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Michèle Torr : Son fils Romain en plein cauchemar !

Publié le 28 novembre 2020

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Après trois longs mois d’hospitalisation, le fils de Michèle Torr et du regretté Christophe a le sentiment de sortir d’un cauchemar…

Il y a quelques mois, au décès de Christophe, son fils nous avait fait part de son désarroi et de sa blessure de n’avoir eu aucune information ni sur son état de santé, ni sur ses obsèques. Par l’intermédiaire d’un ami, Romain, 53 ans, avait quand même réussi à faire livrer des fleurs en guise d’ultime adieu à son père. Et, alors qu’il essayait de faire son deuil, une émission de télé autour de l’héritage du chanteur est venue lui asséner le coup de grâce. Anéanti psychologiquement, mais aussi physiquement par une infection, Romain, qui se bat en plus depuis de nombreuses années contre une sclérose en plaques, vient de passer trois longs mois à l’hôpital. Rentré enfin chez lui la semaine dernière, il se confie en exclusivité à France Dimanche


France Dimanche : Romain, comment vous portez-vous après ces longs mois d’hospitalisation ?

Romain Vidal : Ça va beaucoup mieux. Vendredi dernier, je suis rentré chez moi, après avoir été hospitalisé à la Timone de Marseille et suivi une longue rééducation au centre Les Feuillades d’Aixen-Provence. Mais je ne suis pas encore complètement sorti d’affaire. Je continue à aller en hôpital de jour tous les mercredis et vendredis. Et même si j’ai toujours des progrès à faire, je suis sur la bonne voie…

FD : Que vous est-il arrivé exactement ?

RV : J’ai été victime d’un sérieux problème psychologique. Le fait de ne pas avoir de nouvelles de la santé de mon père, puis sa brutale disparition, m’avait déjà beaucoup meurtri. Et ce qui a ensuite été dit à mon sujet dans l’émission de Jean-Marc Morandini, Héritages, consacrée à Christophe, a fini de m’anéantir. Ils ont supposé que j’étais intéressé par sa succession, alors que j’ai toujours dit le contraire, que je m’en fichais complètement. La journaliste m’avait d’ailleurs contacté pour savoir si je souhaitais participer à ce documentaire. Pensant que c’était un hommage, j’avais accepté. Mais lorsque j’ai compris que c’était autour de son héritage, je me suis retiré, car je ne me sentais pas concerné. Est-ce pour se venger d’avoir décliné leur invitation qu’ils ont raconté tout ça ? Je n’en sais rien, mais tout ça m’a fait un mal infini. Sans parler des gens qui se sont ensuite déchaînés sur les réseaux, m’accusant de profiter de tout ça pour soudainement sortir du bois. Alors que pas du tout ! Si je ne m’étais jamais exprimé avant, c’était juste par respect pour Christophe que je voyais secrètement, et aussi par rapport à la famille Vidal que je ne voulais pas blesser.

FD : On vous sent d’ailleurs très meurtri…

RV : Oui, tout ça m’a énormément blessé et fragilisé. Mais ce n’est pas fini. J’ai ensuite fait une infection urinaire. Fin juillet, j’ai été hospitalisé pour la soigner, et pour couronner le tout, j’ai fait une allergie au traitement contre l’infection. L’enfer ! J’étais à bout de forces. Je suis donc entré ensuite en maison de rééducation pour me reposer et me retaper. Au niveau physique, je voyais quotidiennement un kiné et un ergothérapeute. Et pour le moral, avoir auprès de moi des infirmières si sympathiques et bienveillantes m’a fait énormément de bien. Et comme ma tête commençait à aller mieux, j’ai retrouvé de l’énergie et l’envie de rééduquer mon corps. Fin juillet, j’étais donc à l’hôpital, et août, septembre, octobre en rééducation. Là, je suis heureux d’être enfin rentré chez moi, où je dois cependant tout réapprendre à faire seul.

FD : Mais tout ça n’a rien à voir avec la sclérose en plaques dont vous souffrez depuis plusieurs années maintenant ?

RV : Non, rien. Évidemment, ma sclérose en plaques n’a pas arrangé les choses. Mais aujourd’hui, même si je n’ai pas encore complètement récupéré, ça va nettement mieux.

FD : Que pensez-vous de la vente aux enchères des biens de Christophe qui doit avoir lieu ce samedi 7 novembre ?

RV : C’est bien triste, mais que voulez-vous, c’est ainsi. C’était peut-être sa volonté à lui... Mais je trouve quand même ça tellement dommage. Je ne comprends pas que Lucie, sa fille, ne souhaite pas garder les souvenirs de son père. Moi, j’aurais tant aimé qu’il me laisse un petit quelque chose. Pas un bien de grande valeur, mais un truc sentimental qui lui appartenait et était important pour lui, un de ses disques, une guitare… Étant plus jeune, j’ai essayé d’en jouer, ainsi que du piano et de la batterie, mais je n’étais pas très doué. En fait, j’adore la musique, mais ne suis pas un super musicien. Bref, pour en revenir à Christophe, la seule chose que je garde de lui est un Saint-Christophe que sa mère avait à l’époque offert à la mienne.

FD : Aimeriez-vous assister à cette vente ?

RV : Comme j’ai très peur du Covid, il est hors de question pour moi de monter à Paris. Mais si c’est possible d’y participer virtuellement, ce sera avec joie. Mais, je ne sais pas du tout ce qui est prévu. Je n’ai jamais eu de nouvelles. Tous les messages que j’ai envoyés à Lucie sont restés sans réponse. On ne m’a pas tenu au courant de son état de santé, pas plus que de son décès ou de l’organisation de ses obsèques. Ça a rajouté à ma peine immense.

FD : Pourquoi a-t-il été enterré à Nanterre ?

RV : Je n’en sais rien. Ses proches m’avaient pourtant toujours dit qu’il souhaitait reposer auprès de sa mère, dans le Berry, pays de son enfance. Je sais en tout cas par son frère qu’ils y ont vécu enfant et y sont souvent retournés. Et puis, vous avez vu sa tombe ? Je n’irais pas jusqu’à affirmer qu’elle est misérable, mais disons qu’elle ne pouvait pas coûter moins cher.

FD : Et comment va votre maman ? Elle se faisait beaucoup de souci pour vous…

RV : Oui, en effet. Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos non plus pour elle. Mais désormais, elle est heureuse que je sois rentré à la maison. Comme nous habitons tout à côté, nous avons repris nos petits rituels. En général, elle vient déjeuner avec moi, mais ensuite je la renvoie chez elle, car je veux faire ma sieste tranquille [rire] et surtout reprendre mes marques, réapprendre à vivre seul. Et si elle est là, elle fait tout. À l’hôpital, j’avais aussi quelqu’un qui m’aidait à me déplacer de mon lit au fauteuil, du fauteuil aux toilettes, etc. Désormais, je veux me débrouiller seul, comme avant, être le plus possible autonome. Ça revient doucement, mais sûrement.

FD : Elle doit être bien triste de ne plus pouvoir être sur scène avec son public ?

RV : Oui, elle qui aime tellement ça. Ce sont des moments très durs pour tout le monde, hélas on n’a pas le choix. On prend tous notre mal en patience.

FD : Vous avez aussi le soutien de vos trois enfants ?

RV : Oui, bien sûr. Ma petite dernière, Raphaëlle, 10 ans, était malheureusement trop jeune pour venir me voir à l’hôpital, aussi on était très heureux de se retrouver. Tout en respectant les gestes barrières, ce qui n’est pas évident mais indispensable ! Elle vit dans le Var avec sa maman, qui me l’amène dès que possible. Mon fils Samuel, 21 ans, est en école de commerce. Une semaine sur deux, lorsqu’il est en entreprise, je l’ai à la maison ; et l’autre semaine, il est à Aix-en-Provence. Quant à Charlotte, ma grande de 25 ans qui vit à Marseille, elle a fait un master en commerce international et vient d’être embauchée dans une boîte qui fait de l’import/export de containers. Elle part à droite à gauche et s’éclate. Moi, je suis ravi pour eux, car comme je leur ai toujours dit : « L’important n’est pas de gagner des millions mais d’être heureux dans ce que tu fais ! » Je suis très attaché à mes enfants et super fier d’eux.

Caroline BERGER

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