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Prince Charles : Son enfance de martyr

Publié le 22 juillet 2017

Pour l'endurcir, le père du prince Charles l’a envoyé dans une école où il était le souffre-douleur des autres élèves.

Lorsque sa mère, la reine Elizabeth II, âgée de 91 ans, aura rendu son dernier souffle, il héritera de la couronne d’Angleterre et montera à son tour sur le trône… Une destinée inscrite dans les gênes du prince Charles qui se prépare depuis toujours, comme tous les membres de cette lignée, à accomplir un jour son devoir.

Le futur monarque, qui est aujourd’hui un homme dans la fleur de l’âge, peut se targuer d’avoir acquis suffisamment d’expérience pour exercer sereinement cette fonction suprême. Il est clair que le prince de Galles, âgé de 68 ans, ne craint pas ses futures responsabilités. Mais cette assurance ne lui est pas venue du jour au lendemain. Loin de là !

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Dans The Duchess: The Untold Story, dont le Daily Mail vient de publier quelques extraits, la biographe de la princesse Diana, Penny Junor, lève le voile sur une période très difficile pour le prince. Une étape bien sombre de la vie du fils de Philip Mountbatten durant laquelle son père n’aurait pas parié un penny sur la capacité de son rejeton à marcher sur les traces de sa mère ! « Charles, l’héritier, était un enfant petit, timide et sensible, facilement harcelé et souvent victime. En bref, il était une déception pour ses parents », écrit l’auteur.

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Il a surtout déçu son papa, qui continue d’ailleurs encore aujourd’hui, alors qu’il vient de fêter ses 96 ans le 10 juin dernier, de se plaindre du regrettable romantisme de Charles comparé à son heureux pragmatisme… Alors persuadé que l’expérience formatrice de la pension pourrait endurcir cette « femmelette » de fils, le mari d’Elizabeth décide de l’envoyer à Gordonstoun, situé à Elgin, dans la région écossaise de Moray, où lui-même avait étudié.

Pour le jeune garçon de 13 ans, ce séjour dans l’une des plus autoritaires institutions du Royaume-Uni sera un véritable enfer. Un cauchemar que le prince de Galles subira deux années durant !

Châtiments

Cet établissement, fondé en 1934, a la réputation d’éduquer ses élèves à la dure. Rappelons-nous d’ailleurs que, à cette époque, la Perfide Albion autorise encore les châtiments corporels à l’école ! À Gordonstoun, les élèves ont intérêt à se tenir à carreau… Mais c’est surtout Charles qui souffre au plus haut point de cet internat où ses compagnons de chambrée l’obligent notamment à laisser sa fenêtre ouverte durant la nuit, laissant s’engouffrer le vent glacial de l’hiver, la pluie et la neige.

Pour corser le tout, Philip a laissé des consignes très précises pour que son fils ne bénéficie d’aucun traitement de faveur lié à son rang. Une consigne appliquée à la lettre par la direction de l’école et, surtout, par les élèves qui vont s’en donner à cœur joie… Car le malheureux n’est pas épargné !

Sa timidité, sa sensibilité et sa réserve font rapidement de Charles une cible toute désignée pour ses « camarades » de chambrée. Si les journées d’étude sont à peine supportables, dans le dortoir commun partagé par les adolescents de l’établissement, les nuits sont devenues infernales pour celui que les autres considèrent désormais comme leur souffre-douleur préféré.

Ce dernier, isolé, éloigné de sa famille, subit sans relâche la violence des autres jeunes qui s’acharnent contre lui : « Charles était frappé par ses colocataires de dortoir », raconte encore Penny Junor.

Épreuve

Sans ami à qui se confier, c’est dans une lettre à son cousin qu’il avait décrit son calvaire quotidien : « Je n’aime pas tellement cet endroit, lui écrivait le jeune garçon de 13 ans. J’ai peur d’aller me coucher parce que je me fais taper dessus toute la nuit… Je ne supporte plus de me prendre des coups d’oreillers en pleine tête. »

Dans une autre missive, véritable appel à l’aide, l’adolescent confie que, jour après jour, sa situation ne fait qu’empirer : « La plupart du temps, c’est l’enfer absolu ici et j’aimerais pouvoir rentrer à la maison. »

Revenir dans le giron protecteur de sa famille, échapper à la terreur imposée par ce groupe de harceleurs en culotte courte est un souhait que le pauvre Charles ne manque pas de formuler les très rares fois où son père consent à lui rendre visite. Mais ce vœu ne sera hélas jamais exaucé.

Seul dans son malheur, sans pouvoir échapper à son triste sort, le prince subira jusqu’au bout les sévices des pensionnaires de son école écossaise. Cette épreuve l’a-t-elle finalement endurci, comme son père l’espérait tant ? En est-il revenu grandi ? L’on dit souvent que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Il faut croire en tout cas que le futur roi d’Angleterre le prince Charles a eu de la chance : ces odieuses brimades n’ont pas eu sa peau…

Clara Margaux

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