sortir de cette maladie. » Ce livre qu’il publie en pensant à son père, disparu alors qu’il avait 8 ans, est sans doute aussi un remède.

« C’est écrire qui m’a aidé à ne pas prendre de drogue, soutient-il. Car elle coupe toute la spiritualité, toute la connexion avec l’inspiration. » Un vrai gâchis, quand on s’appelle Pierre Palmade.

Béatrix GREGOIRE

À découvrir