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Roland Giraud : Prêt à pardonner aux meurtriers de sa fille !

Publié le 4 septembre 2009

L'acteur Roland Giraud applique les principes de sa foi chrétienne, même dans les circonstances les plus douloureuses

Face à la caméra de la célèbre émission dominicale, sur France 2, Le jour du Seigneur, le 2 août dernier, Roland Giraud est d'apparence très calme. Pourtant, si on le regarde avec attention, on peut voir ses yeux briller, comme s'il était au bord des larmes...

Habillé avec élégance, le verbe fluide, il répond clairement aux questions que la journaliste, Agnès Vahramian, lui pose sur sa foi. Mais sa voix trahit une émotion certaine...

->Voir aussi - Roland Giraud : Le cauchemar recommence

« Le premier message du Christ, que ce soit pour un protestant, comme moi, ou pour un catholique, c'est de parvenir à s'aimer les uns les autres ! dit le comédien. Et l'un de mes buts, dans mon existence, est ainsi de faciliter la réconciliation entre des gens qui ne s'aiment pas. C'est, à chaque fois pour moi, une très grande joie. »

Message

Ces paroles, porteuses d'un message de paix et d'amour, sont d'autant plus bouleversantes à entendre, qu'elles émanent de quelqu'un qui a sûrement vécu ce qu'il y a de pire dans la vie. La plus grande douleur qui soit, puisque Roland Giraud a perdu sa fille, sauvagement massacrée par un monstre.

Vous vous souvenez, sans doute, des circonstances de ce drame. Le 9 décembre 2004, sa fille Géraldine, 36 ans, est retrouvée morte. Son corps est caché au fond d'un puisard, dans le jardin d'une maison en Bourgogne. À ses côtés, gît son amie - et amoureuse - Katia Lherbier, 32 ans, tuée, elle aussi.

Les policiers trouvent à proximité des fûts d'un produit toxique ( de la chloropicrine ) utilisé pour assassiner, - dans d'atroces souffrances -, les deux jeunes femmes. Jean-Pierre Treiber, le propriétaire des lieux, sera rapidement interpellé, en possession des cartes bancaires des deux victimes.

Il nie toujours être l'auteur des crimes. Mais la justice tranchera dans le courant de l'année prochaine, lors de son procès. Pendant un temps, la propre belle-sœur de Roland Giraud, Marie-Christine Van Kempen, sera soupçonnée de complicité, avant de bénéficier d'un non-lieu.

« Souvent, je me suis demandé ce que je ferais si j'avais le meurtrier de ma fille devant moi, avoue Roland Giraud, toujours dans Le jour du Seigneur. Je ne suis pas pour la peine de mort, mais ce qu'il a fait à Géraldine, personne ne le ferait subir à un animal !»

Pourtant, cet homme, brisé par la douleur, n'est ni pétri de haine ni assoiffé de vengeance. Là encore, grâce à sa foi, il a fait un cheminement qui peut sembler incroyable. « Le pardon est le deuxième message important de Jésus, après l'amour de son prochain et le fait de ne pas douter. Alors, si l'assassin de ma fille était devant moi, je lui demanderais pourquoi il a commis ces crimes et, ensuite, j'essaierais de lui pardonner !»

Cinq ans après la disparition de sa fille adorée, Roland Giraud continue donc de penser que les malheurs de l'existence ne sont supportables que si chacun fait preuve d'amour et d'amitié. Et sa foi, il ne l'a pas perdue. Elle est toujours aussi vivante. « J'ai toujours confiance en Dieu, car Il n'est pas responsable de la mort de Géraldine. »

Christophe Cavalier

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