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PPDA : Il se croit immortel

Publié le 10 octobre 2008

« Je n'aime pas du tout que les histoires s'arrêtent »... Deux mois après avoir été mis à la porte de la présentation du journal télévisé de TF 1, PPDA s'exprime sur le tournant professionnel qu'il a vécu peu avant l'été

Dans les pages du magazine Psychologies, PPDA revient longuement sur son éviction et nous gratifie, au passage, de quelques vérités. C'est ainsi qu'il explique que ce départ, dont beaucoup pensaient qu'il le prévoyait secrètement en 2012, il l'avait en réalité décidé pour 2009.

Patrick Poivre d'Arvor évoque aussi, au cours de ce long entretien, la solitude qui l'a très vite entouré après son retrait des écrans. Solitude choisie, mais aussi subie, car dans ce genre de situation, « un certain nombre de gens en qui vous croyez se détournent très vite ». Il précise : « Je pense à une personne en particulier. Et ça, c'est dur, très dur. »

Il raconte aussi son pèlerinage vers Compostelle, débuté en 2001, et achevé cet été. Au cours de cette longue marche, il se souvient qu'il a souvent songé à la mort. Une mort qui l'a frôlé de près, à plusieurs reprises : « J'ai vu la mort en face avec Tiphaine et Solenn, mes deux filles qui ne sont plus là », dit le journaliste.

->Voir aussi - PPDA : De retour au JT de TF 1 !

Credo

Un peu auparavant, le présentateur rappelle qu'enfant il a survécu à une maladie très grave : « J'aurais pu y passer », indique-t-il, laconique.

La mort, Patrick l'a donc côtoyée de près, mais tel un torero dans une arène, il semble croire qu'il l'a apprivoisée, maîtrisée, ou tout du moins qu'elle ne peut pas le toucher : « J'ai toujours l'impression d'être immortel », conclut-il pour expliquer l'étrange sentiment qui l'habite.

Vivre pour ne pas mourir, tel pourrait être le credo de ce travailleur acharné, exigeant avec lui comme avec les autres. Effectivement, PPDA confie que si la mort n'est pas son obsession, inconsciemment, il pourrait avoir tendance à en repousser les limites en se plongeant dans la suractivité. On comprendrait mieux, dès lors, ce qui motiverait le journaliste dans ses quêtes multiples, qu'elles soient personnelles, affectives, ou professionnelles.

Patrick est un conquérant, horrifié par l'idée d'avoir à attendre quoi que ce soit, a fortiori sa propre mort : « Je n'ai pas envie de m'installer au bord d'un fleuve en disant : " Qu'elle arrive, qu'elle vienne. " Surtout pas. Je déteste la mort de tout. »

Et de décliner ces fins, de choses ou d'histoires, qu'il ne voudrait jamais voir. Amours qui s'achèvent, amitiés qui se fissurent, fleurs qui se fanent...

Toujours sur la brèche, il ne conçoit pas que le sable puisse s'arrêter de s'écouler. Amoureux des lettres, il n'aime donc pas quand les aventures s'achèvent. Celle qu'il vivait avec le journal télévisé s'est terminée malgré lui, mais qui sait si finalement cet insatiable créateur ne finira pas par réaliser son rêve par un autre moyen.

PPDA veut plonger toujours plus dans l'écriture de livres pour peut-être, un jour, passer sous la Coupole, entrer à l'Académie française et devenir à son tour... immortel !

Christian Morales

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