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PPDA : Traqué par un criminel

Publié le 16 janvier 2009

Vingt ans après, PPDA dévoile le terrifiant secret qui le liait au tueur. Vendredi 9 janvier, sa prestation lors du XIe Gala de la presse a laissé le public pour le moins perplexe... Venu, ce soir-là, apporter son soutien à l'association Action Innocence, Patrick Poivre d'Arvor est apparu particulièrement tendu sur la piste du cirque Phénix où il présentait un numéro de magie.

Une lettre signée d'un célèbre meurtrier est arrivée sur le bureau de PPDA...

S'agissait-il d'une contrariété passagère, étonnante de la part de ce grand professionnel qui s'est toujours gardé d'étaler ses états d'âme en public ? Ou était-ce plus grave que cela...

->Voir aussi - PPDA : A nouveau face au drame de l'anorexie

Le lendemain, PPDA évoquait sur une chaîne du câble des moments particulièrement « déplaisants » qu'il a traversés, et dont le terrible souvenir s'est récemment, et de façon très brutale, rappelé à lui...

Il y a trente ans, en effet, le journaliste découvrait sur son bureau, une lettre, signée de la main d'un célèbre criminel, le menaçant de mort. L'auteur de cette sombre missive ? Jacques Mesrine, considéré comme l'ennemi public numéro 1 jusqu'à sa mort, le 2 décembre 1979. De quoi trembler !

Lorsque Patrick reçoit cette lettre, en 1978, il est présentateur du journal de France 2. Une position qui l'amène presque chaque jour à évoquer Mesrine, alors au cœur d'un incroyable tapage médiatique.

Tout juste évadé de la prison de la Santé dans d'incroyables circonstances, le roi du grand banditisme s'adonne en effet à une vindicte en règle. Outre la tentative de kidnapping du juge Petit, il torture et laisse pour mort Jacques Tillier, un journaliste de Minute, coupable à ses yeux de l'avoir diffamé. C'est à cette époque que le criminel en cavale place PPDA en tête de sa liste noire. Celle des personnes à abattre...

La méfiance permanente mais aussi la peur, palpable, d'être la prochaine victime de « l'homme aux mille visages » transforment chaque journée en un cauchemar indescriptible. Un cauchemar qui tourne à l'enfer lorsque la brigade antigang découvre, dans l'une des planques du bandit, le plan de l'appartement de PPDA !

Pourtant, au lieu d'alerter la police sur le danger que court alors l'homme de télévision, cette découverte fait au contraire de Patrick un suspect, et de ses enfants, de véritables victimes ! « Un jour, la brigade antigang a investi mon appartement, a-t-il raconté le week-end dernier sur TPS. Ils étaient persuadés qu'il [ ndlr : Mesrine ] était chez moi. »

Outre le caractère odieux de cette suspicion, la perquisition se déroule dans des circonstances pour le moins désagréables, comme le journaliste le mentionne dans un droit de réponse récent publié par le magazine Voici . « La brigade est intervenue chez moi, en mon absence, mais en présence de mes enfants. »

La frayeur, l'incompréhension, la violence de cette intrusion, l'appartement saccagé, sans parler du fait d'être suspecté de complicité avec le plus grand criminel de France... l'épreuve était rude, même pour un homme de la trempe de PPDA !

On imagine, dans ces conditions, à quel point la sortie du film de Jean-François Richet, Mesrine , le 17 octobre dernier, a dû être perturbante, sinon traumatisante pour l'ex-roi du JT de TF 1. D'autant que la production a utilisé des images d'archives le mettant en scène tant dans l'exercice de sa profession que dans des circonstances plus personnelles !

Des images qui ont été exploitées sans l'accord du principal intéressé, lequel a demandé leur suppression ! « Je ne souhaite pas m'ériger en acteur d'un f ilm dont Mesrine est le héros », a martelé PPDA dans la presse. L'on comprend mieux son comportement en songeant aux très mauvais souvenirs que ce long-métrage a réveillés en lui...

Anna Hadrien

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