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Renaud : Sa prière à Malone

Publié le 9 octobre 2015

Renaud, qu’on n’avait pas entendu depuis six ans, a composé une chanson bouleversante adressée à Malone, son fils de 9 ans.

Cela fait si longtemps qu’on l’attend, et même qu’on l’espère, qu’on n’y croyait plus… Pourtant, les jolis mots fragiles et émouvants de Renaud se feront bientôt de nouveau entendre pour notre plus grand plaisir !

Mais attention : c’est presque par la petite porte, sur la pointe des pieds, et du bout de la voix que le chanteur revient sur le devant de la scène, en signant l’un des titres de l’album de Grand Corps malade, Il nous restera ça, qui sortira le 23 octobre.

Un magnifique avant-goût du disque, tant souhaité par les fans de l’auteur de Laisse béton, qu’il préparerait, dans le plus grand secret, pour la fin de l’année 2015, dans un studio bruxellois.

Supplique

Mais, pour l’heure, aux côtés d’autres artistes qui ont répondu à l’appel du slameur, celui dont on a tant dit qu’il n’avait plus d’inspiration et qu’il était « fini » nous donne à écouter une chanson bouleversante – une preuve de tendresse d’un père à son fils de 9 ans, Malone –, une véritable supplique à cet enfant qu’il aime tant, intitulée Ta Batterie.

« C’était ton anniversaire/Tu voulais une batterie/Une grosse caisse/Une caisse claire/Tu voulais faire du bruit », entonne-t-il d’une voix bien différente de celle de ses jeunes années, déchirée, déchirante, entrecoupée de respirations très fortes.

Sur un air de valse, entre refrains chantés et couplets parlés, Renaud est là, et bien là, et, au travers de ce poème d’amour et de transmission adressé au petit qu’il a eu avec Romane Serda, on entend la grande fragilité de cet homme, dévoré, encore tout récemment, par la dépression et le doute.

« Tu voulais faire du bruit/Comme j’en ai fait parfois/Ça m’a bouffé la vie/Fais gaffe à tes petits doigts », chante-t-il d’une voix grave et rauque.

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Espoir

Mais cette supplique, c’est aussi un espoir pour l’avenir que l’artiste formule ainsi dans sa chanson : « J’aimerais bien qu’un de ces jours, mon enfant, mon garçon/Tes cymbales, tes tambours, viennent rythmer mes chansons », avant d’enchaîner sur un dernier couplet, qui vous arrachera sûrement des larmes : « Oublie tous les vautours, ton papa est bien là », intime cet homme blessé, meurtri dans sa chair, isolé.

« Je n’oublierai jamais ce moment, a confié Grand Corps malade au Parisien. C’était émouvant de le voir réécrire et retrouver la magie. Je le voyais heureux, comptant sur ses doigts le nombre de pieds, cherchant les rimes. »

Un miracle qui, sans aucun doute, viendra illuminer le prochain album de ce grand poète moderne qu’est Renaud

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Clara Margaux

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