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Rika Zaraï : Victime d'une secte sataniste !

Publié le 4 octobre 2020

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Des adorateurs des forces du mal ont fait vivre à la chanteuse Rika Zaraï un véritable calvaire en lui infligeant un acte d'une rare barbarie. depuis, elle n'en dort plus la nuit…

Le cheval est, dit-on, le meilleur ami de l'homme… Mais depuis le début de l'été, certains criminels semblent déterminés à massacrer tous les équidés ! Ces exécutions ont même commencé plus tôt, puisque le 16 janvier dernier, une première plainte a été déposée en Bretagne, à La Méaugon, dans les Côtes-d'Armor, par la propriétaire d'un poney qui a découvert sa pauvre bête mutilée, la cuisse gauche déchirée sur 15 centimètres. Selon cette dame, ses installations ont également été vandalisées et un morceau de bois sculpté évoquant une poupée vaudoue retrouvé sur les lieux… Un acte isolé qui, malgré la présence de cet objet d'envoûtement, pouvait alors faire penser à une simple vengeance ou s'apparenter à l'œuvre d'un détraqué.


Hélas, depuis cette affaire, plus d'une trentaine de nouveaux cas ont été enregistrés dans une vingtaine de départements, et notamment en Mayenne, en Moselle, en Saône-et-Loire, en Vendée, dans les Ardennes, les Hautes-Alpes, la Loire, la Sarthe, ou encore l'Essonne et les Yvelines, en région parisienne… Des localisations si éloignées les unes des autres que ces crimes atroces ne peuvent pas avoir été perpétrés par la même personne ou le même groupe. Pourtant, chaque atteinte mortelle dirigée contre un animal semble guidée par le même modus operandi qui oriente les enquêteurs vers la thèse de rites satanistes.

Le diable, par les actes odieux de ses adorateurs, sévirait-il dans nos campagnes ? Tout porte à le croire, d'autant que la Miviludes, Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, a apporté son aide aux policiers…

Selon les constatations des gendarmes, coordonnés par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, les animaux sont toujours tués dans leurs prés, sans distinction de sexe, de race, de robe, de lieu ou d'usage. Les malheureux suppliciés peuvent aussi bien être un poney de faible valeur marchande qu'un pur-sang à 100 000 euros promis à une belle carrière d'étalon, ou un super trotteur, comme Démon du Médoc, 7 ans, retrouvé mort le 15 février au Girouard, en Vendée, dans son enclos, l'oreille sectionnée.

La sombre litanie continue à s'égréner. Le 1er avril, dans la vallée de Chevreuse, une pouliche de 4 ans, une oreille découpée et prélevée. Le 23 avril, dans l'Aisne, une autre, de 2 ans, estimée à plus de 100 000 euros, massacrée dans le haras qui l'hébergeait. Son oreille droite également sectionnée. Même traitement pour Helsa des Trois Vallées, jument de 2 ans et demi, et la ponette Pascha, retrouvées les 14 et 17 mai dans le pré qu'elles partageaient, dans la Somme. Les deux bêtes présentaient une plaie saignante au niveau de la tête et leur oreille droite manquait. La pauvre Lady de Boissière, une jument de 16 ans, découverte à l'agonie dans sa pâture le 6 juin, en Seine-Maritime, avait, en plus de l'habituelle et sinistre mutilation, la tête déchiquetée…

Autant d'attaques qui rappellent la mise à mort d'une jument de 20 ans, en 2014, à Usson-en-Forez, dans la Loire, qui présentait plusieurs entailles le long des pattes. Ses agresseurs lui avaient retiré le globe oculaire droit et lui avaient sectionné l'une de ses oreilles ainsi que deux mamelles. À l'époque, la thèse s'orientait vers un rite sataniste, les faits ayant été commis quelques jours avant le 7 janvier, date où le « calendrier satanique » prévoit le sacrifice d'un être humain ou d'un cheval.

Récemment, le 25 août, à Saint-Vallier, en Saône-et-Loire, le cadavre d'une ponette de 16 mois a été découvert dans un pré, divers organes manquants et, comme dans toutes ces affaires, l'oreille droite ôtée, ainsi qu'une partie de la peau de son museau. Selon les constatations du vétérinaire, le tueur lui a également prélevé 8 litres de sang ! « Des actes de cruauté d'une barbarie inimaginable, totalement gratuite, a résumé Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. On coupe une oreille, on enlève un œil, on vide l'animal de son sang, on le lacère sans aucune raison. »

Dans le même temps, depuis quelques mois, on note qu'un certain nombre de lieux de culte et de recueillement sont saccagés, telle, en mai dernier, la petite église du Pilou, à Montpezat-de-Quercy, dans le Tarn-et-Garonne, profanée et vandalisée !

Dépassés par la recrudescence de ces crimes, les enquêteurs sont à la recherche d'une piste solide. Et ce malgré la large diffusion du portrait-robot d'un homme, réalisé grâce au gérant d'un refuge pour animaux de Charny-Orée-de-Puisaye, dans l'Yonne, qui a surpris les agresseurs qui s'attaquaient à ses chevaux. Ces fous qui aujourd'hui s'en prennent aux chevaux et au mobilier des lieux de culte, qui sacrifieront-ils demain sur l'autel de leur sinistre adoration ?

L'ampleur des faits a provoqué la réaction de Rika Zaraï. Amoureuse des chevaux depuis son enfance, la chanteuse s'est fendue vendredi 4 septembre d'un communiqué de presse alarmiste. « Trop, c'est trop. Dans notre pays, poneys et chevaux ont été retrouvés morts, mutilés, victimes de la cruauté de criminels. Il faut agir en urgence ! La télévision, les réseaux sociaux nous montrent des images insoutenables : un poney dont le demi-crâne a été arraché, un cheval lacéré de toutes parts, une jument dont les tendons ont été sectionnés. Ces pauvres bêtes ont agonisé pendant des heures avant que leurs propriétaires ne les retrouvent mortes. Face à ces crimes abjects, pour arrêter ce massacre, voici quelques idées pour agir : 1° signaler à la gendarmerie tout ce qui paraît suspect et inhabituel ; 2° aider les propriétaires en proposant son aide (caméras de surveillance, drones, participer à la vigilance) ; 3° mobilisation de tous (associations de défense, cavaliers, voisins proches, randonneurs…) En un mot : de nous tous. »

Clara MARGAUX

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