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Romane Bohringer : L’impossible séparation !

Publié le 27 octobre 2018

Romane Bohringer et son ex ont trouvé un moyen malin pour assurer la garde alternée de leurs enfants en restant sous le même toit.

Le couple formé par Romane Bohringer et Philippe Rebbot aura tenu douze ans !

Pas si mal pour un duo d’artistes évoluant dans le milieu du cinéma.

Ces deux-là se rencontrent en 2004 sur le tournage du Triporteur de Belleville, dans lequel joue Romane et dont Philippe est régisseur.

C’est le coup de foudre !

La fille de Richard, alors âgée de 31 ans, grande passionnée, fond devant ce drôle d’escogriffe de presque 40 ans à la moustache improbable, toujours mal coiffé et vêtu comme un éternel adolescent.


Ils ont une aventure, mais se séparent une première fois alors que leur relation n’en est qu’à ses prémices, pour mieux se retrouver, par hasard, deux ans plus tard.

Re-coup de foudre !

Depuis leur première rencontre, Philippe a fait du chemin, enchaînant les tournages en tant que second rôle.

Il participe aussi à l’écriture de nombreux scénarios et envisage de passer derrière la caméra.

Romane, incorrigible romantique, voit dans leurs retrouvailles inespérées un clin d’œil du destin.

Elle en est sûre, ils sont faits l’un pour l’autre.

« J’ai su que c’était avec lui que naîtrait cette famille tant espérée », confiait, avec le recul, Romane dans Paris Match.

La famille, pour elle, est essentielle.

Peut-être parce que l’actrice a été élevée seule par son papa, sa mère ayant abandonné le foyer alors qu’elle n’avait que neuf mois.

Philippe, de son côté, l’admire plus que tout, saluant ses grands talents de comédienne, de « sacrée bosseuse » à qui « dix minutes pour apprendre un texte » suffisent.

“Sépartement”

Les amoureux ne se quittent plus.

Complices, ils mènent une existence bohème à Paris, dans une maison du XXe arrondissement, cachée au fond d’une impasse, à deux pas de la porte de Bagnolet.

C’est le bonheur.

« Philippe est aux antipodes de la possession, de l’orgueil, du matérialisme. Il rend la vie meilleure, avec une extrême sensibilité », racontait alors Romane, plus éprise que jamais.

Seulement voilà, comme la plupart des couples au long cours, leurs disputes sont de plus en plus fréquentes.

La séparation semble inévitable.

Mais comment s’y résoudre lorsque l’on ne s’aime plus mais que l’on s’aime bien ?

Comment préserver les enfants ?

Pour les deux parents, le coup est difficile à encaisser

 « L’image d’Épinal de la famille, c’était le rêve de ma vie : rencontrer quelqu’un qui devienne le père de mes enfants, et mener le voyage jusqu’à son terme avec lui, a confié Romane dans Marianne. Par ailleurs, j’étais totalement bouleversée à chaque fois que je voyais un petit garçon, une petite fille, traverser une rue avec un sac sur le dos pour aller de chez papa à chez maman. J’ai toujours trouvé ça assez barbare, inenvisageable. Ça a donc été très dur de me faire à l’idée que c’était terminé. »

Philippe est lui aussi déchiré : « Oui, c’était terrible que l’histoire capote. Mais le pire, c’était l’idée de me décoller de mes enfants. »

Ils envisagent toutes les solutions pour protéger leur progéniture adorée, Rose, 10 ans et Raoul, 7 ans.

Pas question qu’ils souffrent.

En réfléchissant aux diverses possibilités qui s’offrent à eux, une idée géniale leur vient à l’esprit.

Ils imaginent le concept de « sépartement » : deux appartements séparés, communiquant par… la chambre de leurs enfants !

Astucieux, non ?

La façon la plus maligne qui soit, en tout cas, d’envisager cette fameuse garde alternée, une semaine chez papa, une semaine chez maman.

Une solution idéale pour Rose et Raoul, qui n’auront pas à jongler entre deux maisons.

Et ça marche !

Enfin presque, car cet arrangement engendre pour Romane et Philippe son lot de situations cocasses, surtout quand les deux protagonistes envisagent d’aller voir ailleurs le temps d’une nuit, ou plus si affinités.

Conscient de tenir là un sujet original, le duo se met en tête de faire de cette vie pas banale un film.

Écrit à quatre mains, ce long-métrage, intitulé L’amour flou, séduit par son humour irrésistible.

Une autofiction savoureuse, jouée par tous les membres de la famille, le chien compris !

Rien d’étonnant à ce que cette comédie ait fait un triomphe lors du Festival du film francophone d’Angoulême, décrochant le Prix du public.

Une pépite à découvrir dans les salles, le 10 octobre.

On s’en réjouit d’avance !

Sophie MARION

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