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PPDA : "Je ne me suis jamais retrouvé au 36, quai des Orfèvres"

Publié le 26 novembre 2015

Citant une source judiciaire, nous vous informions ce matin que Patrick Poivre d'Arvor avait été placé en garde à vue pendant toute la journée d'hier. L'ex journaliste de TF1 s'est expliqué. S'il admet avoir été auditionné par les enquêteurs, il nie s'être retrouvé au 36 quai des Orfèvres.

Ce matin nous vous informions que, selon le magazine Closer, Patrick Poivre d'Arvor avait passé l'ensemble de sa journée d'hier en garde à vue. L'ancien présentateur du Journal Télévisé de TF1 était entendu dans le cadre de l'affaire Aristophil, une société spécialisée dans l'investissement de manuscrits précieux.

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Pour les enquêteurs, il pourrait s'agir en vérité d'une cavalerie, un système pyramidal de type Ponzi, comme dans l'affaire Madoff, où les apports des nouveaux épargnants servaient à payer les intérêts promis à 8 ou 9% par an. L'Express avait expliqué dans un article détaillé que PPDA avait joué un rôle de "vitrine" dans cette affaire, pour attirer de nouveaux épargnants. En échange, toujours selon cette source, l'écrivain aurait perçu quelques cadeaux de la part du président d'Aristophil, Gérard Lhéritier, et contracté un prêt de 400 000 euros.

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Contacté par TV Mag, Patrick Poivre d'Arvor nie avoir été placé en garde à vue par la brigade financière. "Je ne me suis jamais retrouvé au 36, quai des Orfèvres", a-t-il déclaré. S'il a bien été auditionné, il affirme que l'initiative venait de lui. "J'avais écrit à la juge à la suite d'un article fallacieux de L'Express, se défend-t-il. J'ai pu m'expliquer hier matin devant les enquêteurs notamment sur le prêt qui m'avait été consenti à titre personnel par Gérard Lhéritier. J'ai à ce jour remboursé les ¾ de la somme prêtée."

Patrick Poivre d'Arvor et Gérard Lhéritier sont toujours présumés innocents par la justice. En revanche, les épargnants qui auraient été floués suite à la mise en liquidation judiciaire d'Aristophil n'ont toujours pas été dédommagés. La cour d'appel de Paris a examiné mardi une demande de levée de saisies pénales, d'un total de 110 millions d'euros, pour couvrir l'éventuel préjudice si le système devait être reconnu frauduleux par la justice. Affaire à suivre...

Stéphane Joly

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