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Prince Charles : Roi en 2013 !

Publié le 28 novembre 2008

À 65 ans, le fils aîné d'Elizabeth II, le prince Charles accédera au trône d'Angleterre sous le nom de Charles III.

Lors de son couronnement, le 6 février 1952, la toute jeune reine Elizabeth II avait fait le serment de passer sa vie entière au service de son pays. Une promesse en passe d'être tenue puisqu'à 82 ans, pour le plus grand bonheur de ses sujets, la reine assure toujours ses fonctions.

En lisant le Sunday Express du dimanche 16 novembre dernier, les Britanniques ont dû se rendre à l'évidence. Il était écrit noir sur blanc à la une du très sérieux hebdomadaire que leur chère Elizabeth avait décidé d'abdiquer dans cinq ans. À 65 ans, son fils aîné accédera au trône d'Angleterre sous le nom de Charles III.

La souveraine, qui a un grand sens du devoir, n'a évidemment pas pris cette décision de gaieté de cœur, comme l'ont confié à l'hebdomadaire des proches de la famille royale : « Sa Majesté réalise parfaitement qu'à 87 ans elle n'aura pas la même énergie qu'aujourd'hui. De plus, dans cinq ans, le prince Philip aura 92 ans, et elle craint qu'il ne soit plus capable de l'accompagner dans ses déplacements. »

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Pourtant, toujours selon le Sunday Express, la souveraine n'aurait jamais accepté de se démettre de ses fonctions si Charles n'avait pas retrouvé la faveur de ses futurs sujets. Grâce notamment à son engagement caritatif, le futur souverain a en effet conquis le cœur des Britanniques, qui ont même fini par accepter son épouse, Camilla. Un récent sondage le prouve : près des deux tiers estiment que Charles fera un bon roi.

Une opinion qu'une minorité influente ne partage malheureusement pas. Loin s'en faut ! L'establishment britannique ainsi que la plupart des grands patrons d'industrie et des conservateurs de tout poil voient le futur roi de Grande-Bretagne comme un dangereux révolutionnaire !

Charles s'est en effet attiré nombre d'ennemis parmi les parlementaires britanniques à cause de son combat pour la réinsertion des jeunes délinquants à leur sortie de prison. Une cause qu'il défend depuis trente ans avec son association caritative, Prince's Trust.

« On ne l'appelle pas pour rien Mr Fixit ("monsieur le réparateur" ), révèle un lord. Il croit que les pouvoirs publics sont impuissants à aider ces jeunes et que lui peut tout arranger. Mais moi, je trouve qu'il remue surtout beaucoup d'air. »

Dénigrement

Même son de cloche de la part de certains architectes, outrés par les déclarations fracassantes du prince sur l'urbanisme moderne. « De quoi se mêle-t-il ? tempête en effet l'un d'entre eux. Le voilà maintenant qui s'en prend à la déforestation. Mais il n'y connaît rien !»

Ce n'est pas tout ! Charles est également la bête noire de scientifiques et de grands patrons qui lui reprochent ses prises de position fracassantes contre les OGM. À cette véritable campagne de dénigrement se joignent également les médecins, inquiets de sa croisade en faveur des thérapies parallèles, et même les prélats anglicans, à qui Charles reproche leur manque de spiritualité.

Pas étonnant donc si tout ce monde-là a frémi en apprenant que le prince allait succéder à la reine Elizabeth plus tôt que prévu. D'autant que Charles n'a jamais caché que, contrairement à sa mère, il continuerait, une fois sur le trône, à donner son avis sur les sujets qui lui tiennent à cœur. Charles pourrait se comporter en véritable chef d'État.

« Actuellement il y a des initiatives en cours pour redéfinir le rôle du futur souverain afin de lui permettre de s'exprimer sur des affaires d'importance nationale ou internationale », explique son biographe, Jonathan Dimbleby. Des initiatives violemment dénoncées par tous les détracteurs du prince.

« Quelle honte ! C'est une très grave entorse aux institutions, une dérive de la monarchie, s'indigne un membre du Parti travailliste. D'ici à ce que la Grande-Bretagne devienne une république, il n'y a qu'un pas !»

Un pas que ne franchiront pas la plupart des Britanniques, pour qui la couronne d'Angleterre est au contraire plus solide que jamais. Grâce justement au prince Charles, le futur roi des cœurs.

Catherine Venot

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