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PPDA : Son déchirant adieu à sa maman adorée !

Publié le 22 juillet 2011

Le journaliste doit faire face à la plus pénible des épreuves qu'un homme puisse vivre : PPDA vient de perdre, ce samedi 16 juillet, sa mère qu'il aimait tant...

Madeleine-France Poivre d'Arvor n'est plus. Une annonce, publiée dans le Figaro du lundi 18 juillet, stipule sobrement : « Jacques Poivre d'Arvor, son époux, Patrick (PPDA), Catherine et Olivier, ses enfants, n'oublieront jamais Madeleine-France Poivre d'Arvor, décédée le 16 juillet 2011. Une messe sera célébrée en l'église Saint-Jacques de Reims, le mercredi 20 juillet, à 14 heures. »

Le journaliste vient donc de perdre sa mère, dont il ne parlait pratiquement jamais. Ce silence cache, en fait, une immense pudeur teintée de respect, à l'image de l'amour que PPDA vouait à celle qui lui a donné la vie.

Une seule fois, il s'est confié sur cette femme d'exception, dans son ouvrage L'homme d'image. Un métier, une passion : « Ma mère, née à Nantes, est d'origine auvergnate. Elle ne travaillait pas et c'était une gaulliste fervente, qui m'a donné le goût de la politique. »

->Voir aussi - PPDA : "Non, je n'ai pas divorcé !"

Valeurs

Madeleine-France Poivre d'Arvor, née Jeuge, est en effet une personne cultivée et discrète qui élève ses trois enfants en leur transmettant des valeurs d'intégrité et d'humanité.

Pour son fils Patrick, qu'elle adore, elle veut l'excellence. C'est pourquoi elle le destine à une carrière de professeur de médecine. Mais PPDA, fou de journalisme, en décide autrement à 16 ans.

À Reims, où il a passé son adolescence, Madeleine-France est respectée pour sa culture et sa réserve que certains interprètent comme de la froideur.

Car Mme Poivre d'Arvor n'aimait pas faire étalage de ses sentiments, ce dont ses fils ont souffert, comme l'avouait Olivier, le frère de Patrick, lors d'une interview en 2006 : « Nous étions fascinés par notre mère. Mais elle était froide et distante. Alors nous essayons, parfois dans la multiplicité, de retrouver cette affection qu'on n'a pas voulu nous donner, enfants. »

Mais au-delà des apparences, Madeleine-France est restée le seul grand repère de Patrick Poivre d'Arvor. C'est auprès d'elle qu'il a trouvé le réconfort après la mort de sa sœur Catherine, décédée au large de l'île Maurice en 1968. Auprès d'elle encore, il a puisé l'énergie de surmonter les disparitions de ses filles Tiphaine, morte au berceau, et Solenn, qui s'est suicidée à 19 ans.

Et si cet éternel séducteur, cet homme d'image, a su garder la tête froide, c'est grâce à cette mère intègre qui lui a très tôt appris à se méfier du paraître. Elle lui était d'autant plus précieuse que PPDA n'a jamais caché son manque de repère paternel : « Les pères ne savent jamais rien de leur fils. Ni les fils de leur père », écrivait-il dans son livre L'irrésolu. Aujourd'hui, Madeleine-France, la seule à savoir vraiment tout de PPDA, est partie à jamais...

Christian Narbrière

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