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Rebecca Hampton : “Ma fille a bousculé ma vie !”

Publié le 18 novembre 2018

A 45 ans, Rebecca Hampton joue à merveille son plus beau rôle… Celui de maman à plein temps.

Depuis 2004, elle campe la belle Céline Frémont dans Plus belle la vie. L’un des personnages préférés du public, qui ne se lasse pas de suivre ses aventures sentimentales et professionnelles depuis 15 saisons, sur France 3. Mais avec la naissance de sa fille en 2013, la comédienne vit son plus beau rôle au quotidien… celui de maman. Un rôle qu’elle nous raconte sans détour, avec tendresse et simplicité.


France dimanche : Ressentez-vous une certaine lassitude, après autant d’années à jouer dans Plus belle la vie ?
Rebecca Hampton : Non absolument aucune. Au contraire ! J’ai un rôle qui bouge tellement dans tous les sens que je ne suis jamais dans la routine. Et puis les gens ont forcément une affection particulière pour les dinosaures de la série. Et moi…je suis là depuis le tout premier épisode ! Chaque bain de foule est une dose d’amour vraiment agréable. C’est l’un des rares moments où l’on réalise à quel point on ne s’est pas trompé de métier. Une photo, un bisou, un selfie… c’est toujours très chaleureux. Quant à l’apprentissage des scénarios, c’est toujours aussi amusant et plaisant. Sauf quand il y a des chiffres dedans, là j’ai beaucoup de mal [rires]. Les textes, je les apprends sans problème, mais les chiffres, je ne les mémorise pas du tout. Une adresse ou un numéro de téléphone, je ne m’en souviens jamais !

FD : Le feuilleton accueille régulièrement de nouveaux venus…
RH : [Elle interrompt] Et ces nouveaux arrivants deviennent aussitôt nos petits frères et nos petites sœurs ! ça fait quinze ans… et nous, les anciens, sommes toujours heureux de voir débarquer de nouvelles têtes. C’est rafraîchissant. Nous sommes comme une troupe de théâtre géante, presque comme une famille, en fait.

FD : Et comment vivez-vous l’arrivée de la concurrence sur le même créneau, avec le succès de Demain nous appartient, sur TF1, et Un si grand soleil, sur France 2 ?
RH : Jusqu’à présent, nous étions les seuls… Et on peut dire qu’on a essuyé les plâtres ! à un moment, on nous avait même rebaptisés « poubelle la vie ». ça nous a suivis pendant des années… Mais le public a aimé et il est resté. Alors, en voir d’autres qui arrivent pour faire des choses qui nous ressemblent prouve que ce que nous faisons depuis tant d’années n’est pas si nul en fait [rires] ! Et puis notre audience ne faiblit pas…

FD : Et vous-même, regardez-vous votre propre feuilleton ?
RH : Eh bien oui, figurez-vous ! J’aime beaucoup. Il y a tellement de personnages et d’intrigues différentes que ça m’aide à suivre [rires]. Cet été, pendant les vacances, ma mère est venue passer pas mal de temps à la maison, et tous les soirs, nous nous installions toutes les deux pour regarder Plus belle la vie !

FD : Depuis 2013, vous êtes d’ailleurs vous-même maman. Qu’est-ce que l’arrivée d’eléa a changé dans votre vie ?
RH : Déjà je choisis un peu plus ce que je fais. Et j’essaye de sélectionner des choses qui sont agréables pour elle aussi. Je tente notamment d’éviter les festivals et les grands rassemblements, car elle a encore du mal à supporter que les gens s’approchent trop près de moi. C’est un peu comme si on lui volait sa maman. Elle ne comprend pas. Elle ne regarde pas la télé, donc le phénomène Plus belle la vie lui échappe complètement ! ça lui fait peur, je crois… Mais ce qui a changé, c’est surtout ma propre vision des choses. Par exemple, avant sa naissance, j’avais beaucoup de mal à gérer mon trac. à chaque fois que je montais sur scène ou que j’entrais sur un plateau de tournage, j’avais toujours l’impression de jouer ma vie ! Maintenant, je pense à chaque fois à ma fille, et ça me rend plus sereine. Elle a changé ma vie…

FD : On imagine que, de par votre métier, ce ne doit pas être évident d’être parfois séparée d’elle…
RH : Oui mais, dès le départ, j’ai tout fait pour que nous ne soyons jamais séparées. J’ai joué au théâtre, elle avait 15 jours. Je l’ai même emmenée en tournée avec moi ! Quand j’ai repris Plus belle la vie, elle n’avait que 3 mois, mais je tenais à l’allaiter sur les tournages. Maintenant qu’elle est plus grande, qu’elle est scolarisée, j’aménage mon temps en fonction d’elle. Mais je ne fais aucun sacrifice pour ma fille. Tout ce que je fais pour elle, c’est avec bonheur.

FD : En juin dernier, vous postiez sur votre compte Instagram une photo de vous avec votre petit ami, François-Xavier…
RH : Oui, cela fait deux ans que nous sommes ensemble. J’ai posté cette photo de nous car c’était son anniversaire, que nous fêtions ses 35 ans et que c’est mon amoureux. Mais je pars toujours du principe que pour vivre heureux, il faut vivre caché. Donc je n’en parle pas plus que ça… Je peux vous dire que nous vivons ensemble, en tout cas. Il s’occupe très bien de ma fille, et nous avons plein de projets tous les deux…

FD : êtes-vous une vraie Marseillaise maintenant ?
RH : Oui, même si je suis parisienne d’origine. Je suis venue m’installer ici il y a plus de dix ans. Les trois premières années de la série, je faisais beaucoup d’allers et retours entre Paris et Marseille, mais un matin… je n’ai pas eu envie de rentrer. La ville m’avait adoptée ! Je vis près du cours Julien, un quartier populaire de la ville que j’aime beaucoup.

FD : Et en dehors des tournages, quelles sont vos méthodes pour décompresser ?
RH : J’ai beaucoup dansé car j’ai une maman qui est professeure de danse. Du jazz, du contemporain, de la danse classique et de la danse africaine. Je nage beaucoup également. Et à Marseille, c’est plutôt pratique [rires] ! Et depuis quelque temps, j’ai découvert le yoga bikram, grâce à une amie. C’est absolument génial. Il s’agit d’une séance de 90 minutes dans des salles chauffées à 42 °C. Tu transpires beaucoup, c’est aussi une sorte de méditation. C’est très dur physiquement, mais quand tu sors de là, tu es sur un nuage. J’en fais le plus possible. Quand je ne suis pas en tournage, ça peut être une fois par jour !

Edwin FORESTHAL

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