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Pierre Perret : Trahi par le film tiré de son roman !

Publié le 13 août 2010

Son autobiographie, "Le café du pont" a connu un succès retentissant. Pierre Perret ne retrouve rien de son enfance dans l'adaptation qui en a été faite !Son autobiographie, "Le café du pont" a connu un succès retentissant. Pierre Perret ne retrouve rien de son enfance dans l'adaptation qui en a été faite !

Il y a du grabuge au comptoir ! Pourtant il se faisait une joie de découvrir l'adaptation au cinéma par le réalisateur Manuel Poirier, de son recueil de souvenirs, Le café du pont, paru en 2005...  Hélas, si ce café a été un succès de librairie, régalant plus de 200.000 lecteurs, il a, au cinéma, un goût bien amer, en tout cas pour Pierre Perret.

Lui qui espérait retrouver dans ce film, sorti le 4 août dernier sur les écrans, « l'atmosphère luxuriante, les personnages truculents et les histoires hautes en couleur » qui l'ont marqué lorsque, gamin, il se promenait dans le bar de ses parents à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), il est tombé de haut.

« Je suis catastrophé, vient-il de confier au Parisien. La saveur originelle n'existe plus. Dans le bistrot de mes parents, ça fusait de partout. Les clients s'apostrophaient, se racontaient des histoires incroyables. On ne retrouve rien de tout ça dans le film. Il y avait la trame pour quelque chose de beaucoup plus vivant. Mais Manuel Poirier a volontairement tout décalé par rapport à la réalité. »

->Voir aussi - Pierre Perret : Face à la justice !

Un décalage qui s'explique peut-être par le fait que l'auteur n'a jamais été, à son grand regret, invité à venir sur le tournage. Ni même sollicité pour ce qui est pourtant son rayon : la musique. Pas une note du film n'est de lui !

Ego

La déception affichée du chanteur et écrivain n'a évidemment pas plu du tout à Manuel Poirier, qui, piqué au vif, a réagi dès le lendemain, toujours dans Le Parisien. Et il n'a pas mâché ses mots, qualifiant l'attitude de Perret d'«assez minable» !

« Je suis arrivé sur ce projet un an après qu'il a vendu les droits de son livre aux producteurs. Il n'avait posé aucune clause au contrat sur le choix du réalisateur. J'ai écrit le scénario et je suis allé le lui soumettre... Il a donné son accord. Connaissant ma filmographie, il n'aurait pas dû cautionner le scénario s'il n'était pas d'accord. Pierre Perret a vendu les droits pour la notoriété et l'argent. J'interprète sa réaction comme un coup d'ego assez pitoyable. »

En tout cas, une chose est sûre : ces deux-là ne s'inviteront pas de sitôt à prendre un café sur le pont...

Benoît Franquebalme

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