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PPDA : 20 nouveaux témoignages !

Publié le 11 mai 2022

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Ce 10 mai, Médiapart a diffusé son émission A l’air libre, consacrée cette fois-ci à l’affaire Patrick Poivre d’Arvor. Dans un entretien bouleversant et très cru, vingt femmes accusent pour la première fois à visage découvert et publiquement, le journaliste de violences sexuelles.

Ce sont vingt femmes, toutes d’origines sociales, géographiques et aux carrières différentes qui se sont présentées sur le plateau de l’émission A l’air Libre de Médiapart ce 10 mai. Vingt femmes qui décrivent des viols, des violences et du harcèlement sexuel de la part de l’ancien journaliste vedette de TF1.


“Jamais les femmes dont vous allez entendre les récits n’avaient été réunies dans une même émission”, avait indiqué Médiapart. En effet, certaines prennent la parole pour la première fois à visage découvert. Deux d’entre elles étaient mineures, huit d’entre elles ont dénoncé un viol.

Au total, ce sont seize femmes qui ont porté plainte contre l’ex-journaliste et parmi elles, on retrouve Florence Porcel, par qui l'affaire PPDA a débuté. Au mois de février, l'écrivaine avait déposé plainte contre Patrick Poivre d'Arvor pour deux viols, commis en 2004 et en 2009.

Margaux Cauquil-Gleizes, quant à elle, est enseignante. Si elle a tenu à témoigner à visage découvert ce 10 mai, c’est pour réagir au dépôt de plainte à son encontre de Patrick Poivre d’Arvor pour dénonciation calomnieuse.

“C’est une façon de lui dire que je n’ai pas peur et que je maintiens mon témoignage, à savoir qu’il m’a violée quand j’étais mineure, j’avais 17 ans, et qu’il m’a agressée sexuellement dans son bureau à l’âge de 24 ans”, expliquait-elle.

De son côté, Patrick Poivre d’Arvor continue de nier les faits. Le journaliste a dénoncé “un lot d’excès et de dérives” du mouvement social #MeToo. Il décrit aussi “un retour du puritanisme et de la censure, habilement parés de la prétendue protection des femmes.”

Il a fait savoir par le biais de ses avocats qu’il contre-attaquerait avec le dépôt de plaintes pour dénonciations calomnieuses. Pour lui, ces femmes sont “des femmes éconduites ou ignorées, nourrissant une amertume qui les conduit à commettre, par vengeance tardive, le délit de dénonciation calomnieuse.”

Andréa Meyer

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