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Rachid Ferrache : Il s'est tourné vers la musique !

Publié le 17 février 2015

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Il a bien grandi, le petit Simon de L'as des as ! Coach vocal sur " Nouvelle star" et membre du jury d'une émission sur W 9, Rachid  Ferrache est passé du côté de la chanson.

Son visage vous dit quelque chose ? Normal. Rachid Ferrache avait à peine 10 ans lorsqu'il donna la réplique à Jean-Paul Belmondo dans L'as des as, inoubliable film de Gérard Oury. Après avoir tourné dans une trentaine de films - il a notamment aussi joué avec Coluche dans Banzaï -, le petit Rachid a finalement mis sa carrière de comédien en suspens.

Aujourd'hui, il se consacre à la musique. Il fait aussi partie du jury de l'émission À la recherche du nouveau Michael Jackson , sur W 9.

France Dimanche (F.D.) : Que devenez-vous depuis la sortie de L'as des as, en 1982 ?

Rachid Ferrache (R.F.) : Je suis auteur-compositeur-interprète. À 14 ans, j'ai sorti mon premier single, Le p'tit Beur . J'ai beaucoup chanté cette chanson à la télévision. Chez Drucker, Foucault, Sabatier, entre autres... La radio m'a carrément boycotté, de peur de perdre des auditeurs d'extrême droite. Ça ne m'a pas empêché de vendre près de 400000 exemplaires. Heureusement, les mentalités ont changé depuis cette époque. Plus tard, je me suis perfectionné dans les chœurs. J'ai ainsi travaillé avec de très grands artistes : de Chimène Badi à Johnny Hallyday, en passant par Catherine Lara, Maurane et Véronique Sanson. J'ai gardé de très bons contacts avec tous, surtout avec les deux dernières, qui sont devenues de très bonnes copines. J'ai également été coach vocal pour Nouvelle star , sur M 6, l'année où Christophe Willem a gagné. Je l'ai dirigé durant tout le concours. C'était quelqu'un de très talentueux et très agréable. On ne peut pas en dire autant de la finaliste Dominique. C'était très compliqué de travailler avec elle. Bref, c'est fort de cette expérience que je me retrouve aujourd'hui juré de l'émission À la recherche du nouveau Michael Jackson .

FD. : Quel en est le concept ?

R.F : On cherche quelqu'un qui saura se faire remarquer pour ses qualités de chanteur et de danseur, sans pour autant ressembler au King of the pop. Ce n'est pas un concours du meilleur sosie ! Les deux vainqueurs ( un enfant et un adulte ) feront partie du prochain spectacle consacré à Michael. J'en serai le directeur artistique. J'ai déjà produit un spectacle, Génération moonwalk , qui lui rendait hommage. J'ai aussi produit un court-métrage sur l'artiste exceptionnel qu'il était. Comme vous l'aurez remarqué, je suis un de ses plus grands admirateurs.

FD. : Comment vous êtes-vous retrouvé à jouer le rôle du petit Simon Rosenblum dans L'as des as ?

R.F. : J'avais commencé ce métier à 6 ans. J'ai fait plusieurs apparitions dans des films, dont Mille milliards de dollars , avec Patrick Dewaere. J'ai aussi fait beaucoup de pubs. C'est comme ça que j'ai un jour rencontré Gérard Oury, qui me voulait dans son film, puis Jean-Paul, qui avait le dernier mot pour ce casting. C'est donc lui qui a accepté que je fasse partie de l'aventure. À chaque fois que je le revois, je ne cesse de le remercier d'avoir cru en moi.

FD. : Êtes-vous restés en contact ?

R.F. : Oui, bien sûr ! Je l'ai d'ailleurs croisé il y a quelques jours à l'inauguration du musée de son père. Il était en pleine forme. Malgré les années qui passent, il est resté le même. C'est quelqu'un d'adorable, d'entier et de très généreux. Pendant des années, il envoyait à Noël un camion entier avec des tonnes de cadeaux pour toute ma famille. C'est un grand bonhomme !

FD. : Quels souvenirs avez-vous gardés du tournage ?

R.F. : C'était formidable ! Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était l'une des plus belles périodes de ma vie. Si je n'avais pas fait ce film, je ne sais pas ce que je serais devenu. À vrai dire, j'ai eu deux naissances : la première, naturelle, avec ma mère, et l'autre, avec Jean-Paul Belmondo. Pour moi, il est véritablement comme un second papa. Mais j'ai aussi gardé de très mauvais souvenirs de cette période...

FD. : C'est-à-dire ?

R.F. : Je jouais le rôle d'un jeune Juif, alors qu'en réalité je suis d'origine kabyle. Ça m'a alors causé de sérieux problèmes. Certains ont dessiné des croix gammées à l'entrée de chez moi. Il y a même eu un couteau planté sur ma porte avec un mot me menaçant de mort. J'ai aussi été victime de deux tentatives d'enlèvement. On avait tout fait pour ne pas ébruiter cette affaire, car ça ne servait à rien. Mais je suis sûr que si Jean-Paul avait été au courant, il m'aurait défendu !

Propos recueillis par Philippe CALLEWAERT

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